Conrad Gbaguidi, président du Conseil Economique et Social : « Nous devons être la voix de la raison »

 Conrad Gbaguidi, président du Conseil Economique et Social : « Nous devons être la voix de la raison »

C’est parti pour la 5e session extraordinaire du  Conseil Economique et Social (CES) au titre de l’année 2025. Lundi 3 novembre dernier, le Conseil national du CES s’est officiellement ouvert avec plusieurs points. Il y a nécessité d’œuvrer pour la stabilité du pays a exhorté Conrad Gbaguidi, président du CES à l’entame des travaux.

Faire le point de ce qui a été réalisé et finaliser certains travaux déjà entamés au cours de titre des sessions précédentes. C’est l’objectif principal de cette session ouverte. A l’ouverture des travaux, le président de l’institution a rappelé le rôle des conseillers. « C’est une session qui ouvre dans un contexte électoral particulier » a rappelé Conrad Gbaguidi qui souligne la concorde qui prévaut au pays. « Nous devons conjuguer nos efforts pour préserver cette stabilité, renforcer la cohésion sociale et promouvoir un développement inclusif et durable ». Pour réussir le pari, le président du CES a invité ses pairs à un même état d’esprit : « Nous devons être la voix de la raison et de la concertation là où parfois s’exprime la divergence et la tension ». Pour lui, « le dialogue social n’est pas une option mais pas une nécessité pour construire un développement équilibré et durable dans la paix et la solidarité », insiste le président Conrad Gbaguidi.

À l’ordre du jour

La session extraordinaire se penche sur plusieurs sujets d’intérêt. Entre autres, les travaux réalisés, les séances d’imprégnation des lois relatives aux infractions commises à raison du sexe des personnes et à la santé sexuelle reproductive. Les Compte rendu et procès-verbal de la 2e session ordinaire de l’année, le rapport de la 3e session extraordinaire des conseils départementaux du Ces au titre de l’année 2025 sont également au menu.

Les chantiers à finaliser

Cette session donnera l’occasion aux conseillers de finaliser l’étude du Projet de loi de finances exercice 2026. « Les observations seront envoyées au Chef de l’État » a confié le président Conrad Gbaguidi tout en ajoutant : « Les autres dossiers sont des auto-saisines. Nous avons une communication sur la gestion des conflits agro-pastoraux. Des points sur l’impact des interventions des partenaires techniques et financiers sur le développement du Bénin, la consommation de l’alcool frelaté au Bénin à travers les acteurs, les pratiques, les déterminants et les stratégies de lutte. Le secteur agricole au Bénin la nécessité de repenser les modèles coopératives pour une compétitivité durable et inclusive et puis les coopératives artisanales et les modèles économique pour renforcer leur compétitivité ». Les travaux durent 15 jours.

Arnaud ACAKPO (Coll)

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