Pêche et aquaculture: Le Gnapcaab se remobilise
Les membres du Groupement National des Pêcheurs Continentaux, Artisans et Assimilés du Bénin, connu sous le sigle Gnapcaab, étaient réunis en assemblée générale extraordinaire le 15 avril 2026 à Cotonou. L’ objectif était de se conformer aux dispositions de la loi n° 2025 19 du 22 juillet 2025 relative aux associations et fondations. Il s’agissait aussi de remettre d’aplomb le secteur de la pêche au Bénin.
Le décret d’ application n° 2025 575 du 24 septembre 2025 qui met en place le registre des associations et fondations, est très clair. Désormais, les associations, les ONG, les fondations et autres structures ne relèvent plus de la loi de 1901. Le Gnapcaab met donc ses textes en ordre.
Créé le 03 juillet 2021, ce groupement national avait pour mission de simplifier un secteur marqué par une multitude d’associations. Le Gnapcaab est une fédération de plusieurs associations présentes sur tout le territoire béninois. Son but est de permettre à l’administration ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers de disposer d’ un interlocuteur représentatif, sérieux, fiable et digne de confiance. C’est pour cette raison que les pères fondateurs du groupement ont appelé à ce renouvellement.
Venus des quatre coins du Bénin, les participants ont répondu nombreux à l’appel. Damien Z. Hounsou, président national du Gnapcaab, s’est félicité du bon déroulement des travaux. Il a déclaré qu’une page se tournait pour permettre à une nouvelle équipe d’écrire la suite. Il a ajouté que le renouvellement des instances est le signe d’une association saine et démocratique. La vision du groupement repose sur le développement durable de la pêche artisanale pour le bien-être économique et social des populations béninoises. Le Gnapcaab constitue ainsi un espace d’échanges d expériences, de partages et de concertation entre pêcheurs continentaux, artisans et assimilés du Bénin.

Une mutuelle en vue
Le thème de l’assemblée générale était le suivant autosuffisance alimentaire, l’aquaculture s’impose comme une alternative durable à la pêche traditionnelle. Les participants ont été informés en détail sur les mesures à prendre pour que le secteur halieutique profite aux pêcheurs et à la population tout en préservant la nature.
Sous la gouvernance du président Patrice Talon, le secteur a bénéficié de réformes et de projets, notamment le projet de promotion de l’aquaculture durable et de compétitivité des chaînes de valeur de la pêche, appelé Promac. Ce projet a permis d’augmenter la production locale de poissons et d’améliorer leur disponibilité sur le marché à des prix raisonnables pour les populations. C’est pourquoi les pêcheurs et artisans du secteur ont tenu à féliciter le président de la République ainsi que le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche pour leur attention.
La rencontre a également été l’occasion pour les pêcheurs d’ aborder le problème difficile de l’accès aux financements. Se sentant rejetés par les systèmes de financement existants, l’idée d’un autofinancement participatif a vu le jour. De là est née la volonté de créer une mutuelle d’épargne et de crédit dédiée au financement de la production et de la valorisation des produits halieutiques.
Le président national Damien Z. Hounsou a expliqué que si chaque acteur accepte de libérer une part sociale de cent francs par jour pendant une année, le groupement pourra réunir un capital social d’ un milliard sept cent vingt huit millions de francs CFA..
Arnaud ACAKPO (Coll)