Art Plastique : Maxence Bentho, l’étoile montante des galeries parisiennes
Et si le printemps 2026 avait déjà trouvé son événement phare, celui qui réchauffera les cœurs avant même l’arrivée des beaux jours. Depuis quelques années, une douce fièvre s’empare du monde de l’art parisien à chaque fois que le Béninois, Maxence Bentho annonce son retour. Après deux expositions qui ont fait souffler un vent de fraîcheur et de poésie sur la capitale, l’artiste graphique et scénographe s’apprête à écrire un nouveau chapitre de sa belle histoire avec le public français. Et cette fois-ci, l’aventure s’annonce encore plus intime et immersive.
Pour comprendre l’impatience qui grandit autour de son nom, il faut se souvenir de l’émotion pure ressentie le 5 avril 2024. Ce jour-là, pousser la lourde porte de la Septième Gallery, nichée dans le chic 7e arrondissement de Paris, n’était pas une simple entrée en galerie. C’était un voyage. D’un seul coup, le tumulte des rues, les klaxons et la grisaille s’évanouissaient pour laisser place à un monde suspendu, celui de l’exposition « Un rêve d’enfant ».
Maxence Bentho, fort de quinze années de métier tissées entre sa naissante Cotonou et la lumineuse Paris, n’avait pas simplement accroché des toiles aux cimaises. Il avait bâti un refuge. Un sanctuaire dédié à l’innocence. Sur ses toiles de grand format, des ciers infinis, profonds comme l’océan, se mariaient à des champs de blé dorés baignés d’une lumière d’éternité. Et au milieu de ces paysages grandioses, de dos, toujours de dos, se tenaient de jeunes enfants. Leurs silhouettes, frêles mais debout, contenaient le monde. Ils étaient les guides silencieux d’un univers où tout redevient possible. Ce premier opus fut un choc esthétique et émotionnel. « Le Rêve d’enfant est une suite artistique d’œuvres qui allie peinture et art moderne avec une touche personnelle », confiait alors l’artiste avec son humilité coutumière. « Son sens profond est de montrer l’univers et la marche du monde depuis les yeux émerveillés d’un enfant. »
Le succès fut tel que le public en redemandait. Bentho avait réussi son pari : s’affranchir des frontières techniques pour créer une poésie hybride, où la chaleur du geste pictural traditionnel rencontre les possibilités infinies des outils modernes, créant ainsi des textures uniques, presque oniriques.

Deuxième acte, même ferveur
Il n’a donc pas fallu attendre longtemps pour que l’artiste donne une suite à ce conte visuel. Le 22 septembre 2025, « Un rêve d’enfant II » voyait le jour dans la même galerie parisienne. L’émotion était toujours là, mais le regard s’était élargi. On retrouvait ces jeunes silhouettes, mais elles semblaient avoir grandi. Elles n’étaient plus seulement dans le paysage ; elles semblaient parfois le survoler, contemplant la Terre depuis le cosmos, comme pour nous rappeler, à nous adultes souvent trop pressés, que l’univers est immense et que nous avons le devoir de continuer à le rêver. Le public, touché par cette sincérité désarmante, a de nouveau répondu massivement présent, prouvant que l’art de Maxence Bentho n’est pas un art élitiste, mais un art du cœur, accessible à tous.

Printemps 2026 : l’heure de la consécration et de la rencontre
Alors, quand l’annonce est tombée, l’excitation a vite gagné les amateurs d’art. Ce printemps, Maxence Bentho ne se contentera pas d’inaugurer une troisième exposition. Il va poser ses valises, ses pinceaux et ses rêves dans la capitale pour une résidence artistique d’un genre nouveau à partir du 20 avril 2026. Cette fois, le public ne viendra pas seulement admirer une œuvre achevée. Il sera invité à assister, en direct, à la naissance de la beauté. Ce passage d’exposition à résidence est un cap décisif. C’est la marque d’une confiance absolue entre la galerie, l’artiste et son public. La Septième Gallery va se transformer en atelier vivant, en espace de création ouvert où l’on pourra voir Maxence Bentho chercher, hésiter, peaufiner, et finalement créer sous nos yeux ébahis. Mais l’artiste va plus loin en proposant un programme riche et chaleureux : des ateliers pour enfants, où les petits pourront, à son image, peindre leur propre univers ; des rencontres privilégiées pour échanger sur sa technique singulière ; des moments de médiation culturelle pour apprendre à décrypter son langage visuel.

Dans un monde saturé d’images jetables qui défilent trop vite sur nos écrans, Maxence Bentho fait figure de magicien bienveillant. Il offre le luxe le plus rare qui soit : celui de ralentir, de prendre une grande respiration et de regarder les étoiles avec des yeux d’enfants émerveillés. Sa résidence parisienne au printemps 2026 ne sera pas qu’un événement artistique. Ce sera une invitation à retrouver, le temps d’une visite, la part la plus précieuse de nous-mêmes. Il serait dommage de manquer ce rendez-vous avec la poésie.
Robert KEKELY