L’Afrique de handball unie derrière Aremou Mansourou : Consolider et innover
Le Caire s’apprête à vivre un moment décisif. En décembre prochain, l’Afrique du handball, d’une seule voix, se réunira en Égypte pour une élection qui dépasse largement le simple choix d’un président. Il s’agira de confirmer une vision, de consolider un héritage et d’accélérer une dynamique irréversible. Face à ce rendez-vous avec l’histoire, le continent tout entier œuvre avec une rare unanimité pour une seule issue : la réélection du Béninois Docteur Aremou Mansourou à la présidence de la Confédération Africaine de Handball (CAHB).
Cette unité n’est pas un hasard. Elle est le fruit de dix-sept années de travail acharné, de réformes audacieuses et d’une vision transformatrice portée par un homme que l’on surnomme, à juste titre, « le Bâtisseur ». Voici pourquoi l’Afrique, unie et déterminée, lui renouvelle sa confiance. En effet, lorsque Docteur Aremou Mansourou prend les rênes de la CAHB en 2008, le handball africain possède un potentiel immense mais encore trop inexploité. Aujourd’hui, le paysage a radicalement changé. Son mandat est marqué par des réalisations concrètes et structurantes. Il a insufflé une rigueur managériale et professionnelle aux événements continentaux, faisant des Championnats d’Afrique des Nations (CAN) des vitrines attractives et bien organisées, capables de séduire sponsors et médias. Conscient que la qualité d’un sport se juge aussi à celle de ses arbitres et de ses techniciens, il a mis en place des programmes de formation continus, élevant le niveau et la crédibilité des compétitions africaines. Sous son leadership, les sélections nationales africaines ne sont plus de simples figurants aux Mondiaux et aux Jeux Olympiques. Elles sont devenues des concurrentes redoutables, capables de créer des surprises et de défier les meilleures nations mondiales. Cette respectabilité conquise de haute lutte est un atout précieux pour tout le continent. Interrompre un tel élan alors que de nouveaux défis se présentent serait une erreur stratégique. La continuité est indispensable pour ancrer ces acquis et les porter vers de nouveaux sommets.
L’Afrique avant tout
Le génie du Docteur Aremou Mansourou réside dans sa capacité à fédérer. Homme d’écoute et manager rigoureux, il a su transcender les clivages géographiques et linguistiques pour rassembler les 53 nations membres autour d’un projet commun. Il est ce « père rassembleur » qui place l’intérêt collectif du handball africain au-dessus de toute considération. La constitution d’une liste unique de candidature est l’ultime témoignage de cette unité. Ce n’est pas la candidature d’un homme ou d’une région, mais celle de tout un continent. C’est un choix mature et stratégique, né de la base, qui envoie un message fort : l’Afrique est unie dans sa diversité et sait reconnaître le leadership qui la sert avec intégrité et efficacité. Changer de cap maintenant, c’est risquer de fragiliser cette précieuse unité et de revenir à des divisions que l’on croyait dépassées.

Consolider et Innover
Les grands projets ont besoin de temps. Dix-sept ans, c’est à la fois long et court pour transformer en profondeur un paysage sportif continental. Les réformes engagées par Mansourou sont en plein essor ; elles demandent à être consolidées et approfondies. Les dynamiques positives en cours, notamment dans le handball féminin et les catégories de jeunes, doivent être soutenues et amplifiées. Son expérience et sa connaissance des dossiers sont irremplaçables pour y parvenir. Le handball moderne évolue rapidement (digitalisation, nouveaux modèles économiques, médiatisation). Docteur Aremou Mansourou, qui a déjà fait preuve d’audace en la matière, a la vision et la crédibilité nécessaires pour négocier ce virage et garantir que le handball africain ne prenne pas de retard. Confier le volant à un nouveau pilote, quel qu’il soit, impliquerait une période d’adaptation, voire une remise en question de stratégies éprouvées. Dans une compétition mondiale toujours plus féroce, l’Afrique ne peut pas se permettre ce luxe.

Une voix, un homme, une ambition
L’appel unanime lancé à Aremou Mansourou est bien plus qu’un plébiscite. C’est un acte de raison et de lucidité. C’est la reconnaissance du travail accompli par un géant du cœur et de l’esprit, dont la stature (1,93 m) n’a d’égale que la grandeur de sa vision pour le handball africain. En décembre au Caire, l’Afrique ne choisira pas simplement un président. Elle fera le choix de la stabilité, de l’excellence et de l’ambition. Elle choisira de poursuivre son ascension vers l’excellence mondiale, portée par celui qui a su en être l’architecte le plus fiable et le plus inspirant. L’Afrique parle d’une seule voix. Et cette voix dit : Aremou Mansourou. Pour achever l’œuvre commencée, et pour écrire, ensemble, les pages encore plus glorieuses de demain.
O. SETONDJI