Romuald Wadagni : Un choix qui dépasse la simple tactique politicienne

 Romuald Wadagni : Un choix qui dépasse la simple tactique politicienne

Le compte à rebours est lancé. 2026 n’est plus une lointaine échéance, mais un horizon qui se rapproche à grande vitesse. Et sur la ligne de départ, une question cruciale fuse : comment, après une décennie de métamorphose frénétique, le Bénin peut-il à la fois consolider son socle et passer la surmultipliée ? La réponse du Président Patrice Talon, tranchante comme une lame, a un nom : Romuald Wadagni.

Un choix qui dépasse la simple tactique politicienne pour s’imposer comme une stratégie de haut vol. Sous le règne de Talon, le Bénin a serré les boulons. Finie l’ère du laisser-aller. Place à la gouvernance 2.0 : budget en mode « régime sec », dette sous surveillance high-tech, et une transparence qui fait sourire le FMI. Les notes s’envolent, le pays devient un élève modèle de la finance africaine. Le pays n’est plus sur le radar des investisseurs, il en est une cible privilégiée. Le moteur a été recalibré. Fiscalité et douane, dopées à la digitalisation, traquent les fuites et font rentrer l’argent. Pendant ce temps, le pays se muscle : routes, électrification, usines… et un géant de la santé, le CHIC, qui change la donne. L’ambition ? Bâtir une économie qui ne roule pas qu’à l’huile de coton.

Mais l’édifice, aussi impressionnant soit-il, a encore ses failles. Une économie encore trop « brute de décoffrage », vulnérable aux soubresauts du monde. Et surtout, une armée de jeunes, talentueuse et impatiente, qui réclame sa place dans la machine. Non pas des échecs, mais la to-do-list du prochain quinquennat. C’est ici que le profil de Wadagni devient fascinant. Ce n’est pas un politicien de vieille souche. C’est un financier aguerri, un homme qui parle le langage rare des marchés et des investisseurs. À l’Économie et aux Finances, il a été le sérieux qui rassure et le carburant qui fait avancer les projets phares du PAG.

Son atout maître ? Il incarne la continuité sans l’immobilité. Il est le garant que la maison Bénin ne s’effritera pas. Mais il est aussi l’architecte qui peut dessiner l’étage supérieur : usines qui transforment, énergies vertes, intégration régionale assumée. Le pari de Talon est audacieux. Il ne choisit pas un héritier politique, mais un passeur technique. Un homme capable de transformer l’essai et de faire du Bénin non plus seulement un bon élève, mais une puissance émergente incontournable. La succession de 2026 ne se résume pas à une passation de pouvoir. C’est un changement de braquet pour la nation. Avec Romuald Wadagni, c’est l’assurance que le Bénin gardera le cap, le pied ferme sur l’accélérateur.

Par DOSSOU Tonankpon Désiré Samson, Docteur en Sciences de Gestion, Spécialiste en Finance et Contrôle de Gestion, Expert-Comptable Stagiaire

Articles similaires