Louis Vlavonou salue l’élégance de Me Renaud Agbodjo : Un geste pour l’histoire
A l’occasion de l’ouverture solennelle de la deuxième session parlementaire, le Président de l’Assemblée nationale, Louis Gbèhounou Vlavonou, a offert une ovation magistrale à Me Renaud Agbodjo, portant haut un message de paix et d’unité.
En effet, dans un discours remarqué, teinté de respect et de considération, le numéro un du Parlement a tressé des lauriers à l’ancien candidat des Démocrates. Loin de toute langue de bois, il a célébré un acte de courage civique qui, selon lui, « honore le débat public béninois ».
Face à la déception que peut engendrer un revers électoral, certains choisissent la voie de la confrontation. Me Renaud Agbodjo, lui, a emprunté le chemin moins fréquenté de la sagesse républicaine. Le Président Vlavonou a salué avec une chaleur manifeste cette « hauteur d’esprit » et cette « dignité » dont le leader a fait preuve suite à la décision de la Cour constitutionnelle.
« En dépit de la déception légitime qui aurait pu nourrir la rancœur ou la révolte, il a choisi la voie du pardon, de la tempérance et de la paix », a-t-il déclaré, soulignant le caractère exemplaire et novateur d’une telle posture. Cet appel vibrant à rejeter la violence et à préserver la concorde nationale est, pour Vlavonou, un message qui doit être « relayé par chacun d’entre nous ».

Une leçon pour la cité
Au-delà des considérations partisanes, le geste de Me Agbodjo élève le débat. Le Président de l’Assemblée y voit une leçon de citoyenneté précieuse pour toute la nation. « Son attitude nous enseigne que l’amour du Bénin doit toujours transcender les ambitions et les contingences partisanes », a-t-il martelé. Ce n’est pas un retrait, mais une retraite stratégique au service de la paix nationale. Par son élévation d’esprit, Me Agbodjo participe activement à la consolidation de la démocratie béninoise et rappelle que la paix n’est pas une option, mais un trésor commun à préserver. « L’histoire nous regarde », a insisté Vlavonou, appelant à transcender les divergences pour bâtir un Bénin « plus juste, plus uni et plus émergent ».
Pour clore son hommage appuyé, le Président Vlavonou a convoqué la mémoire du Pape François, citant sa philosophie humaniste : « Ce n’est pas la culture de l’affrontement (…) qui construit la vie collective (…) mais celle-ci : la culture de la rencontre, la culture du dialogue : c’est l’unique voie pour la paix ». Cette citation, lumineuse, est venue couronner un plaidoyer vibrant pour une nouvelle manière de faire de la politique. Elle sonne comme un rappel : la grandeur d’un homme politique ne se mesure pas seulement à ses victoires, mais aussi à la manière dont il assume ses défaites, en plaçant l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de son orgueil.
Arnaud ACAKPO (Coll)