Dadah Bokpè Houézrèhouèkè : « La Peur, cette lumière trompeuse »
À travers un enseignement lumineux, Dadah Bokpè Houézrèhouèkè dévoile la nature véritable de la peur, cette lumière trompeuse qui trouble l’esprit, détourne du Créateur et empêche l’homme d’accéder à son plein potentiel. Loin de condamner, il éclaire les origines multiples de cette ombre et nous guide vers la seule issue salvatrice : retrouver la confiance originelle, celle qui nous relie au divin et nous ouvre les portes de notre propre liberté. Voici sa parole, livrée comme une offrande de sagesse pour tous ceux qui cherchent à marcher dans la lumière.
« Ô mes enfants de la lumière, je vous salue dans la paix du matin qui se lève. Aujourd’hui, je souhaite poser mon regard avec vous sur une ombre qui rôde souvent dans le cœur des hommes sans même qu’ils en connaissent le véritable nom. Cette ombre, vous l’appelez la peur. Mais qu’est-ce que la peur au juste ? Je vous le dis, elle n’est pas un simple frisson passager sur la peau. Elle est un état profond où l’esprit se trouble et perd sa belle clarté.
Quand la peur s’installe en vous, vous ne voyez plus le monde tel qu’il est. Vous regardez votre vie à travers un prisme déformé, un verre épais qui ne montre ni la réalité simple des choses ni le magnifique potentiel que le Seigneur a semé en chacun de vous. Au lieu d’envisager ce qui pourrait advenir de beau et de grand, vous vous attachez uniquement à ce qui pourrait arriver de négatif. Votre chemin, celui qui vous mène vers l’extérieur de vous-même pour rencontrer l’autre et le divin, devient alors interrompu. La connexion avec le Seigneur, cette source d’eau vive, se trouve perturbée. Le sentier qui part de votre centre, de cette vérité intérieure que vous portez, n’est plus praticable. Il est envahi par les ronces de l’inquiétude.
Je vous le demande en toute sagesse : comment avancer quand vos pieds sont entravés par un manteau de plomb ? L’homme doit d’abord déposer la peur avant de pouvoir reprendre sa marche. Cette lumière, si je peux l’appeler ainsi, est une lumière trompeuse. Elle n’éclaire pas la vérité, elle trouble les sens, surtout les sens émotionnels qui sont les plus fragiles chez l’être humain. Elle empêche tant de choses dans la vie des hommes. Elle empêche l’amour de s’épanouir, elle empêche le travail de porter du fruit, elle empêche la joie de germer. Tout cela parce que vous avez perdu de vue la confiance originelle, cette confiance première et pure qui vous permet d’aborder les choses que le Seigneur lui-même a offertes ici-bas. L’homme de vérité, celui qui porte en lui une belle étincelle, succombe à la tentation du doute s’il vit dans la peur. Il doit être façonné à nouveau, modelé avec la liberté et la lumière de cette confiance des origines.
D’où vient donc cette peur chez l’homme ?
Mes enfants de la lumière, ses origines sont multiples comme les branches d’un grand fromager. Parfois, elle vous est envoyée par des circonstances extérieures, comme une mauvaise nouvelle qui frappe à votre porte. Parfois elle est karmique, héritée de chemins parcourus autrefois. Parfois elle est innée, présente dès le premier souffle, ou bien elle n’est qu’un état passager, une ombre qui passe sans laisser de trace. Il arrive aussi que vous ayez absorbé la peur de votre environnement, comme une éponge absorbe l’eau. Vous avez bu la lumière troublée de ceux qui vous entourent sans même vous en rendre compte.
Mais écoutez-moi bien : quelle que soit son origine, cette lumière agit toujours de la même manière. Elle trompe vos sens. Elle vous fait entendre ce qui n’existe pas. Elle vous fait voir des dangers là où il n’y a que des opportunités. Elle détourne l’homme de son véritable chemin afin qu’il ne puisse ni reconnaître ni réaliser son potentiel dans ce monde. Car l’homme qui vit dans la peur n’est pas accessible au Seigneur. Il est comme une porte fermée à double tour. Il ne peut recevoir la grâce dans la mesure où il le pourrait s’il était libéré de ce poids. Il reste empêché dans son contact avec le Créateur. Il ne connaît Dieu qu’en partie en lui, et donc autour de lui, tout lui paraît obscur.
