Lancement officiel du mois de la Francophone  au Bénin : La langue française, trait d’union des peuples

 Lancement officiel du mois de la Francophone  au Bénin : La langue française, trait d’union des peuples

Le lundi 23 mars 2026, la salle Fleuve Jaune du ministère des Affaires étrangères à Cotonou a offert un cadre solennel à une cérémonie chargée de sens. Le ministère des Affaires étrangères et l’Organisation internationale de la Francophonie ont conjointement lancé le Mois de la Francophonie. Devant un parterre de diplomates, de personnalités culturelles et d’invités venus de tous horizons, la jeunesse a été placée au centre des préoccupations. Le thème choisi, celui de la paix et de la solidarité mondiale, résonne comme un appel à l’engagement collectif.

Cette célébration s’inscrit dans une tradition bien établie. Chaque année, autour du 20 mars, la Journée internationale de la Francophonie rassemble des pays où le français résonne avec force, mais aussi ceux où cette langue se fait plus discrète. Des centaines d’événements surgissent alors pour célébrer la diversité et la vitalité d’un espace partagé par plus de trois cents millions de personnes à travers le monde. Le choix de cette date renvoie à un moment fondateur : le 20 mars 1970, l’Agence de coopération culturelle et technique voyait le jour à Niamey, avant de devenir ce que l’on nomme aujourd’hui l’Organisation internationale de la Francophonie.

Le thème de cette édition, « Génération paix ? La contribution de la jeunesse à un monde plus apaisé », porte une interrogation qui touche au cœur des préoccupations contemporaines. Dans un monde marqué par les tensions et les incertitudes, les jeunes sont invités à se demander quel rôle ils peuvent jouer pour construire une paix durable. C’est pour répondre à cette question que le Bénin a fait le choix d’organiser encore cette année, le lancement du Mois de la Francophonie le 23 mars 2026, dans l’enceinte même du ministère, lieu symbolique où se tissent les relations entre les nations.

Paulin Agbétokpanhoun a ouvert la série des prises de parole avec une gravité empreinte de chaleur. Le Secrétaire général de la Commission nationale permanente de la francophonie structure sous tutelle du ministère des affaires étrangères, correspondant national de l’organisation internationale de la francophonie au Bénin, a rappelé que ce mois consacré à la langue française ne se limite pas à une simple célébration. « Il est avant tout une occasion de promouvoir les valeurs de partage, de dialogue et de fraternité qui sont les fondements même de cet espace commun », a-t-il déclaré tout en soulignant que les activités prévues « résultent d’une large concertation avec des institutions partenaires, témoignant ainsi d’une volonté de faire de cette édition un moment véritablement participatif. »

La représentante résidente de l’OIF pour l’Afrique de l’Ouest, TRAN Thi Hoang Mai, a pris le relais pour saluer l’engagement constant des autorités béninoises en faveur de la Francophonie. Elle a rappelé que la langue française est bien plus qu’un outil de communication. Elle constitue un trait d’union entre les peuples, une passerelle qui permet de construire des ponts là où d’autres dressent des murs.

L’assistance a ensuite suivi avec attention le message vidéo de Louise Mushikiwabo. La Secrétaire générale de la Francophonie a insisté sur une idée forte : donner aux jeunes les moyens d’agir, c’est investir dans la paix de demain. Elle a exprimé sa conviction que l’avenir de l’espace francophone repose sur une jeunesse créative et résiliente, capable de transformer les défis en opportunités.

Franck Armel Afoukou, Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, a prononcé le discours de lancement au nom du ministre. Il a martelé une vérité trop souvent oubliée : « Les jeunes ne sont pas seulement les héritiers du monde de demain, ils sont les acteurs du présent ». Il a invité la jeunesse béninoise à saisir chaque opportunité pour porter haut les idéaux de dialogue et de paix. Il a également rappelé que le gouvernement béninois œuvre à créer des cadres favorables à leur épanouissement à travers des réformes ambitieuses. Enfin, s’adressant directement aux jeunes, il les a exhortés à continuer d’innover, de dialoguer et de promouvoir la paix, avant de déclarer officiellement ouvert le Mois de la Francophonie.

Les jours ou les  semaines à venir verront se dérouler concours et manifestations artistiques, culturelles, scientifiques, récréatives et sportives à travers le pays. Ces activités visent à renforcer le sentiment d’appartenance à une communauté qui partage bien plus qu’une langue : une vision du monde fondée sur le respect, la diversité et la coopération. La cérémonie de lancement a donné le ton. Dans l’élégance sobre de la salle Fleuve Jaune, une certitude s’est imposée : la Francophonie a devant elle une génération prête à en porter les valeurs. Il ne reste plus qu’à lui en donner les moyens.

Patrice ADJAHO

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