Cent jours à l’épreuve du terrain : Un peuple, un regard
Cent jours, ni plus ni moins. C’est le temps qu’il faut souvent pour qu’un nouveau capitaine donne le cap à son navire. Pour le président Romuald Wadagni, ces cent premiers jours de mandat ont été marqués par une série d’actions et de promesses. Plusieurs Béninois pami ceux qui vivent au quotidien les décisions prises à la tête de l’État se sont prononcés.
Dès les premières semaines du septennat, le président a tenu une promesse électorale majeure en ordonnant la prise en charge systématique des urgences vitales dans tous les hôpitaux et centres de santé publics. Cette décision, annoncée le 3 juin 2026, répond à une réalité douloureuse que trop de familles ont connue. Le gouvernement a débloqué un milliard de francs pour permettre aux formations sanitaires de constituer des stocks d’intrants indispensables. Le président Wadagni a lui-même affirmé qu’aucune vie ne doit plus être perdue faute de moyens financiers. Dans le service des urgences du Centre hospitalier universitaire de Cotonou, nous avons recueilli le témoignage de Mathieu, un père de famille dont l’enfant a été admis en urgence. Il confie, la voix encore émue : « Mon fils a été pris en charge sans que je débourse un seul franc. Avant, j’aurais dû courir après de l’argent, perdre du temps précieux. Aujourd’hui, je bénis cette mesure. Elle sauve des vies, c’est aussi simple que cela. » Conscient que la prise en charge des patients nécessite des infrastructures fonctionnelles, l’exécutif a également alloué dix milliards de francs pour améliorer l’accès à l’eau et à l’électricité dans les établissements de santé. Une sage-femme interrogée dans une maternité de Porto-Novo ajoute : « Nous avions des coupures d’électricité récurrentes, ce qui compromettait la conservation des vaccins. Depuis quelques semaines, les travaux ont commencé. On sent que l’État veut vraiment changer les choses. »
L’éducation a également été au cœur des premières actions du nouveau régime. La gratuité de la scolarité des filles, qui concernait auparavant uniquement le premier cycle au niveau national et vingt communes pour le second cycle, a été généralisée à toutes les filles de la maternelle jusqu’à la terminale dans l’enseignement public. Cette mesure, effective dès la rentrée 2026-2027, allège le fardeau des familles et encourage la scolarisation des jeunes filles jusqu’au bout du cursus secondaire. Pour accompagner cette réforme, le gouvernement a décaissé vingt milliards de FCFA afin de renforcer l’accès à l’eau potable et à l’électricité dans les établissements publics qui en sont dépourvus. Dans un collège d’Abomey-Calavi, Clarisse, mère de trois filles raconte sourire aux lèvres : « Je payais des frais de scolarité élevés pour mes aînées, et je me demandais comment je ferais pour la troisième. Cette gratuité est une bouffée d’oxygène. Mes filles pourront poursuivre leurs études sans que je doive m’endetter. » Un enseignant, présent à ses côtés, renchérit : « L’État ne se contente pas d’exonérer les parents, il améliore aussi les conditions d’apprentissage. L’eau et l’électricité dans les écoles, c’est un gain de dignité pour nous tous. »
Dans le secteur commercial, le gouvernement a répondu favorablement à une doléance récurrente des commerçants en réduisant les redevances mensuelles dans les marchés modernes. Cette baisse, qui varie entre quinze et trente pour cent selon la catégorie des marchés, est entrée en vigueur en juillet 2026. À Cotonou, les redevances sont passées de 18 000 à 12 000 FCFA pour certaines catégories et de 21 000 à 15 000 FCFA pour d’autres. Les marchés régionaux ainsi que les pôles Tokpa Yôyô et Tokpa Daho ont également bénéficié de cette mesure. L’objectif est de renforcer l’accessibilité financière de ces espaces et de favoriser leur occupation optimale. Au marché de Gbégamey, Awa, vendeuse de tissus explique : « Avant, je payais 18 000 francs par mois, aujourd’hui je ne paye plus que 12 000. C’est une différence qui compte à la fin du mois. Cela me permet de réinvestir un peu plus dans ma marchandise. Le président a écouté les commerçants, et cela se voit. » Un autre commerçant, spécialisé dans les articles électroniques, abonde : « Cette mesure redonne espoir. Les charges baissent, on peut respirer. On espère que cela continuera. »
