Coiffure Lin 2026 : Un afterwork pour ressusciter les tresses oubliées

 Coiffure Lin 2026 : Un afterwork pour ressusciter les tresses oubliées

La troisième édition du concours Coiffure Lin se prépare activement. Pour poser les premières pierres de cet événement majeur de la coiffure africaine, un afterwork international s’est tenu le lundi 23 février 2026 dans la capitale économique. Le but visé de cette rencontre était de mobiliser les professionnels du secteur et jeter les bases d’un festival inédit qui aura lieu au mois d’août.

Initiative de Marlène Hountondji, une coiffeuse et entrepreneure passionnée, cette réunion a rassemblé un large éventail d’acteurs. Patrons et patronnes de salons, coiffeurs diplômés et représentants d’associations professionnelles ont répondu présents pour échanger sur l’avenir de leur métier. Le cœur des discussions a porté sur un sujet qui tenait particulièrement à cœur à la promotrice : la sauvegarde et la valorisation des coiffures africaines traditionnelles, aujourd’hui menacées de disparition.

« Notre concours existe pour remettre en lumière des coiffures que l’on ne voit plus guère de nos jours » a expliqué Marlène Hountondji tout en ajoutant « Je pense par exemple à certaines tresses traditionnelles comme le Atin, ou encore à des coiffures plus artistiques, conçues pour les défilés de mode. » Son constat est simple : ces techniques, riches d’histoire et de savoir-faire, ne sont plus enseignées dans les programmes de formation. Elles risquent de tomber dans l’oubli. Les deux premières éditions du concours ont d’ailleurs sillonné les douze départements du Bénin avec une seule mission : promouvoir ces compétences artisanales ancestrales et redonner leurs lettres de noblesse aux coiffures d’antan.

Pour cette troisième édition, l’ambition est encore plus grande. Une innovation majeure va voir le jour : un véritable festival viendra étoffer le traditionnel concours. Pendant plusieurs jours, le public ne sera pas seulement spectateur, mais aussi acteur de cette célébration. Des stands d’exposition permettront de découvrir les outils, les produits et les techniques. Des animations rythmeront les journées, mais le point d’orgue sera la rencontre entre la coiffure et les arts visuels. « Nous allons inviter des artistes plasticiens. Ils réaliseront des œuvres inspirées directement des coiffures traditionnelles. Cela créera un dialogue, un pont magnifique entre le travail du cheveu et les arts plastiques. », annonce la promotrice. Une manière de montrer que la coiffure est un art à part entière, une forme d’expression culturelle.

L’événement est d’ores et déjà lancé sur le plan organisationnel. Il est prévu pour le mois d’août 2026, et les inscriptions au concours sont ouvertes. Le programme se déroulera en plusieurs étapes clés : tout commencera par la phase d’inscription, suivie des présélections pour choisir les talents les plus prometteurs. Viendra ensuite le temps du festival, avec ses expositions et animations, pour s’achever par une grande soirée finale. Ce sera le moment le plus attendu, celui de la consécration, où les trois meilleures coiffeuses de cette édition seront officiellement désignées et récompensées.

Cette ambition a un coût, et Marlène Hountondji en est consciente. Profitant de la dynamique de l’afterwork, elle a lancé un appel vibrant aux institutions publiques, aux sponsors et aux partenaires privés. Elle les invite à se joindre à cette aventure humaine et culturelle pour accompagner l’initiative. « Leur soutien est essentiel pour assurer la réussite de cette troisième édition et permettre à ce patrimoine capillaire de rayonner, non seulement au Bénin, mais aussi à l’international. Car au-delà de la compétition, c’est bien un héritage culturel que le concours Coiffure Lin s’efforce de préserver et de transmettre aux générations futures » a-t-elle conclu.

Patrice ADJAHO

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