Rigueur et résultats : La recette Wadagni

 Rigueur et résultats : La recette Wadagni

Et si la clé du succès était d’oser faire les choses différemment ? En 2016, le Président Patrice Talon a osé. Pour incarner le changement, il choisit un profil rare : Romuald Wadagni. À peine 39 ans, issu de la diaspora et du secteur privé, pas du sérail politique. Sa mission ? Redresser les finances du Bénin, un défi immense. Personne n’imaginait alors à quel point ce choix allait transformer le pays.

Dès son arrivée, fini les méthodes d’antan ! Wadagni impose une rigueur de chef d’entreprise. Il serre les boulons du budget, traque les dépenses inutiles et digitalise à tout va pour limiter la corruption. L’administration est secouée, mais le message est clair : place à la transparence et à l’efficacité. Très vite, les partenaires internationaux, impressionnés, lui font confiance. Le Bénin avait trouvé son porte étendard crédible.

Neuf ans plus tard, le bilan est stupéfiant. Sous sa direction, le Bénin est devenu un champion de la transparence budgétaire. Première émission d’euro-obligations à 31 ans pour un pays africain ? C’est lui. Premier « Eurobond » dédié aux objectifs écologiques et sociaux en Afrique ? Lui toujours. Levée de fonds record sur les marchés ? Encore lui !

Cette stratégie audacieuse a permis de structurer une dette plus saine, à bas coût, et de libérer des ressources pour le pays. La croissance, elle, est au rendez-vous : +7,5% en 2024 ! Une performance exceptionnelle qui fait du Bénin le bon élève de l’Afrique, salué par toutes les agences de notation.

Une influence qui dépasse les frontières

Aujourd’hui, Romuald Wadagni n’est plus seulement le ministre d’État du Bénin, pilier incontournable du gouvernement. C’est une voix qui compte en Afrique. Ancien président de l’UEMOA, négociateur du franc CFA, défenseur d’une finance climatique juste, il n’a pas peur des positions fortes. Il s’est même opposé à une annulation générale de la dette africaine pendant la Covid-19, argumentant que cela ferait fuir les investisseurs. Le temps lui a donné raison.

L’histoire de Romuald Wadagni et du Bénin est la preuve qu’avec une vision claire, une gestion rigoureuse et une bonne dose d’audace, tout est possible. Le pays est cité en exemple de Washington à Bruxelles. Il montre la voie et prouve que la confiance, une fois gagnée, est le moteur le plus puissant pour le développement. Cela suffira-t-il pour le grand bon? Encore 6 mois pour le savoir

Patrice ADJAHO

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