Nicéphore Soglo sur la tournée diplomatique du président Wadagni : « C’est formidable ! »

 Nicéphore Soglo sur la tournée diplomatique du président Wadagni : « C’est formidable ! »

« Je suis l’homme le plus heureux ! » Voilà ce qu’a lancé avec émotion Nicéphore Dieudonné Soglo, l’ancien Président du Bénin, en voyant les premiers pas diplomatiques de Romuald Wadagni. L’actuel Chef de l’État, successeur de Patrice Talon, a choisi une stratégie audacieuse. Il privilégie la proximité avec les voisins immédiats avant de s’adresser au reste du monde. Cette approche, simple en apparence, vient de recevoir une bénédiction rare. Un monument de la politique béninoise, un homme qui a porté lui-même l’écharpe présidentielle, a exprimé une joie presque contagieuse. Son enthousiasme n’est pas feint. Il est total, vibrant et sans aucune retenue.

Nicéphore Soglo a observé chaque déplacement avec l’attention d’un sage. Il a vu Romuald Wadagni s’envoler vers le Nigeria pour serrer la main du géant Bola Tinubu. Il l’a ensuite suivi au Niger, puis au Burkina Faso, ces pays frères de l’AES avec lesquels le Bénin partage tant de choses. À chaque étape, l’ancien Chef de l’État sentait son cœur s’emballer un peu plus. « Il est allé d’abord voir Tinubu, le géant du Nigeria, puis les voisins de l’AES ! C’est formidable ! Il a brisé les chaînes ! » a-t-il confié, laissant éclater une émotion rare dans le cercle souvent feutré des anciens dirigeants. Puis il a ajouté, avec une fierté presque paternelle : « Je l’ai appelé pour le féliciter. » Ce geste, en apparence anodin, en dit long sur la portée de cette diplomatie naissante.

Ce cri du cœur de Nicéphore Soglo n’est pas une simple parole en l’air. Il résonne comme une onction républicaine, une sorte de passage de témoin immatériel mais puissant. Le doyen de la politique béninoise a martelé une règle d’or que trop de dirigeants oublient. Il est impératif de régler les problèmes avec les pays frontaliers avant de se tourner vers les partenaires internationaux. Cette philosophie, simple et profonde, Wadagni l’a faite sienne. Le nouveau Président a frappé à la bonne porte. Il cultive la diplomatie de proximité, celle qui tisse des liens solides entre voisins qui partagent les routes, les marchés, les fleuves et les défis sécuritaires.

Ce soutien de poids conforte Romuald Wadagni dans sa dynamique. Le Président ne ralentit pas l’allure. Il poursuit son marathon diplomatique avec une énergie qui force le respect. Un par un, les maillons se serrent. Un par un, les murs tombent. Grâce à cette approche humble et intelligente, le Bénin se construit une place de choix au soleil de l’Afrique de l’Ouest. Et si un homme aussi respecté que Nicéphore Soglo le martèle, c’est sans doute que le pays est entre de bonnes mains.

Damien TOLOMISSI

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