Mobilisation record : Quand Jean Hugues Houessou fait vibrer Houéyiho Tanou

 Mobilisation record : Quand Jean Hugues Houessou fait vibrer Houéyiho Tanou

Dans la fièvre douce des récompenses municipales, un nom revient comme une mélodie joyeuse : Jean Hugues Houessou. Chef du quartier Houéyiho Tanou, au cœur du 11ème arrondissement de Cotonou, cet homme modeste est devenu en quelques semaines un symbole de la citoyenneté vivante. Tandis que la mairie de Cotonou, sous l’impulsion du maire Luc Gnacadja, célébrait les champions de la mobilisation électorale, c’est lui qui a attiré tous les regards. Son quartier a réalisé un taux de participation de 89,58 % lors du scrutin présidentiel d’avril 2026. Un chiffre qui donne le tournis, surtout quand on sait que la moyenne nationale peinait à décoller.

Pour comprendre un tel succès, il faut entrer dans la cour de Houéyiho Tanou et prêter l’oreille à son chef. Jean Hugues Houessou raconte son histoire sans emphase, avec les mots simples de celui qui connaît chaque case, chaque ruelle. Il confie que tout a commencé par une prise de conscience : « Les élections précédentes avaient souffert d’une forte indifférence. Beaucoup d’habitants ne voyaient plus l’intérêt de se déplacer vers l’urne. Alors quand le maire Luc Gnacadja a lancé, début mars, ce challenge original opposant les treize (13) arrondissements et les cent soixante-cinq (165) quartiers de la capitale ». Jean Hugues Houessou a donc vu une occasion inespérée de redonner du sens au vote.

Il a aussitôt réuni les notables, les jeunes, les femmes du quartier. Non pas avec de grands discours, mais en discutant et en expliquant patiemment pourquoi chaque bulletin compte. Son credo était simple : voter, c’est prendre soin de son chez soi. Il a organisé des causeries nocturnes, distribué des rappels manuscrits, et même utilisé la rumeur joyeuse des tams‑tams pour annoncer les dates importantes. Le bouche à oreille a fait le reste. Les habitants se sont sentis considérés, écoutés, et surtout fiers d’appartenir à un quartier qui ne veut pas être le dernier de la classe.

Le jour du scrutin, la file devant les bureaux de Houéyiho Tanou s’allongeait dès l’aube. Jean Hugues Houessou était là, discret mais présent, encourageant d’un signe de tête chaque électeur. À la clôture, la nouvelle tombe comme une pluie bienfaisante : 89,58 % de participation. Non seulement le quartier pulvérise tous les records, mais il propulse également le onzième (11ème) arrondissement à la première place des treize (13), avec un taux moyen de 58 %. Georges Ayaovi Raymond, le chef de cet arrondissement qui a été aussi distingué reconnaît sans détour que cette performance must est d’abord celle d’un homme de terrain : Jean Hugues Houessou.

Le mercredi 29 avril 2026, dans la salle de délibération de la mairie de Cotonou, en marge de la deuxième journée ordinaire du conseil municipal, le maire Luc Gnacadja a remis les attestations officielles. Jean Hugues Houessou est monté sur l’estrade avec sa simplicité légendaire. Dans son discours de remerciement, il n’a pas parlé de lui, mais de son quartier. Il a salué les mamans vendeuses d’igname, les apprentis mécaniciens, les vieux sages qui ont fait le déplacement malgré la pluie. Il a rendu hommage à son chef d’arrondissement pour son appui constant. Et il a conclu par une phrase qui restera : « Notre force est dans notre unité, et l’urne est son plus beau témoin. »

À travers cette distinction, la mairie de Cotonou ne célèbre pas seulement des chiffres. Elle met en lumière un modèle de démocratie locale, où l’engagement d’un simple chef de quartier change la donne. Jean Hugues Houessou, lui, est déjà reparti dans ses ruelles, prêt à préparer le prochain scrutin. Car, dit‑il en riant, « on ne joue pas à 89 % pour s’arrêter en si bon chemin ». Houéyiho Tamou peut être fier : son chef a écrit une petite page d’histoire citoyenne.

Damien TOLOMISSI

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