Bénin : Une stratégie nationale pour vaincre la faim
Le Conseil des Ministres s’est réuni mercredi 11 mars 2026, sous la présidence du Chef de l’État, Monsieur Patrice Talon. Au nombre des décisions importantes prises par le gouvernement, figure l’adoption de la Stratégie nationale d’Alimentation et de Nutrition pour la période 2026 2030. Ce nouveau document cadre vient renforcer l’engagement du Bénin en faveur du bien être de sa population.
Cette stratégie n’a pas été élaborée par hasard. Elle s’inscrit dans la continuité de la Politique nationale de l’Alimentation et de la Nutrition déjà existante. Son objectif principal est de rendre cette politique concrète et efficace sur le terrain. Si la politique nationale donne les grandes orientations, la stratégie que le Conseil a approuvée détaille les actions précises à mener. Elle assure ainsi la mise en œuvre des grandes idées à moyen terme, transformant les principes en réalisations tangibles.
Concrètement, ce plan d’action national se veut un guide pratique pour tous ceux qui luttent contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire au Bénin. Il aspire à traduire une vision en interventions réelles, clairement budgétisées et planifiées dans le temps. Un aspect fondamental de cette stratégie réside dans son cadre rigoureux de suivi et d’évaluation. Il ne suffit pas de prévoir des actions, il faut aussi pouvoir mesurer leur impact et leur efficacité pour ajuster le tir si nécessaire.
En tant qu’outil national de référence, cette stratégie s’adresse à l’ensemble des parties prenantes. Elle concerne aussi bien les ministères, que les organisations non gouvernementales, les collectivités locales ou les partenaires techniques et financiers. Tous ceux qui sont engagés dans la lutte contre les maux liés à l’alimentation y trouveront une feuille de route commune. L’enjeu est de taille, car il s’agit d’améliorer durablement l’état nutritionnel des populations, en particulier celui des enfants et des femmes, qui sont souvent les plus vulnérables.
À terme, la mise en œuvre de cette stratégie produira des effets profonds sur l’organisation du secteur. Elle induira une meilleure convergence des interventions des multiples acteurs, évitant ainsi la dispersion des efforts. Le renforcement de la coordination institutionnelle permettra à chacun de travailler en harmonie avec les autres. Par ailleurs, ce cadre favorisera une allocation et une utilisation plus efficaces des ressources financières, un point crucial pour la réussite de tout programme. Enfin, elle promouvra une plus grande redevabilité, c’est à dire que chaque acteur devra rendre compte des résultats obtenus.
Patrice ADJAHO