Luc Gnacadja, nouveau maire de Cotonou : Les défis
Dimanche 15 février 2026 restera une date importante dans l’histoire de la ville de Cotonou. Luc Gnacadja, ancien ministre de l’environnement et expert reconnu en gouvernance publique, est le nouveau maire de la capitale économique. Cette élection n’est pas un simple changement de personne à la tête de la mairie. Elle représente une continuité, une promesse d’approfondissement du travail déjà engagé, et surtout, l’arrivée d’un homme dont le parcours et les valeurs correspondent parfaitement aux défis qui attendent Cotonou.
Il faut le dire clairement : Luc Atrokpo a fait du bon travail. Pendant son mandat, la ville a connu des transformations visibles. Des routes ont été refaites, l’éclairage public s’est amélioré, et une dynamique nouvelle s’est installée dans la gestion municipale. Il a posé des bases solides. Mais une ville ne se construit pas en un seul mandat. Les chantiers sont nombreux, les défis sont immenses. Et c’est là que Luc Gnacadja entre en scène. Il est l’homme qu’il faut pour prendre le relais, pour amplifier cette révolution urbaine et pour l’ancrer durablement dans les réalités des quartiers.
Ce qui frappe d’abord chez le nouveau maire, c’est la cohérence de son parcours. Le tout nouveau premier édile de la ville de Cotonou n’est pas un politicien ordinaire. Il a dirigé pendant plusieurs années le secrétariat exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. Il a sillonné le monde, observé comment d’autres villes, d’autres pays, d’autres continents gèrent leurs défis urbains et environnementaux. Il a acquis une expérience rare, une vision large des problèmes et des solutions. Cette expérience internationale, il la met aujourd’hui au service de Cotonou. Et c’est une chance pour nous tous.
Mais au-delà de ce parcours impressionnant, ce qui compte vraiment, c’est la manière dont il conçoit son rôle. Il l’a dit lui-même après son élection : il veut une action publique de proximité, à l’écoute des réalités des quartiers. Il ne s’agit pas pour lui de gérer depuis son bureau, déconnecté des préoccupations quotidiennes des populations. Il s’agit au contraire d’aller vers les gens, de les écouter, de comprendre leurs difficultés et d’y apporter des réponses concrètes.
Cette vision est fondamentale pour Cotonou. Notre ville est une mosaïque de quartiers, chacun avec ses problèmes spécifiques, chacun avec ses atouts. À Cotonou, il y a ceux qui souffrent des inondations chaque année quand les pluies arrivent. Il y a ceux qui peinent à trouver un emploi stable. Il y a les commerçants et les artisans qui vivent de l’informel et qui ont besoin de reconnaissance et de soutien. Il y a les jeunes qui cherchent leur place, les femmes qui portent tant de charges sur leurs épaules. Une gestion de proximité, c’est une gestion qui voit tout cela, qui ne se contente pas de discours généraux mais qui apporte des solutions adaptées à chaque situation.
Luc Gnacadja a promis de s’attaquer aux problèmes majeurs qui minent notre ville. Les inondations, d’abord. Chaque année, c’est le même scénario. Les pluies arrivent et des quartiers entiers se retrouvent sous les eaux. Les familles perdent leurs biens, les enfants ne peuvent pas aller à l’école, la vie s’arrête. C’est une question de dignité. Une capitale économique ne peut pas accepter que ses habitants vivent cela chaque année. Luc Gnacadja, avec sa formation d’architecte et son expérience des questions environnementales, a les compétences pour attaquer ce problème à la racine. Il sait qu’il ne suffit pas de curage les caniveaux. Il faut repenser l’urbanisme, revoir le système d’évacuation des eaux, travailler avec la nature et non contre elle.
La pression financière est un autre défi majeur. Beaucoup de nos concitoyens ont du mal à joindre les deux bouts. Les taxes et les impôts locaux pèsent lourd, surtout pour ceux qui vivent de petits commerces ou de l’artisanat. Il veut une gestion transparente, une reddition permanente des comptes. Cela signifie que chaque franc collecté doit être justifié, doit servir à améliorer la vie des gens. Si les citoyens voient que leur argent sert vraiment à quelque chose, ils acceptent plus facilement de contribuer. La transparence n’est pas seulement un principe moral, c’est aussi un outil pour renforcer le lien de confiance entre la mairie et la population.
L’employabilité des jeunes est le troisième grand chantier. Cotonou est une ville jeune. Des milliers de garçons et de filles arrivent chaque année sur le marché du travail, mais les opportunités sont rares. Luc Gnacadja connaît bien cette réalité. Il sait qu’il faut créer un environnement favorable aux initiatives locales, soutenir les petits entrepreneurs, valoriser les métiers, connecter les jeunes aux opportunités. Il ne s’agit pas seulement d’attendre de grands investissements. Il s’agit aussi et surtout de faire éclore les talents qui existent déjà dans nos quartiers.
Pour mener à bien cette mission, le nouveau maire pourra compter sur une équipe solide. Les chefs d’arrondissement, ces hommes et ces femmes qui sont au plus près des populations, seront ses alliés précieux. Il faut aussi souligner un point important. Il est un homme de dialogue et de rassemblement. Il a affronté des adversaires politiques, mais il sait que la gestion d’une ville dépasse les clivages partisans. Les problèmes de Cotonou ne sont pas de droite ou de gauche. Les inondations touchent tout le monde, le chômage touche tout le monde, le besoin de sécurité touche tout le monde. Le nouveau maire a promis de travailler avec toutes les bonnes volontés, quelles que soient leurs couleurs politiques. C’est cette ouverture d’esprit qui permettra d’avancer vite et bien.
Cotonou a changé ces dernières années. La ville se modernise, de nouveaux bâtiments sortent de terre, les infrastructures s’améliorent. Mais il reste tant à faire. Il faut continuer à bitumer les routes, à améliorer l’éclairage, à renforcer la sécurité, à embellir les espaces publics, à soutenir la culture et le sport. Il faut surtout que cette modernisation profite à tous, et pas seulement à une minorité. C’est tout le sens du projet porté par Luc Gnacadja.
LA REDACTION