CENA et Cour Constitutionnelle : Deux piliers de la réussite de la présidentielle du 12 avril
En dehors de la chaleur habituelle des tropiques, c’est une autre lumière qui a illuminé la vie démocratique du pays. L’élection présidentielle du 12 avril 2026 qui a porté Romuald Wadagni à la magistrature suprême restera dans les mémoires comme un moment de haute tenue institutionnelle. Derrière ce scrutin apaisé et reconnu par tous, deux institutions ont joué un rôle déterminant et remarquable : la Commission Electorale Nationale Autonome, connue (CENA), et la Cour Constitutionnelle. Leur travail rigoureux a permis au Bénin de vivre un processus électoral exemplaire, digne des plus grandes démocraties.
Dès les semaines précédant le scrutin, la CENA a fait preuve d’une organisation sans faille. Les équipes sur le terrain ont déployé des moyens modernes et humains pour que chaque bureau de vote soit prêt dès les premières heures du jour. Le matériel électoral, notamment les urnes et les bulletins, a été acheminé jusque dans les communes les plus reculées du nord comme du sud. Cette logistique impressionnante a permis aux millions d’électeurs béninois d’exercer leur droit dans des conditions sereines. Aucun bureau n’a connu de retard majeur, aucune circonscription n’a été oubliée. La CENA a montré sa capacité à gérer un événement national d’une grande complexité avec un calme et une efficacité qui ont surpris plus d’un observateur étranger.
La transparence a été le mot d’ordre tout au long de la journée. Les représentants des différents candidats ont été associés à chaque étape, du dépouillement à la centralisation des résultats provisoires. La CENA a veillé à ce que toutes les parties prenantes aient accès aux mêmes informations en même temps. Cette transparence exemplaire a nourri la confiance des électeurs et des candidats eux-mêmes. Lorsque les premiers chiffres sont tombés, aucune contestation n’a éclaté. Le calme qui a régné sur l’ensemble du territoire le soir du scrutin en dit long sur la qualité du travail accompli en amont. La CENA a su créer les conditions d’une compétition électorale apaisée, où chaque voix comptait et où chaque bulletin était respecté.
Mais l’excellence de ce processus ne s’arrête pas au travail de la CENA. La Cour Constitutionnelle, garante de la régularité de l’élection présidentielle, a également accompli une mission remarquable. Saisie des résultats provisoires transmis par la CENA, la Cour a procédé à un examen minutieux de l’ensemble des opérations. Chaque procès-verbal, chaque anomalie signalée a été étudié avec la plus grande attention. Les sages de la Cour ont travaillé jour et nuit pour remplir leur mission dans des délais contraints. Leur indépendance et leur sérieux ont été salués par tous les acteurs politiques, y compris ceux qui n’avaient pas vu leur candidat l’emporter.
La proclamation définitive des résultats par la Cour Constitutionnelle est intervenue dans un climat de respect mutuel. Romuald Wadagni a été officiellement déclaré vainqueur de l’élection présidentielle après une vérification rigoureuse des suffrages exprimés sur l’ensemble du territoire. Ce faisant, la Cour a non seulement validé un résultat, elle a surtout conféré à cette victoire une légitimité indiscutable. Dans un contexte continental où les contentieux électoraux dégénèrent parfois en crises graves, le Bénin a offert l’image rassurante d’un pays où les institutions fonctionnent et où la justice constitutionnelle est respectée par tous.
Ce succès institutionnel n’est pas le fruit du hasard. La CENA et la Cour Constitutionnelle bénéficient désormais d’une expérience accumulée au fil des scrutins précédents. Chaque élection a permis d’améliorer les procédures, de former davantage d’agents, de renforcer les mécanismes de contrôle. Les présidents et membres de ces institutions ont fait preuve d’une abnégation exemplaire, mettant l’intérêt général au-dessus de toute considération partisane. Leur indépendance financière et administrative, garantie par la loi, leur a permis de travailler sereinement sans pression extérieure.

Au-delà des frontières béninoises, cette élection présidentielle a attiré l’attention bienveillante de nombreux partenaires internationaux. Les observateurs présents sur place ont salué un scrutin libre, transparent et régulier. Certains ont même évoqué un modèle pour le continent africain. Cette reconnaissance internationale est une fierté pour le peuple béninois tout entier. Elle montre que l’on peut organiser des élections compétitives et apaisées en Afrique, à condition de disposer d’institutions fortes et indépendantes.
Bien sûr, rien n’est jamais parfait dans une élection. Quelques erreurs isolées ont été signalés çà et là. Mais dans l’ensemble, la CENA et la Cour Constitutionnelle ont su anticiper les difficultés et apporter des solutions rapides. Leur réactivité et leur professionnalisme ont empêché que des problèmes mineurs ne prennent une ampleur démesurée. C’est aussi cela, un travail remarquable : savoir gérer l’imprévu sans jamais perdre de vue l’essentiel, à savoir la sincérité du scrutin et la volonté populaire.
Aujourd’hui, le Bénin tourne une page importante de son histoire avec l’élection de Romuald Wadagni. Mais derrière ce nouveau président, ce sont deux institutions qui sortent grandi de ce processus. La CENA et la Cour Constitutionnelle ont prouvé qu’elles étaient à la hauteur de leurs missions. Elles ont offert au pays une élection propre, crédible et apaisée. Ce travail remarquable mérite d’être connu et salué car il est le socle sur lequel repose la légitimité du nouveau pouvoir. Sans des élections régulières et transparentes, aucune victoire ne peut être pleinement célébrée. Grâce à la CENA et à la Cour Constitutionnelle, la victoire de Romuald Wadagni est une victoire pour toute la démocratie béninoise.
Damien TOLOMISSI