La sagesse de Dada Bokpè Houézrèhouèkè : Vivre en harmonie avec l’autre monde 

 La sagesse de Dada Bokpè Houézrèhouèkè : Vivre en harmonie avec l’autre monde 

Dans un monde de plus en plus individualiste, les paroles de Dada Bokpè Houézrèhouèkè résonnent comme un appel à l’unité, à l’ouverture et au respect de l’invisible. Sa phrase, riche en enseignements, invite à réfléchir sur les fondements d’une vie harmonieuse, tant sur le plan humain que spirituel.

Mais que signifie vraiment cette « sympathie avec l’autre monde » ? Et comment la fraternité et la convivialité peuvent-elles fonder une communauté divine ? Pour Dada Bokpè, la « sympathie » ne se limite pas à une simple bienveillance envers autrui. Elle désigne une connexion profonde, presque intuitive, avec ce qui nous dépasse : les esprits, les ancêtres, le sacré. Dans de nombreuses traditions africaines, le monde visible et invisible coexistent, et ignorer cette dimension revient à rompre un équilibre essentiel. 

Cette vision rejoint d’autres philosophies ancestrales, comme le Ubuntu en Afrique australe (« Je suis parce que nous sommes ») ou le Buen Vivir des peuples andins, qui intègrent une relation respectueuse avec la nature et les forces invisibles. Sans cette « sympathie », l’homme se coupe d’une partie de son existence, perdant ainsi le sens du sacré qui unit toute chose. 

Fraternité et convivialité : les piliers du vivre-ensemble 

Si la connexion avec l’invisible est essentielle, elle ne suffit pas. Dada Bokpè insiste sur deux valeurs fondamentales : la fraternité et la convivialité. La première implique une reconnaissance de l’autre comme un égal, un frère en humanité. La seconde va plus loin : c’est l’art de vivre ensemble, de partager, de célébrer la vie malgré les différences. 

Dans les sociétés traditionnelles, ces principes se traduisaient par des rites communautaires, des assemblées villageoises, des fêtes collectives. Aujourd’hui, à l’ère du numérique et de l’isolement social, ces valeurs semblent s’effriter. Pourtant, elles restent indispensables pour éviter les conflits et construire des sociétés résilientes. 

La communauté divine : quand le spirituel nourrit le social 

Enfin, Dada Bokpè évoque une « vie commune basée sur la communauté divine ». Cette expression suggère que toute société durable doit s’enraciner dans une dimension transcendante. Cela ne signifie pas nécessairement adhérer à une religion, mais reconnaître qu’il existe un lien sacré entre les êtres, une interdépendance qui dépasse les intérêts individuels. Des mouvements contemporains, comme l’écologie profonde ou les communautés intentionnelles, s’inspirent de cette idée : pour vivre mieux, il faut réapprendre à honorer le lien qui nous unit à la Terre, aux autres et à l’invisible. 

Réapprendre à vivre ensemble 

La pensée de Dada Bokpè Houézrèhouèkè n’est pas qu’une philosophie abstraite ; c’est un guide pour réinventer nos sociétés. En cultivant la sympathie avec l’autre monde, en renforçant la fraternité et la convivialité, nous pouvons retrouver le sens du collectif et du sacré. Et si, finalement, la « communauté divine » n’était rien d’autre qu’une humanité réconciliée avec elle-même et avec l’univers ? 

Damien TOLOMISSI

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