Vers 2026 : Le Cadre de Concertation de l’Opposition dénonce un climat de peur
Lors d’une conférence de presse tenue mardi 22 juillet 2025 au siège du Parti Les Démocrates, le Cadre de Concertation des Forces Politiques de l’Opposition a exprimé ses vives inquiétudes concernant la situation politique et sociale au Bénin. Devant la presse nationale et internationale, les représentants de l’opposition ont dénoncé une dérive autoritaire, une répression accrue et un climat de peur à quelques mois des élections générales de 2026.
D’entrée, les orateurs ont rappelé les multiples dérives du pouvoir en place : siphonage des ressources publiques, musèlement des voix critiques, paupérisation croissante des populations, arrestations arbitraires et exils forcés de dissidents. « La situation est un secret de polichinelle », ont-ils martelé, soulignant que les libertés fondamentales sont bafouées au mépris des lois nationales et des conventions internationales. Les récentes arrestations deJulien Kande Kansou, Steeve Amoussou et Comlan Hugues Sossoukpé ont été citées comme des exemples frappants de la brutalité du régime.
Le Cadre de Concertation des Forces Politiques de l’Opposition a vivement critiqué le code électoral en vigueur, qualifié de « chrysogène » (favorisant l’argent et la fraude) et rejeté par la majorité des forces vives de la nation. Il accuse le pouvoir de tout faire pour saboter la tenue d’élections libres et transparentes en 2026. « Les entraves à la liberté de réunion, les intimidations contre les syndicats et les partis politiques, ainsi que la répression des manifestations pacifiques, prouvent que le régime veut gouverner par la peur », ont dénoncé les conférenciers. Le rapport d’Amnesty International d’avril 2025 a été invoqué pour étayer ces accusations, documentant une hausse des violations des droits humains et une criminalisation de l’opposition.
65 ans d’indépendance : l’occasion manquée d’une réconciliation ?
Alors que le Bénin s’apprête à célébrer le 65ème anniversaire de son indépendance, l’opposition regrette que cet événement ne soit pas l’occasion d’un véritable rassemblement national. « C’est la dernière commémoration sous le mandat du président Talon. Elle aurait dû être un moment d’apaisement et de dialogue », ont-ils déclaré, appelant plutôt à une réconciliation nationale pour éviter un scénario catastrophe en 2026.
Face à cette crise, le Cadre de Concertation des Forces Politiques de l’Opposition a lancé un appel au président Patrice Talon, exigeant : La libération immédiate de tous les détenus politiques ; Le retour des exilés politiques et la fin des persécutions; L’ouverture d’un dialogue national, incluant une révision du code électoral et la tenue d’une assise inclusive. «Nous lançons un appel au peuple béninois à se préparer pour le marquer à la culote en se déplaçant massivement vers les urnes et en se déployant rigoureusement pour une surveillance de masse. », ont-ils insisté avant de clamer en fin de discours, laissant planer l’espoir d’un sursaut démocratique. « Vive l’unité nationale ! »
Damien TOLOMISSI
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Est-ce que ceux qui parlent de siphoneurs du gouvernement de la rupture peuvent donner des preuves irréfutables ?
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