1ère édition du Festival International de Maracana : Cette éloquence du pied qui rassemble les peuples
Le soleil couchant d’avril avait à peine embrassé les cocotiers du campus universitaire que déjà une effervescence rare gagnait les gradins. Vendredi 1er mai 2026, la pelouse synthétique d’Abomey Calavi s’est transformée en théâtre d’une célébration inédite. La première édition du Festival International de Maracana du Bénin venait d’ouvrir ses portes, offrant au public une atmosphère chaleureuse où la compétition se mêlait à l’amitié sincère.
Autour de Bonaventure Coffi Codjia, directeur des sports d’élite, les figures emblématiques du maracana ouest africain avaient fait le déplacement. Nassirou Saka, président de la fédération béninoise et architecte inspiré de cette aventure, avait invité des délégations venues du Togo, du Niger, du Burkina Faso, ainsi que des représentants de la Fédération Internationale. Dès les premiers coups de sifflet, l’évidence s’imposa : ce festival ne se réduisait pas à une simple suite de matchs. Il devenait un creuset d’échanges vivants, un carrefour où la convivialité et la fraternité retrouvaient leur sens premier.
Douze (12) clubs, dont plusieurs formations étrangères venues de Lomé et de Niamey, ont rivalisé d’adresse et de générosité. Nassirou Saka confia que l’ambition profonde était de redonner espoir à tous les pratiquants du territoire, en rappelant l’essence joyeuse de cette discipline. Herbert Kamgang, représentant de la fédération internationale, salua une organisation soignée et une hospitalité sans faille, soulignant que ce rassemblement avait resserré les liens entre les peuples, ce qui constitue la raison d’être même du maracana.
Le parrain Bernard Houngnibo, visiblement ému, rappela que le Bénin, récent vice-champion du monde, se devait d’accueillir une telle vitrine. Pour lui, ce festival prépare déjà l’avenir, notamment la prochaine coupe du monde prévue au Cameroun. Sur le terrain, la finale offrit un duel 100 % togolais entre Flamengo Maracana Club et Espérance de Lomé. Flamengo l’emporta 2 à 1, son capitaine Affo Manyo Djawad reconnaissant la difficulté de chaque rencontre. Il loua également l’accueil béninois et la qualité irréprochable du tournoi. L’idée d’une rotation entre les pays participants germe déjà, le Niger étant pressenti pour l’édition suivante. Pari absolument gagné.
K. MAHOUTONDJI