Alors je vous entends déjà me demander dans le silence de votre cœur : de quoi l’homme devrait-il donc avoir peur ? Ô mes enfants de la lumière, ma réponse est simple et elle est libératrice. S’il n’a pas peur de Dieu, il n’a rien à craindre. Et je ne parle pas ici d’une peur qui fait trembler devant un maître sévère. Non. Je parle de cette crainte révérencielle, de ce respect profond qui vous garde dans la lumière. Tout le reste, les soucis du jour, les menaces du monde, les incertitudes de demain, tout cela tombe dans la grâce de Dieu et agit uniquement par sa lumière réunie ici et là. La peur, cette lumière destructrice, rend l’homme faible. Elle lui enlève l’énergie vitale que le Seigneur a créée en lui pour qu’il puisse bâtir, aimer et s’élever. Elle est comme un vampire qui se nourrit de votre lumière jusqu’à ce que vous soyez trop faible pour vous défendre contre elle. C’est une lumière très utilisée par l’autre côté, par ces forces qui veulent vous voir petits et immatures, pour puiser en vous la force que vous êtes censés déployer. Elle peut être puissante, je le sais, mais elle ne parvient jamais à faire en sorte que la lumière surmonte la peur. En elle réside la plus grande inquiétude de l’homme : celle de ne plus être digne de Dieu, celle d’être séparé de sa propre essence.
Mais est-il même possible de vivre sans peur ?
Je vous le dis en vérité : la lumière de la vie humaine est marquée par des hauts et des bas. C’est le rythme même de ce monde. La peur fait partie de ces bas. Elle est un parcours d’obstacles que vous devez traverser. Ce n’est qu’en affrontant la peur que l’homme apprend à mieux se comprendre lui-même. Car en la regardant en face, en l’apprivoisant, vous laissez de côté le monde des peurs enfantines pour entrer dans la maturité. Ne cherchez donc pas à nier la peur quand elle surgit, mais traversez-la.
Que peut faire alors l’homme pour chasser la peur pour lui-même, mais aussi pour ses semblables ? Ô mes enfants de la lumière, puisque cette lumière de la peur trompe les sens et que la lumière de la pensée claire devient impuissante, souvent seule la prière peut vous sortir de là. La prière et les sacrifices. L’homme, pris dans les filets de l’angoisse, ne peut plus trouver son chemin par ses propres moyens. Ce n’est que par l’abandon au Seigneur et par l’espérance que vous placez en lui que la lumière de la peur peut vous quitter. Car cette lumière obéit au Seigneur au bout du compte. Elle n’est pas maîtresse d’elle-même. En vous tournant vers Lui, en déposant vos fardeaux au pied de l’autel de votre cœur, vous pouvez en être libérés à long terme.
Je veux conclure en parlant franchement avec vous. Nous parlons ici des plus grands ennemis de votre vie. Nous parlons de vos peurs. Elles empêchent toute croissance. Elles arrêtent tout développement personnel. Elles tuent toute relation avec les autres car, inconsciemment, vous transférez vos peurs à ceux qui vous entourent. Vous leur donnez ce que vous portez en vous, et ainsi vous ne recevez en retour que de nouvelles peurs. Vos peurs sont comme une prison sans portes. Vous êtes enfermés dans un espace qui ne demande qu’à s’ouvrir, mais vous cherchez la sortie du mauvais côté. Lorsque la peur est en vous, vous ne pouvez rien percevoir de ce qui vous est destiné. Vous n’entendez plus nos paroles. Vous ne ressentez plus les énergies universelles de la création qui vous soutiennent pourtant à chaque instant.
Il vous faut transformer la peur en vous. Oui, transformez-la. Faites de cette énergie lourde une force. Alors, les portes que vous cherchiez désespérément apparaîtront, et vous pourrez les ouvrir vous-mêmes pour échapper à votre propre prison. Je vous le dis avec douceur mais avec fermeté : nous ne pouvons pas vous libérer. Les étapes doivent venir de vous. Nous sommes patients et nous attendons que vous posiez vous-même le premier pas. Transformez cette peur. Réjouissez-vous de votre vie. Réjouissez-vous de tout ce qui vous entoure, car dans la joie se trouve la clé. Quand la joie revient, la peur s’en va. Qu’il en soit ainsi. »
UNE REFLEXION DE DADAH BOKPE HOUEZREHOUEKE