Arriérés de salaires d’anciens agents des musées : Le Gouvernement éponge la dette

 Arriérés de salaires d’anciens agents des musées : Le Gouvernement éponge la dette

Le Conseil des Ministres du mercredi 28 janvier 2026 tenu sous la présidence de Patrice Talon, a pris une décision importante concernant d’anciens employés des musées publics. Le Gouvernement a en effet décidé de régler définitivement les droits et arriérés de salaires dus à ces agents, mettant ainsi un terme à une situation sociale complexe.

Cette situation trouve sa source dans une ancienne pratique de gestion. Afin d’assurer le fonctionnement quotidien des musées, certains conservateurs et gestionnaires avaient pris l’initiative de recruter localement du personnel. La particularité était que la rémunération de ces agents n’était pas fixe. Elle dépendait directement et de manière aléatoire des recettes générées par la vente des billets d’entrée aux visiteurs. Cette méthode présentait un sérieux problème : la gestion des fonds ainsi collectés manquait de transparence. Face à ce manque de clarté financière, les autorités ont décidé de mettre un terme à cette pratique en décembre 2018.

Les conséquences de la régularisation

La fin de ce système a eu un impact direct sur le financement des musées. Désormais, toutes les recettes des billets sont directement versées au Trésor public, garantissant une gestion centralisée et transparente. Cependant, cette régularisation a privé les établissements culturels des liquidités nécessaires pour continuer à payer les agents recrutés sous l’ancien système. Sans ressources propres pour assurer leur rémunération, les musées ont été contraints de rompre leurs relations de travail avec ces employés.

Une décision sociale du Gouvernement

Conscient des difficultés engendrées par cette transition pour les anciens agents, le Gouvernement a choisi d’intervenir. Pour des motifs d’ordre social, il a décidé de prendre intégralement en charge l’incidence financière de cette situation. Cette mesure vise à assurer un règlement définitif et complet de tous les droits et arriérés de salaires dus aux anciens agents recrutés localement, leur offrant ainsi une solution à un différend prolongé. Cette décision illustre la volonté de l’État de corriger les irrégularités du passé tout en assumant ses responsabilités sociales envers les citoyens affectés par des pratiques administratives défaillantes.

Etienne YEMADJE

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