35 ans de la Conférence Nationale : « Il faut plus d’inclusivité des femmes » dixit Chantal Vinadou
Cette année 2025 marquait le 35e anniversaire de la Conférence des forces vives de la nation béninoise. Cette historique assise marquant d’une lettre d’or l’histoire politique du Bénin a fait passer le pays de au multipartisme intégral avec un peu de lumière aux femmes. 35 ans après, les discriminations persistent toujours même si des avancées sont notées fait savoir Chantal Vinadou, femme politique et membre du parti Bloc Républicain.
La conférence nationale de février 1990 a changé l’histoire politique du Bénin. C’est une évidence puisque depuis cette époque, le pays emprunte le train de l’alternance au pouvoir. « Cette conférence a permis d’instaurer la démocratie où chacun peut donner son avis et participer à la gestion du pays. C’est un modèle de dialogue qui montre qu’un pays avance mieux quand tout le monde est écouté » Les femmes aussi ont commencé à avoir plus de place dans les instances décisionnelles. Mais tout n’est pas rose estime Chantal Vinadou, femme politique et membre du parti Bloc Républicain. « Il y a des progrès. On voit plus de femme députée, ministre et responsable qu’avant. La preuve en est que depuis les Législatives de 2023, nous avons une trentaine de femmes à l’Hémicycle. C’est à saluer » indique-t-elle. Mais il y a un bémol. « Si on regarde bien, la plupart (Des femmes élues ou promues à divers postes) viennent du même milieu. Les femmes des quartiers populaires, des zones rurales et celles qui n’ont pas fait de grandes études restent encore éloignées des décisions du pays » fait remarquer Chantal Vinadou.
Piste de solution
Pour changer cette courbe moins favorable à toutes les couches du pays l’actrice politique a une idée. « Si nous voulons une vraie inclusion, nous devons faire ceci : donner aux filles les moyens d’étudier peu importe leur origine sociale, aider les femmes à accéder aux postes de responsabilité même celles qui n’ont pas les bons contacts, écouter toutes les femmes, pas seulement celles qui sont déjà en politique ou dans l’administration » propose Chantal Vinadou. « Un pays avance quand toutes ses forces sont prises en compte. Si on laisse une partie de la population de côté, on se prive de talents et d’idées précieuses. Je veux un Bénin où chaque citoyen riche ou modeste, homme ou femme puisse donner son avis et se sentir écouté. Un Bénin où personne n’est laissé de côté, où les décisions sont prises en pensant à tous. Pas seulement à une élite » va-t-elle ajouter
Arnaud ACAKPO (Coll)