Trois capitales en sept jours : Romuald Wadagni, l’ambassadeur d’une Afrique qui gagne

 Trois capitales en sept jours : Romuald Wadagni, l’ambassadeur d’une Afrique qui gagne

Le monde a les yeux tournés vers le Bénin, et le président Romuald Wadagni le sait. En une semaine à peine, du 13 au 20 juillet 2026, il a posé des jalons diplomatiques qui dessinent les contours d’une nouvelle Afrique, celle qui dialogue, qui s’engage et qui s’affirme. Une visite de travail en Éthiopie, une visite d’État au Tchad, et sa première participation au sommet ordinaire des chefs d’État de la CEDEAO à Freetown. Trois étapes, trois symboles d’une diplomatie béninoise qui s’affirme et se déploie avec audace.

Premier arrêt, l’Éthiopie. Le lundi 13 juillet, le chef de l’État béninois foulait le sol d’Addis-Abeba pour une visite de travail. Une étape symbolique, dans un pays qui abrite le siège de l’Union africaine, et qui incarne le renouveau politique et économique du continent. Invité d’honneur de la retraite stratégique d’Afreximbank qui rassemble les plus grandes figures de la finance et de la gouvernance africaine, le chef de l’État béninois a ouvert le panel inaugural consacré à un sujet aussi sensible que crucial pour l’avenir du continent : les raisons profondes des échecs répétés de l’industrialisation en Afrique. Devant un auditoire composé de décideurs publics, d’opérateurs économiques et d’experts internationaux, il a livré une analyse sans complaisance qui a su convaincre par sa lucidité et sa rigueur. L’entretien privé avec le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a d’ailleurs permis d’ouvrir des perspectives de coopération concrètes dans les domaines de l’industrie manufacturière, de l’agriculture et des infrastructures. En tissant des liens solides avec l’Éthiopie, le Bénin élargit son horizon au-delà de l’espace francophone traditionnel et s’affirme comme un acteur résolument panafricain, pragmatique et tourné vers les résultats.

Deux jours plus tard, le président poursuivait sa route vers le Tchad. Cette fois, il s’agissait d’une visite d’État, en présence du président Mahamat Déby Itno et profiter pour participer à la rencontre dédiée à la gestion durable des ressources hydriques. Pour le Bénin, cette rencontre continentale revêt une importance particulière. Elle constitue une opportunité exceptionnelle de présenter les initiatives engagées dans les domaines de l’eau et de l’assainissement, tout en consolidant les partenariats susceptibles d’accompagner les projets nationaux. Le président Romuald Wadagni, dont l’engagement pour les questions environnementales est connu, a d’ores et déjà multiplié les échanges informels avec ses homologues et les représentants des institutions financières internationales. Sa vision pour le Bénin, qui place la gestion durable des ressources au cœur du développement, trouve un écho favorable dans les discussions en cours.

Mais le temps fort de cette semaine diplomatique restera sans doute le dimanche 20 juillet. A Freetown, la capitale de la Sierra Leone, le président Romuald Wadagni prenait part à son tout premier sommet ordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Une première historique pour le nouveau chef de l’État béninois, qui a fait son entrée dans le cercle restreint des dirigeants de la sous-région. Entouré de ses homologues ouest-africains, il a porté la voix du Bénin sur les grands enjeux régionaux : sécurité, intégration économique, transformation numérique et lutte contre les changements climatiques.

Trois rendez-vous en sept jours. Trois capitales. Trois messages forts. Ce rythme soutenu témoigne de l’ambition du président Wadagni pour son pays. Le Bénin n’est plus simplement un acteur discret de la scène internationale. Il se positionne comme un partenaire crédible, un modèle de transformation et un pôle d’attractivité pour les investisseurs. La diplomatie béninoise se veut désormais proactive, ouverte et résolument tournée vers l’avenir.

En choisissant d’être présent sur tous les fronts, le président Romuald Wadagni envoie un signal plus qu’édifiant : le Bénin est prêt à jouer un rôle de premier plan dans la construction d’une Afrique unie, prospère et souveraine. Et ce n’est qu’un début.

Damien TOLOMISSI

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