Septembre 2025, une histoire de trop grande vitesse au Bénin : Le cri d’alarme de la Police républicaine

 Septembre 2025, une histoire de trop grande vitesse au Bénin : Le cri d’alarme de la Police républicaine

C’est un constat qui glace le sang, bien plus froid qu’un coup de frein par une nuit de pluie. Les chiffres du mois de septembre 2025, transmis par la Police républicaine au quotidien Bénin Intelligent, dressent un portrait sans fard de notre rapport à la route. Et le verdict est sans appel : dans le ballet souvent chaotique de nos agglomérations, c’est l’excès de vitesse qui mène la danse, écrasant tous les autres records d’indiscipline.

3 713. Ce n’est pas une statistique abstraite ; c’est, chaque jour, une centaine de conducteurs qui ont choisi d’ignorer le compteur, transformant les rues en terrain de jeu risqué. Ce chiffre, vertigineux, forme à lui seul la colonne vertébrale d’un bilan préoccupant, révélant une banalisation inquiétante du dépassement des limites.

Mais le tableau ne s’arrête pas là. Il se complète par des actes de défiance tout aussi graves. Plus de mille refus d’obtempérer, comme autant de défis lancés à l’autorité, et près de 800 feux rouges purement et simplement ignorés. Chacun de ces chiffres raconte une histoire potentielle de drame évité de justesse, ou malheureusement, d’accident qui aurait pu ne jamais arriver.

En creusant ce bilan, on découvre aussi une minorité d’imprévoyants : plus de 200 véhicules sans visite technique, roulant peut-être avec des freins défaillants, et une centaine d’automobilistes sans assurance, une bombe à retardement financière pour les autres usagers. Sans oublier ces 201 personnes surprises le téléphone à la main, captives d’un écran alors que leur attention devait être tout entière dédiée à la chaussée.

Face à cette accumulation de comportements périlleux, la Police républicaine lance un appel à la raison. Malgré les campagnes de sensibilisation et les contrôles renforcés, le message ne semble pas passer. Leur conclusion, plus qu’un communiqué, ressemble à une supplique : la sécurité routière est une responsabilité collective. Chaque trajet est un partage de l’espace public, un pacte de respect mutuel. Alors que nous approchons de la fin de l’année 2025, ce rappel sonne comme une ultime alerte. Le respect du code de la route n’est pas une option, mais le seul gage d’une arrivée saine et sauve pour tous.

F. AKODODJA

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