Beach handball : Amazones et Guépards prêts pour le défi africain
Le Bénin amorce la descente pour mieux décoller à Lomé. Alors que la capitale togolaise fait ses derniers réglages en attendant l’arrivée des pays participants au premier Championnat d’Afrique des Nations de beach handball, les sélections nationales observent le même rythme. C’est le cas du Bénin qui répète ses gammes à la plage de Fidjrossè depuis lundi 20 avril. Les joueurs et joueuses retenus pour cet ultime bloc se sont entraînés sous la houlette des staffs techniques, mais dans un rythme modéré pour bien économiser leur énergie et mieux aborder le tournoi.
Albéric Tito et Coffi Quenum pour les exercices physiques, Solange Adégnika, Léonce Linta, Guy Kouassi, Viviane Agbédé et Aimé Sèbio à la coordination technique, la machine a bien tourné ce lundi matin dans le sable de la plage de Fidjrossè. Les séances qui vont se multiplier jusqu’à la veille du départ des deux sélections nationales pour Lomé 2026 vont se dérouler sous un rythme particulier. C’est la phase d’affûtage pendant laquelle le travail connaît une baisse en volume mais une hausse en intensité. À cette étape, le nombre de séances est réduit pour favoriser une bonne récupération des athlètes. L’objectif est d’espérer une surcompensation au moment d’entrer dans le vif du sujet.
Rien n’est laissé de côté. Les préparateurs physiques ont fini de mesurer les capacités des joueurs à travers des exercices variés, riches et millimétrés. Le relais est parfaitement géré par les sélectionneurs. Les schémas tactiques sont bien animés, tant en groupe qu’en individuel. Les Béninois ont bien amorcé la descente pour mieux lancer leur compétition dès le 24 avril. Le championnat d’Afrique des nations de beach handball sera sans répit. Les sélections vont enchaîner les matches en journée. C’est pourquoi les techniciens béninois continuent de mettre un point d’honneur sur les marquages qui rapportent le plus de points, notamment le kung fu, les 360 degrés et l’implication des jokers.

Ces phases de jeu ont essentiellement meublé la séance du lundi et devront se poursuivre, tout en gardant à l’esprit la condition physique. Albéric Tito, préparateur physique de la Fédération béninoise de handball, a expliqué que l’équipe travaille pour améliorer la vitesse, la puissance et l’agilité. L’objectif est d’atteindre le pic de forme à Lomé. Léonce Linta, sélectionneur national, a ajouté que les derniers réglages sont en cours. Le niveau est très élevé. Il a confié avoir du mal à réduire la liste des joueuses tellement la qualité et le comportement des athlètes sont bons. Tout le monde est conscient de l’enjeu.
Imorou Choukouratou, capitaine de la sélection féminine de beach handball, a rassuré au terme de la séance de lundi. Elle a affirmé que l’équipe travaille sur la défense, les techniques en infériorité numérique et la montée rapide. L’ambiance du groupe est bonne et tout le monde est prêt à relever le défi. Pour ce championnat, le Bénin entame ses matches par la Tunisie chez les hommes, le 24 avril à 9 heures. Les dames entrent en compétition à 10 h 40 face au Kenya. Dans l’après-midi, le Bénin affronte le Kenya chez les hommes puis le Mali dans le tableau féminin.
Etienne YEMADJE