Dadah Bokpè Houézrèhouèkè : « Réconcilier l’homme et la nature »

 Dadah Bokpè Houézrèhouèkè : « Réconcilier l’homme et la nature »

Selon la sagesse de Dadah Bokpè Houézrèhouèkè, la réconciliation est le pont entre l’ombre et la lumière, entre l’homme et sa propre essence. Elle ne se trouve pas dans les discours mais dans l’union intérieure, première étape vers l’harmonie avec la nature et le divin. L’homme, maître de la Terre, ne peut dominer le monde qu’en maîtrisant d’abord son esprit. La paix véritable naît de cette unité retrouvée, seule source de liberté durable et de grâce. Lisez plutôt !!!

« La réconciliation est le fruit de l’union entre ce qui est séparé, entre ce qui a été divisé par les erreurs du passé ou par les illusions du présent. Elle est le mouvement qui ramène à l’unité première, celle qui existait avant toute chose, lorsque la lumière était une et que l’harmonie régnait dans le cœur du monde. Cette unité originelle, les sages l’ont toujours enseignée, et nous devons la retrouver pour que la liberté puisse enfin s’installer dans nos vies. La liberté n’est pas une conquête extérieure, elle naît de l’intérieur lorsque nous acceptons de nous réconcilier avec nous-mêmes, avec nos ombres et nos faiblesses, pour les transformer en force et en clarté.

L’ombre ne doit pas être rejetée car elle fait partie de la lumière. Elle est son complément, son autre face, l’absence momentanée qui permet à la lumière d’être reconnue et appréciée. Sans l’ombre, la lumière perdrait son sens, et l’homme ne pourrait mesurer la profondeur de sa propre existence. La paix ne se trouve pas dans les discours. Elle est une énergie que l’on doit cultiver en soi avant de la porter vers les autres. L’homme qui cherche la paix à l’extérieur sans l’avoir trouvée en lui-même s’égare. La véritable paix est celle que l’on ressent chaque jour et qui rayonne autour de nous. L’homme moderne est trop préoccupé par le monde extérieur. Il court après des réussites qui ne le rendent pas meilleur, il accumule des biens qui ne remplissent pas son âme. S’il prenait le temps de se tourner vers l’intérieur, il découvrirait une source inépuisable de sagesse. La réconciliation avec soi-même est la première étape sur ce chemin. L’intérieur et l’extérieur doivent être en harmonie, car tout est lié. Le déséquilibre intérieur se reflète dans le monde, et le chaos du monde nourrit le trouble intérieur. Pour briser ce cercle, il faut commencer par le cœur de l’être, là où la paix peut être cultivée avec soin.

La réconciliation est une nécessité pour élever l’homme vers sa conscience supérieure. Cette conscience, souvent endormie, porte en elle la force de la paix. L’inconscient contient les peurs et les blessures du passé, mais la conscience supérieure peut les apaiser et les transformer en sagesse. Lorsque l’homme du passé, du présent et du futur sont en harmonie, il n’y a plus de conflit intérieur. Tout devient un, tout se fond dans une même lumière, celle qui éclaire le chemin et guide les pas. Le Seigneur, cette force universelle qui dépasse les mots, est proche de l’homme, mais l’homme ne le reconnaît pas. Il le cherche dans le trouble et les illusions. Il préfère le bruit au silence, l’agitation à la contemplation. Pourtant, la lumière est là, toujours présente, qui attend que l’on tourne les yeux vers elle. La réconciliation est le pont qui relie l’humain au divin, le fini à l’infini.

Dans la nature, nous voyons la manifestation de cette dualité. Les animaux de lumière et les animaux d’ombre coexistent. La chouette et l’aigle, la chèvre et le lion, illustrent cette complémentarité. Ils ne se combattent pas, ils vivent selon leur nature. L’homme pourrait accepter que l’ombre n’est pas un ennemi, mais une partie de lui-même à intégrer. C’est dans cette intégration que naît la réconciliation véritable. Le pouvoir de la réconciliation est immense car il permet de remodeler le destin. Après une dispute, elle rétablit la douceur, elle plante la paix là où il y avait la guerre. Le karma s’accroche tant que la réconciliation n’a pas eu lieu. Les chaînes du passé se dénouent lorsque l’on accepte de faire la paix avec soi-même et avec les autres. La réconciliation libère et ouvre les portes qui semblaient fermées.

