A deux pas de la légende : Les Guépards du Bénin à l’aube de l’histoire

 A deux pas de la légende : Les Guépards du Bénin à l’aube de l’histoire

La fièvre monte. L’équation est simple, l’enjeu, colossal. Les Guépards du Bénin, transformés en héros nationaux, se tiennent au bord de l’exploit. Dans cette dernière ligne droite, ce rêve, les Guépards du Bénin sont en train de le vivre, et il est à portée de main. A seulement deux victoires d’une qualification historique pour la Coupe du Monde, l’équipe nationale se prépare pour l’ultime combat. Leur destin n’est pas seulement entre leurs pieds, mais aussi dans le cœur de chaque Béninois.

Pour comprendre l’immensité de ce moment, il faut se souvenir du parcours. La qualification pour la Coupe du Monde a toujours été un sommet inaccessible, un graal que de nombreuses générations de footballeurs béninois ont contemplé de loin. Se qualifier serait bien plus qu’un succès sportif ; ce serait un événement historique, un moment fondateur pour la nation. Les Guépards, sous la direction de leur staff technique dirigé par Gernot Rohr, ont livré une campagne de qualifications remarquable. Match après match, ils ont montré de la détermination, de la solidité et une flamme qui ne s’éteint jamais. Ils ont su résister aux équipes les plus redoutables et ont prouvé qu’ils n’étaient plus de simples spectateurs dans la course, mais de véritables prétendants. Aujourd’hui, ils se trouvent dans une position dont beaucoup osaient à peine rêver : maîtres de leur destin.

L’ultime obstacle : un double défi à l’extérieur

La route vers la gloire passe maintenant par deux matchs décisifs, deux finales à jouer loin de chez eux. La première bataille va se jouer vendredi 10 octobre 2025  face au Rwanda à Kigali. Sur le papier, c’est un match que le Bénin peut gagner. Mais en déplacement, dans une atmosphère souvent hostile, rien n’est jamais acquis. Il faudra de la concentration, de l’humilité et une efficacité redoutable pour ramener cette première victoire. Ce premier succès serait un tremplin immense, une injection de confiance cruciale avant l’épreuve reine.

La finale absolue sera alors chez le voisin de l’Est, Nigeria. Voici le défi le plus intimidant. Affronter les Super Eagles chez eux, devant leurs supporters, est une tâche herculéenne. Le Nigeria est un géant du football africain, avec des joueurs évoluant dans les plus grands clubs d’Europe. Mais le football est un sport magique précisément parce que l’issue n’est jamais certaine. La foi, la stratégie et un esprit d’équipe en acier peuvent faire basculer un match. Une victoire ici serait entrée dans la légende, un exploit dont on parlerait pendant des décennies.

L’arme secrète : la force d’un peuple uni

C’est ici que l’équation se complète. Sur le terrain, ce sont onze joueurs qui combattront. Mais dans l’ombre, il doit y avoir des millions de supporters. Le « peuple sportif » béninois n’est pas un simple spectateur ; il est un acteur essentiel de cette quête.

Comment peut-il accompagner son équipe à des milliers de kilomètres de distance ?

Primo, par la foi inébranlable. Croire, c’est déjà participer. Dans les rues, dans les foyers, sur les réseaux sociaux, un immense élan de soutien doit naître. Chaque message d’encouragement, chaque publication de soutien, crée une onde positive qui, d’une manière ou d’une autre, traverse les continents et atteint les joueurs. Ils doivent savoir qu’ils ne sont pas seuls.

Secundo par une présence virtuelle massive. Lors de ces matchs, les Béninois doivent être unis devant leurs écrans. Organiser des séances de visionnage collectif, faire trembler les réseaux sociaux aux couleurs béninoises, montrer une mer de drapeaux : vert, jaune et rouge en ligne. Créer une « atmosphère à domicile » pour les Guépards, même s’ils jouent à l’extérieur. Montrer au Rwanda et au Nigeria que tout un pays est derrière son équipe.

Tertio, par un soutien sans conditions. Le chemin sera difficile. Il y aura peut-être des moments de doute, des occasions manquées. Il est crucial de soutenir l’équipe dans les bons comme dans les moins bons moments. Un soutien indéfectible donne aux joueurs cette force mentale supplémentaire, cette confiance qui fait la différence dans les instants décisifs.

Le souffle de l’histoire

Les joueurs le savent. Ils ne jouent pas seulement pour eux-mêmes, mais pour chaque enfant qui tape dans un ballon dans les rues de Cotonou, de Parakou ou de Natitingou… Ils jouent pour tous ceux qui ont porté le maillot avant eux. Ils ont l’opportunité d’écrire une page immortelle de l’histoire du sport béninois.

Imaginez le scénario : deux victoires. Et soudain, le Bénin, petit pays par la taille mais immense par son courage, se qualifie pour la Coupe du Monde. Ce serait une explosion de joie nationale, un moment d’unité pure, une inspiration pour les générations futures. Cela placerait le Bénin sur la carte mondiale d’une manière unique et puissante.

Alors, dans ces jours qui précèdent les matchs, que chaque conversation, chaque prière, chaque pensée positive soit tournée vers les Guépards. Il urge de leur faire sentir le poids doux de l’espérance et la chaleur du soutien de tout un peuple uni.

Damien TOLOMISSI

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