Dadah Bokpè Houézrèhouèkè : « Les secrets d’un cœur joyeux face aux épreuves »
Dadah Bokpè Houézrèhouèkè, sage au sourire légendaire, livre une philosophie de vie puisée sur ses propres expériences à travers le monde pour affronter les aléas du quotidien. Il propose des recettes simples, des ingrédients quotidiens qui allègent le cœur et transforment les difficultés en véritables opportunités de grandir. Acceptation des obstacles, autodérision, entourage bienveillant, foi profonde, gratitude et lâcher prise, telles sont les six clés qu’il dévoile pour traverser les tempêtes sans jamais perdre sa joie intérieure face aux vents contraires.
« Mes frères et sœurs, aujourd’hui, je viens avec le cœur ouvert pour vous livrer ce que j’ai appris sur les chemins de mes expériences à travers plusieurs pays. On me demande souvent comment je garde ce sourire qui ne quitte jamais mon visage, même quand les nuages s’amoncellent et que le tonnerre gronde. La réponse n’est pas dans une potion magique, elle est dans une philosophie de vie tissée jour après jour, à force de chutes et de relevés. Je veux partager avec vous ces recettes simples, ces ingrédients quotidiens qui transforment un cœur lourd en un cœur léger.
La première recette, et peut être la plus essentielle, est d’accepter que les obstacles ne sont pas des ennemis mais des compagnons de route. La route la plus droite n’est pas toujours la plus belle. Les montées, les descentes, les cailloux, tout cela fait partie du voyage. Si vous passez votre temps à maudire chaque pierre, vous n’aurez plus d’énergie pour admirer le paysage. J’ai appris à saluer chaque difficulté comme on salue un voisin. Je me dis que cette épreuve est là pour me forger, pour me rappeler que je suis vivant et que je dois me dépasser. Quand vous changez votre regard sur l’obstacle, il perd de sa force et vous gagnez en sérénité. Accueillez les soucis comme des invités qui ne resteront pas longtemps.
La deuxième clé du sourire permanent, c’est l’humour. L’autodérision est une arme redoutable contre la tristesse. Quand vous apprenez à rire de vous même, vous désarmez les critiques et vous allégez vos propres fautes. J’ai souvent chanté mes maladresses et mes amours contrariés, parce que derrière chaque larme se cache une perle de rire. Prenez une situation désespérée et cherchez en elle le côté burlesque. Il y en a toujours un. L’humour est comme le sel dans la sauce, sans lui tout devient fade. Ne prenez pas la vie trop au sérieux, elle n’en vaut pas la peine. Gardez cette étincelle de gaieté qui vous permet de voir le verre à moitié plein.
Troisième conseil fondamental, entourez vous de bonnes personnes, de celles qui vous tirent vers le haut. Le sourire est contagieux mais la morosité aussi. Si vous passez votre temps avec des gens qui ne voient que le mauvais côté, votre visage finira par s’assombrir. J’ai choisi de m’entourer d’âmes joyeuses qui me rappellent pourquoi je me lève chaque matin. La famille, les vrais amis, les voisins bienveillants, ce sont eux qui vous tendent la main quand vous trébuchez. Un sourire partagé devient plus grand, une peine partagée devient plus petite. Faites le tri, gardez ceux qui vous apportent de la lumière et éloignez vous de ceux qui éteignent votre flamme.
La quatrième recette touche à ce qu’il y a de plus profond en nous, la foi et la spiritualité. Que vous croyiez en Dieu, aux ancêtres ou à l’énergie de l’univers, sachez que nous ne sommes pas maîtres de tout. Parfois nous nous épuisons à vouloir contrôler ce qui nous dépasse. J’ai appris à déposer mes fardeaux entre les mains de Celui qui voit plus loin. Je prie, je médite, je confie mes inquiétudes et je reprends ma route allégée. Cette confiance m’aide à accepter ce que je ne peux changer. Quand vous savez que vous êtes guidé, même les pires tempêtes deviennent des occasions de renforcer votre foi.
Cinquièmement, cultivez la gratitude chaque jour. Le matin, remerciez pour la vie, pour le toit, pour la nourriture. Le soir, faites le bilan des petites joies qui ont émaillé votre journée. La gratitude détourne notre regard des manques pour le poser sur les dons. J’ai connu des jours de vaches maigres mais j’ai toujours trouvé une raison de remercier. Un rayon de soleil, une parole gentille, ces riens font toute la différence. Essayez, votre sourire deviendra plus spontané.
La sixième leçon, je la tiens d’une vieille femme de mon village qui disait toujours de lâcher prise. Combien de nuits avons nous passées à ressasser ce que nous ne pouvons changer ? La sagesse consiste à donner le meilleur de soi même, puis à accepter le résultat. S’accrocher à ce qui nous échappe, c’est comme vouloir retenir l’eau avec ses mains. Apprenez à relâcher la pression, à dire que vous avez fait votre possible et que le reste ne vous appartient pas. Cette sérénité vous permettra d’avancer léger.
Enfin, prenez soin de votre corps, ce véhicule que vous utilisez pour parcourir le monde. Un sourire vient aussi d’un corps en paix. Dormez, mangez, bougez, dansez, chantez. Je marche souvent, je respire l’air du matin et je regarde les arbres. Cela me recharge comme une batterie. Offrez vous des plaisirs simples, un fruit sucré, une musique entraînante, une conversation avec un enfant. Ces moments de douceur vous rappellent que la vie n’est pas qu’une course.
Le sourire n’est pas une posture, c’est une décision intérieure, une respiration de l’âme. Il ne vient pas de l’absence de problèmes mais de la présence d’une force qui les dépasse. Chaque matin, choisissez de sourire et vous verrez la journée prendre une teinte différente. Les obstacles viendront, mais vous serez armé de ces recettes. Acceptez, riez, entourez vous de lumière, croyez, remerciez, lâchez prise et chérissez vous. La vie est un don trop précieux pour la passer le visage fermé. Ouvrez grand votre cœur, laissez le soleil entrer, et que votre sourire soit le reflet de cette sagesse qui nous habite tous. Je vous dis à bientôt, toujours avec le sourire. »
UNE REFLEXION DE DADAH BOKPÈ HOUÉZRÈHOUÈKÈ