Mais l’homme porte aussi une responsabilité envers la nature. Il doit se réconcilier avec elle car il en est le gardien. S’il reste prisonnier de ses désirs égoïstes, il ne trouvera jamais l’équilibre. La paix véritable est un équilibre entre l’homme, la nature et Dieu. Elle ne peut être atteinte par des discours vides, mais par une action profonde et sincère. Dieu n’a pas besoin de réconciliation avec l’homme car Il est au-dessus de toute division. Mais l’homme a besoin de se réconcilier avec Dieu car il s’en est éloigné. La lumière de la réconciliation est une boussole pour retrouver le chemin de l’unité. Elle nous aide à retrouver notre propre essence et à nous réintégrer dans le grand tout. L’homme a été chargé de gérer la Terre, d’en être le protecteur. Il a sous-estimé la nature, il a cru qu’il pouvait la dominer par la force. Mais la force physique est limitée. Ce n’est que par l’esprit qu’il peut agir sur le monde. L’homme doit comprendre que sa puissance ne réside pas dans ses machines, mais dans sa capacité à s’élever spirituellement.

Le changement climatique est un exemple de la confusion de l’homme. Il croit pouvoir contrôler le climat par des mesures politiques, mais il ignore que la Terre a toujours connu des transformations profondes. L’homme doit s’adapter aux circonstances. L’homme et la nature sont liés, et lorsque l’homme est en paix avec lui-même, il est en paix avec la nature. Sans réconciliation entre les peuples, il ne trouvera jamais l’harmonie avec la nature. Les animaux sont subordonnés à l’homme, mais c’est une subordination de confiance. L’homme doit se connaître lui-même avant de connaître les animaux. La paix naît là où l’on accepte de mettre son ego de côté pour le bien commun. Cela demande du courage et de l’humilité, des qualités rares dans un monde qui valorise la compétition. C’est le seul chemin vers la véritable réconciliation. L’humanité est une seule communauté. Si elle se combat elle-même, elle ne peut pas maîtriser la lumière du monde. Il n’y a pas de paix avec la nature tant qu’il n’y a pas de paix entre les hommes. L’homme doit apporter la concorde dans sa propre maison avant d’agir sur le monde. C’est en atteignant l’harmonie intérieure qu’il peut recevoir la quiétude et la grâce.

L’approche actuelle face aux défis de la Terre est trop superficielle. Elle se concentre sur les symptômes, non sur les causes profondes. L’homme veut dominer la nature sans dominer sa propre lumière. Il cherche à contrôler le climat sans contrôler ses passions. Cela est impossible, car la nature est plus forte que lui et ne se laisse pas dicter ses lois par un être qui ignore les siennes. Seul l’esprit peut reconnaître la véritable force de l’homme. Sans la force spirituelle, la force physique est limitée. Ce n’est que par le Seigneur que l’homme peut agir sur la nature. Les ancêtres connaissaient cette vérité. Au Bénin, les rois n’avaient pas besoin de prévoir la météo car le climat se conformait à leur existence. Cette sagesse est toujours vivante, elle attend d’être redécouverte. L’homme cherche souvent la lumière au mauvais endroit. Il écoute des paroles qui ne sont pas vraies. Tous ceux qui disent connaître la lumière ne la connaissent pas vraiment. Il faut chercher avec le cœur et l’esprit, et non avec les oreilles ou les yeux. Il faut suivre le chemin intérieur, celui que les sages ont tracé depuis des siècles. Puisse la lumière continuer à vous éclairer et vous donner la force de suivre Dieu, dans la paix et dans la réconciliation. »

UNE REFLEXION DE DADAH BOKPÈ HOUÉZRÈHOUÈKÈ

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