Trafic macabre et escroquerie : Ce que la police a trouvé chez un homme à Djougou

 Trafic macabre et escroquerie : Ce que la police a trouvé chez un homme à Djougou

Les services de la police républicaine ont interpellé un individu à Djougou dans des circonstances troublantes. L’homme est soupçonné de trafic d’ossements humains et de détention de faux billets de banque. Les faits ont été révélés le samedi 28 mars 2026, à la suite d’une plainte déposée par un commerçant de la ville.

La victime est un propriétaire de boutiques de vente de motocyclettes. Ce dernier a raconté aux enquêteurs avoir vendu deux engins à un même client en l’espace de quelques jours. Le premier achat a eu lieu le jeudi 26 mars 2026. Il portait sur une moto Haojue spinner d’une valeur de 700 000 francs CFA. Le client a réglé la somme avec plusieurs billets. Parmi eux, 21 faux billets de 10 000 francs CFA ont été découverts plus tard.

Quelques jours avant cette transaction, le même acheteur avait déjà acquis une autre moto. Celle-ci valait 500 000 francs CFA. Il avait alors remis 5 faux billets de 10 000 francs CFA. Au total, pour les deux achats, le suspect a utilisé 26 faux billets. La somme frauduleuse s’élève à 260 000 francs CFA.

Après avoir constaté la supercherie, le commerçant s’est rendu au commissariat du 2e arrondissement de Djougou. Il a déposé une plainte et fourni aux autorités tous les éléments en sa possession. Les policiers ont alors ouvert une enquête rapide. Le suspect a été arrêté le samedi 28 mars 2026, alors qu’il se rendait une nouvelle fois chez la victime. Les agents ont ensuite procédé à une perquisition à son domicile. Les découvertes faites sur place ont dépassé le simple cadre de l’escroquerie. Les enquêteurs ont saisi 200 faux billets de 10 000 francs CFA. La valeur totale de ces billets atteint 2 millions de francs CFA.

Mais le plus inquiétant reste à venir. Dans l’habitation du suspect, la police a également trouvé un crâne humain ainsi que plusieurs objets liés au charlatanisme. Ces éléments laissent penser à un trafic d’ossements humains, un phénomène grave et rare dans la région.

L’enquête se poursuit pour déterminer l’origine du crâne et l’ampleur du réseau dans lequel ce suspect pourrait évoluer. La police républicaine reste mobilisée pour lutter contre ces pratiques illégales qui mêlent trafic financier et atteinte au respect des dépouilles humaines. L’individu a été placé en garde à vue et devra répondre de ses actes devant la justice.

Arnaud ACAKPO (Coll)

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