Dadah Bokpè Houézrèhouèkè : « Avant le monde, il y a vous »
Dans cet enseignement puisé au cœur de la sagesse ancestrale, Dadah Bokpè Houézrèhouèkè invite à redécouvrir la source première de toute réussite : la foi en soi-même. À travers des mots simples mais profonds, il rappelle que les plus grands obstacles ne sont pas ceux que l’on voit, mais ceux que l’on porte dans son esprit. Un message universel qui transcende les âges et les cultures, pour tous ceux qui cherchent la force d’avancer.
« Mes amis, mes frères, mes sœurs, le vent souffle, les feuilles murmurent, et le monde autour de nous semble parfois si grand, si imposant, que l’on pourrait se sentir tout petit. Vous êtes-vous déjà réveillés un matin avec un rêve brûlant au cœur, mais aussi avec un doute glacé dans l’esprit ? Vous êtes-vous déjà dit : « Ce projet est trop gros pour moi » ou « Je ne suis pas assez instruit pour cela » ? J’ai parcouru assez de chemins pour vous dire que ces questions, tout le monde se les pose un jour. Mais ce qui sépare ceux qui accomplissent de ceux qui regardent la vie passer, c’est la réponse qu’ils choisissent de donner à ces doutes.
Laissez-moi vous confier un secret, une vérité que les années et les épreuves m’ont enseignée sur les collines, les montagnes, les plaines et dans les vallées de notre existence. Avant que le monde extérieur ne croie en vous, avant que votre famille ne vous soutienne, avant que la chance ne daigne frapper à votre porte, il y a une étape indispensable, une fondation sans laquelle aucune maison, aussi belle soit-elle, ne peut tenir debout face aux tempêtes. Cette fondation, c’est la croyance en vos propres capacités. Comme je le dis souvent à mes proches : « Si toi-même tu ne crois pas en ta propre main, qui d’autre viendra la serrer pour l’encourager ? »
On croit souvent que la réussite est une question de diplômes, de relations, de moyens financiers ou de hasard. On cherche des appuis à l’extérieur, on attend que les autres nous tendent la main. Mais je vous le dis, la première main à tendre, c’est la vôtre, vers l’intérieur, pour saisir cette flamme qui est en vous. Si vous n’allumez pas cette flamme vous-même, comment voulez-vous qu’elle éclaire votre chemin ? Dans nos villages, on dit que celui qui attend que le soleil entre dans sa case pour allumer son feu passera sa vie dans l’obscurité. C’est exactement cela. Vous devez être votre propre soleil levant.
Regardez l’enfant qui apprend à marcher. Il tombe. Il se relève. Il ne se dit pas : « Je suis trop faible, mes jambes ne sont pas assez longues. » Non. Il a cette confiance absolue, cette certitude intérieure que le mouvement est possible. Il croit en sa capacité à tenir debout, et c’est cette foi qui le porte. En grandissant, nous avons trop souvent oublié cette leçon simple de notre petite enfance. Nous avons laissé les critiques, les peurs et les comparaisons étouffer cette voix intérieure qui nous disait : « Tu peux le faire. » Je vous le rappelle aujourd’hui : cette voix n’a jamais vraiment disparu, elle attend juste que vous l’écoutiez à nouveau.
Croire en ses capacités, ce n’est pas de l’orgueil. Ce n’est pas se vanter ou mépriser les autres. C’est un acte de lucidité et de courage. C’est reconnaître que vous avez en vous un potentiel unique, un ensemble de talents, d’expériences et de forces que personne d’autre ne possède. C’est accepter que vous êtes l’expert de votre propre vie. Quand je rencontre des jeunes qui doutent, je leur dis toujours : « Personne ne peut porter ton destin à ta place. Les autres peuvent t’indiquer la direction, mais tes pieds doivent faire le voyage. »
Lorsque cette conviction est ancrée en vous, elle devient un bouclier. Les obstacles ne sont plus des murs infranchissables, mais des marches à gravir. Les critiques ne sont plus des flèches empoisonnées, mais parfois des leçons, parfois juste du bruit que le vent emporte. Vous devenez le capitaine de votre navire. La mer peut être agitée, le ciel peut s’assombrir, mais vous tenez la barre parce que vous savez que vous en êtes capable. Combien de fois ai-je vu des hommes et des femmes abandonner leur rêve juste avant d’atteindre le rivage, simplement parce qu’ils doutaient de pouvoir continuer à nager ?
Cette force intérieure attire aussi les bonnes énergies et les bonnes personnes. Avez-vous remarqué ? On est naturellement attiré par ceux qui dégagent une certitude tranquille. Celui qui doute en permanence, qui répète « je ne sais pas », « je ne peux pas », finit par lasser. En revanche, celui qui avance avec la foi en ses moyens, même modestement, inspire confiance. Les opportunités, les rencontres, l’aide viennent souvent à ceux qui montrent qu’ils croient déjà en leur propre chemin. La vie, mes amis, aime ceux qui s’aiment assez pour oser.
Alors, comment cultiver cette précieuse graine en vous ?
Commencez par de petites victoires. Fixez-vous un objectif modeste pour la journée et atteignez-le. Tenez vos promesses envers vous-même. Célébrez ces petits succès. Ils sont les briques de votre confiance. Ensuite, nourrissez votre esprit de pensées positives. Éloignez-vous de ceux qui vous rabaissent ou vous découragent. Entourez-vous de personnes qui vous élèvent, qui voient le meilleur en vous. Et surtout, parlez-vous avec bienveillance. Remplacez vos « je ne suis pas capable » par des « je vais apprendre comment faire ». Le langage que nous utilisons avec nous-même a un pouvoir immense. Je vous le dis : les mots que tu te murmures le matin sont les graines de ta journée.
La route vers la réussite est rarement un long fleuve tranquille. Il y aura des moments de fatigue, des moments de doute. C’est humain. Mais dans ces périodes-là, souvenez-vous de ceci : le fait même que vous ayez un rêve, une ambition, est la preuve que vous avez en vous l’énergie pour la réaliser. Cette étincelle est votre boussole. Protégez-la. Avant de convaincre les autres, convainquez votre propre cœur. Avant de bâtir pour le monde, bâtissez d’abord en vous ce temple de la confiance. Comme on dit chez nous : « Le fromager qui pousse dans la cour sait qu’il deviendra plus grand que la case qui l’abrite. »
Je vous invite à faire cet exercice simple dès aujourd’hui. Prenez un moment de silence. Fermez les yeux. Demandez-vous : quelle est cette petite voix en moi ? Lui donnai-je assez de force ? L’écouté-je vraiment ? Et promettez-moi, à partir de maintenant, de devenir votre premier supporter, votre premier allié. Car je vous le dis avec toute la conviction de mon être : le monde a besoin de ce que vous avez à offrir, mais vous ne pourrez le lui donner que si vous y croyez le premier. La réussite est un voyage qui commence par un seul pas, et ce pas se fait toujours, toujours, à l’intérieur de soi.
Mes amis, je vous laisse avec cette pensée: « N’attends pas que la rivière devienne calme pour apprendre à nager. Apprends d’abord à nager, et toutes les rivières deviendront calmes. » La confiance en soi n’est pas un don reçu à la naissance, c’est une plante qu’on arrose chaque jour. Alors levez-vous dès maintenant, regardez-vous dans le miroir de votre âme et dites-vous : « Je suis capable. Je vais essayer. Je vais réussir. » Le reste suivra naturellement, car l’univers entier conspire avec celui qui croit en lui.
UNE REFLEXION DE DADAH BOKPE HOUEZREHOUEKE