BOA FC de Sinendé : L’UNFPB dénonce une gestion « esclavagiste »
L’Union Nationale des Footballeurs Professionnels du Bénin (UNFPB) monte au créneau pour dénoncer les conditions de vie et de travail « esclavagistes » imposées aux joueurs du BOA FC de Sinendé. Sous la présidence de Mohamed Dafia, le club serait le théâtre d’abus systémiques : salaires impayés, primes confisquées, logements insalubres et nourriture impropre. L’UNFPB exige une intervention immédiate des autorités. Lisez plutôt !!!
Communiqué
Dénonciation officielle de la gestion esclavagiste et des abus flagrants au sein du club BOA FC de Sinendé
L’Union Nationale des Footballeurs Professionnels du Bénin (UNFPB), profondément préoccupée par les révélations faites par nos collègues joueurs du club BOA FC de Sinendé, se voit dans l’obligation de tirer la sonnette d’alarme et de dénoncer avec la plus grande fermeté une gestion qui s’apparente à de l’esclavage moderne, et ce, sous la direction du président Dafia Mohamed.
Les témoignages recueillis attestent d’un véritable calvaire vécu par ces athlètes, dont la dignité et les droits fondamentaux sont gravement bafoués. Ces joueurs, pourtant liés par contrat, vivent une situation de servitude déguisée, à l’image d’esclaves modernes, contraints de supporter des conditions de vie indignes : nourritures à peine consommables, campements insalubres, et un traitement injuste concernant leurs primes et salaires. Certains n’ont pas été payés depuis plusieurs mois, d’autres ont reçu des paiements inférieurs à leurs engagements, et tous évoluent dans une précarité totale, à la merci de décisions arbitraires et unilatérales de leur président Mohamed DAFIA.
Il est d’autant plus inacceptable que, malgré les subventions importantes versées par l’État béninois via le Ministère des Sports, ces mêmes dirigeants continuent de devoir plusieurs mois de salaire aux joueurs. En réalité, ils se servent de ces fonds publics, censés soutenir le développement du football béninois et la jeunesse, pour s’enrichir illicitement au détriment des sportifs. Ces pratiques corruptrices, alimentées par une gestion opaque, ternissent l’image de notre football national.
Dans un pays où des efforts considérables sont déployés pour sortir la jeunesse de la précarité et promouvoir le sport comme vecteur d’épanouissement et de développement, il est inconcevable que certains dirigeants exploitent ces jeunes, bafouant ainsi les normes éthiques et sportives. Ces comportements, contraires à toute éthique, doivent cesser immédiatement.
L’Union Nationale des Footballeurs Professionnels du Bénin rappelle que le respect du droit du travail, en particulier celui des footballeurs, est une priorité absolue de la FIFPro. Cette institution internationale a toujours œuvré pour la protection des droits des joueurs, qu’ils soient en contrat ou en formation, en insistant sur la lutte contre toute forme d’exploitation et d’abus dans le monde du football.
Il est grand temps que les autorités qui encadrent notre football prennent leurs responsabilités, en mettant en place des mécanismes de contrôle stricts afin d’éviter que certains clubs ne deviennent des foyers d’abus et de déshumanisation. La gestion opaque, la confiscation des primes, la privation de nourriture, et le traitement humiliant réservés à ces athlètes sont inacceptables et ternissent l’image de notre football.

L’’UNFPB exige des mesures concrètes pour mettre fin à ces pratiques odieuses. La jeunesse béninoise, qui aspire à une carrière sportive digne et honorable, mérite mieux que cette gestion déshumanisante. La dignité des footballeurs, c’est aussi celle de notre nation, de ses valeurs et de ses efforts pour un football professionnel et respectueux.
Nous restons mobilisés pour la défense de nos droits et la protection de l’intégrité de tous nos athlètes.
Fait à Cotonou, le 7 août 2025.
Romuald BOCO
Président de l’UNFPB