Le monde agricole n’a pas été oublié. Les producteurs de quatre filières stratégiques, le riz, le coton, le soja et l’anacarde, bénéficieront de primes spécifiques si la production nationale atteint certains plafonds. Pour le coton, une prime de dix francs par kilogramme est prévue si la production atteint 700 000 tonnes. Des objectifs similaires ont été fixés pour les autres filières, avec 350 000 tonnes pour le riz, 450 000 tonnes pour le soja et 200 000 tonnes pour l’anacarde. Le porte-parole du gouvernement a expliqué que ces secteurs ont été choisis parce qu’ils sont les plus organisés et structurés. Cette mesure vise à récompenser l’effort productif, à renforcer les revenus des exploitants et à sécuriser l’approvisionnement des unités de transformation locales, tout en consolidant la place du Bénin comme puissance agricole de référence en Afrique de l’Ouest. Dans la vallée de l’Ouémé, Basile, un riziculteur, le regard déterminé confie : « On nous a toujours promis des primes, mais rarement on les a vues. Cette fois, le gouvernement a mis des chiffres clairs et des objectifs réalisables. Si on atteint les 350 000 tonnes, on touchera quelque chose. Cela nous motive à travailler davantage. » Son voisin, planteur de soja, ajoute : « On sent que l’État veut vraiment structurer la filière. Ce n’est pas une promesse en l’air, c’est un contrat. »
Parallèlement à ces réformes, le président déploie une diplomatie active et séduisante. Multipliant les déplacements et les rencontres de haut niveau, il a conquis plusieurs capitales par son éloquence et sa vision moderne du développement. Ses discours, mesurés mais fermes, portent un message d’ouverture et de confiance qui séduit investisseurs et partenaires techniques. Le président Wadagni cultive un art de la séduction politique fait d’écoute, de respect mutuel et de propositions concrètes. Il sait mettre en avant les atouts du Bénin, sa stabilité, sa jeunesse dynamique et son potentiel agricole, pour convaincre les partenaires étrangers de s’engager aux côtés du pays. Cette stratégie porte déjà ses fruits, plusieurs entreprises internationales ayant annoncé leur intention d’investir dans les zones économiques spéciales béninoises. Un jeune entrepreneur, installé à la zone industrielle de Glo-Djigbé, livre son sentiment : « On voit le président porter la voix du Bénin partout. Cela donne une image forte et rassurante. Les investisseurs commencent à nous regarder différemment. C’est bon pour les affaires et pour l’emploi. »
Cette diplomatie ne se limite pas aux cercles des affaires. Le chef de l’État s’attache à soigner l’image du Bénin sur le plan culturel en promouvant ses richesses artistiques et touristiques. Il a lancé une campagne de promotion des sites historiques et des festivals qui attirent de plus en plus de visiteurs étrangers. En trois mois, le nombre de touristes a connu une hausse sensible grâce à une communication habile et une politique de visas simplifiée. Un guide touristique à Ouidah, visiblement enthousiaste, témoigne : « Nous recevons beaucoup plus de visiteurs qu’avant. Les étrangers sont curieux de découvrir notre histoire et notre culture. Le président a compris que le tourisme est une vitrine pour le pays. » Ces gestes, empreints de chaleur humaine et de sincérité, renforcent le lien entre le Bénin et ses enfants dispersés à travers le monde.
En quelques mois, le gouvernement a posé des jalons solides pour un septennat placé sous le signe du social, du développement économique et du rayonnement international. Le président Romuald Wadagni semble déterminé à conjuguer action locale et influence globale pour faire du Bénin un modèle de gouvernance et un partenaire incontournable sur le continent. Les Béninois, eux, regardent avec attention et espérance la suite de ce chemin. Comme le résume si bien ce vieux sage rencontré à Parakou : « Cent jours, c’est court, mais on voit déjà une volonté de changer les choses. Si on continue sur cette lancée, le Bénin ira loin. ».
LA REDACTION


