Ouzérou Abdoulaye, sélectionneur des Amazones U20 : « Il y a toujours des choses à améliorer »

 Ouzérou Abdoulaye, sélectionneur des Amazones U20 : « Il y a toujours des choses à améliorer »

La préparation prend forme, et les signes sont plus qu’encourageants. Sous le ciel marocain, les jeunes Amazones du Bénin U20 ont offert un spectacle convaincant et plein de promesses lundi soir. Face à l’équipe U20 du prestigieux Wydad Athletic Club de Casablanca, elles se sont imposées avec autorité sur le score net de quatre buts à zéro. Un résultat qui tombe à pic pour le sélectionneur Ouzérou Abdoulaye, à quelques jours seulement du troisième tour décisif des éliminatoires de la Coupe du monde féminine U20, où elles affronteront l’Égypte.

L’offensive béninoise a parlé d’elle-même. Romaine Gandonou a montré la voie en inscrivant un doublé, prouvant son instinct de buteuse. Elle a été parfaitement relayée par Yasminath Djibril et Germaine Honfo, également buteuses lors de cette rencontre test. Ce festival offensif, fruit d’un collectif en construction, est le premier motif de satisfaction.

Au micro de Bénin TV à l’issue du match, le sélectionneur Ouzérou Abdoulaye a affiché un visage serein, même si son analyse reste nuancée. « Globalement, nous sommes satisfaits de ce que nous avons vu ce soir », a-t-il déclaré, soulignant que les principes de jeu longuement répétés à l’entraînement ont été appliqués sur le terrain. Il a toutefois tempéré cet enthousiasme en pointant le principal regret du soir : l’inefficacité devant certaines occasions. « Nous aurions pu marquer davantage, car nous avons manqué certaines occasions. C’est le point négatif de ce match d’évaluation », a-t-il reconnu, conscient que face à l’Égypte, une telle frugalité pourrait coûter cher.

Le technicien a surtout mis en avant un aspect moins visible mais fondamental dans le football moderne : le jeu sans ballon. « Tout ce que nous recherchions dans ce domaine, nous l’avons vu », s’est-il félicité. Cette capacité à se repositionner, à anticiper et à défendre en bloc lorsque l’adversaire a le ballon est cruciale, surtout en match officiel et à l’extérieur. « En déplacement, il se peut que nous soyons privés du ballon, et collectivement, il faut savoir s’adapter », a-t-il insisté, révélant une partie de la stratégie envisagée pour le match contre les Égyptiennes.

La préparation physique et la gestion du groupe semblent également sur la bonne voie. Le sélectionneur a annoncé une nouvelle aussi rare que précieuse en phase de préparation intensive : aucune blessure n’est à déplorer. « Il n’y a pas de blessés, et c’est déjà une très bonne nouvelle », a-t-il confirmé. Ce séjour au Maroc avait justement pour objectif de s’acclimater à des conditions similaires à celles qui les attendent. « Nous avons eu raison de venir au Maroc pour nous acclimater. C’était important pour nous et pour les filles de jouer sous ce type de température », a-t-il justifié, indiquant que chaque détail a été pensé pour optimiser les performances.

Malgré ce tableau positif, l’entraîneur garde les pieds sur terre. Il le dit lui-même, le travail n’est pas fini. « Il y a toujours des choses à améliorer et nous allons nous y atteler avant vendredi. » Ces derniers jours de stage seront donc décisifs pour peaufiner les automatismes, régler les derniers détails tactiques et renforcer la confiance.

K. MAHOUTONDJI

Articles similaires

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *