Dadah Bokpè Houézrèhouèkè : «Paix et liberté, une même essence » 

 Dadah Bokpè Houézrèhouèkè : «Paix et liberté, une même essence » 

Dans cet article, Dadah Bokpè Houézrèhouèkè livre une réflexion profonde sur la liberté, bien loin des idées reçues. Pour lui, la liberté ne se trouve ni dans les biens matériels ni dans l’absence de contraintes. « La liberté n’apparaît que lorsque l’homme est en harmonie avec la lumière supérieure », affirme-t-il. Il invite chacun à chercher cette lumière intérieure, à équilibrer le donner et le recevoir, et à cultiver la paix en soi. Une sagesse qui éclaire la compréhension de la liberté véritable et de son lien indissociable avec la paix intérieure. Lisez plutôt !!!

« Chers enfants de la vérité, c’est avec un cœur apaisé et un esprit éclairé que je m’adresse à vous aujourd’hui pour partager ma vision de la liberté. Nous avons souvent évoqué ce sujet ensemble, sans toutefois nous arrêter sur ses détails les plus profonds. Le moment est venu de plonger dans cette réflexion, car la liberté n’est pas un simple mot que l’on prononce à la légère. Elle est une quête intérieure, une lumière que chacun doit apprendre à découvrir en soi. Pour qu’une personne puisse être véritablement libre, elle doit d’abord comprendre ce que sont la patience, la jalousie et l’envie. Elle doit aussi saisir le fondement de la raison et révéler en elle la lumière du donner et du recevoir. Cette lumière ne se trouve pas dans les objets du monde, mais dans l’espace et le temps que nous traversons avec nos pensées et nos actions. Je vous pose une question simple : à quoi pensent les hommes quand ils entendent ou parlent de liberté ? La plupart croient qu’ils peuvent tout faire et ne rien devoir à personne. Ils imaginent la liberté comme une absence de contraintes, un droit absolu d’agir selon leurs seuls désirs. Pourtant, cette compréhension est exactement ce qui les maintient dans le manque de liberté. En effet, lorsque l’on pense que la liberté consiste à ne rendre de comptes à personne, on se lie en réalité à ses propres limites et à ses propres illusions. Le défaut de liberté dans la compréhension humaine vient de cette contrainte intérieure que l’on s’impose à soi-même, celle de faire, penser ou ressentir sans jamais trouver l’équilibre.

Au sens divin, la liberté est définie tout autrement

Elle est la recherche constante de la lumière de l’équilibre entre ce que le Seigneur nous a donné et ce que nous faisons de ces dons. La liberté n’apparaît véritablement que lorsque l’homme est en harmonie avec cette lumière supérieure. Prenons un exemple concret. Un cultivateur qui reçoit la pluie sur ses champs peut se sentir libre lorsqu’il accepte avec gratitude cette eau venue du ciel et qu’il l’utilise avec sagesse pour faire pousser ses récoltes. Il ne cherche pas à contrôler la pluie, il l’accueille et agit en accord avec elle. De même, l’homme n’est pas libre par nature tant qu’il ne porte pas en lui la lumière du Seigneur. Il ne s’agit pas de la liberté apparente ou de l’illusion que l’on perçoit souvent autour de soi, comme ces vacances lointaines ou ces biens matériels que l’on accumule. Cette vraie liberté vient de l’intérieur. Elle est comme un éclair silencieux qui n’a pas besoin de mots pour se faire comprendre. Elle est une énergie discrète, présente jusque dans le sable du désert, proche de la lumière de la création elle-même.

Que pouvons-nous dire alors de celui qui est enfermé dans une prison physique ?

Beaucoup pensent que la liberté lui est totalement retirée. Mais réfléchissons ensemble. Le désir de liberté est alors très lié à cette existence humaine elle-même. Un prisonnier peut être libre dans son esprit tandis qu’un homme libre en apparence peut être prisonnier de ses propres tourments. J’ai connu des personnes enfermées entre des murs qui rayonnaient d’une paix intérieure si grande qu’elles semblaient plus libres que les passants dans la rue. La lumière de l’esprit ne peut pas être enfermée par des barreaux. Elle dépend de la manière dont la personne agit dans son esprit, dont elle accepte sa situation et dont elle choisit de grandir intérieurement.

La liberté ne se cherche donc pas dans la nature extérieure. Elle n’est pas au bout d’un voyage ou dans un pays lointain. C’est une lumière qui émane du Soi supérieur et qui ne peut être ressentie que par l’état de l’être spirituel. La liberté est un sentiment, un sentiment que personne ne peut restreindre car il appartient à l’âme. Elle naît lorsque l’on est en harmonie, en équilibre avec cette lumière supérieure. Cette lumière apparaît lorsque l’on comprend comment mettre en balance le donner et le recevoir. Par exemple, dans une famille, la liberté de chacun existe dans la mesure où l’on respecte la liberté de l’autre. Si un parent cherche à imposer sa volonté sans écouter son enfant, la liberté de l’enfant est réduite et, par ce geste, la liberté du parent elle aussi s’effrite. Notre propre liberté s’arrête là où commence celle de notre prochain. Ainsi, l’homme doit toujours faire primer le libre arbitre sur toute tentative de contrôle.

Quand on parle de liberté, on a l’impression d’être en paix

La paix et la liberté sont en réalité une seule et même chose. Sans paix, il n’y a pas de liberté, et sans liberté, il n’y a pas de vraie paix. L’homme doit être libéré dans son cœur des vices de ce monde, comme la colère, la rancune ou l’orgueil, afin de pouvoir accueillir la paix en lui. Mais comment la paix se manifeste-t-elle face aux provocations ? Sachez qu’il n’y a personne qui ait trouvé la paix sans avoir traversé des épreuves. Je pense à ces conflits familiaux qui nous poussent à la réflexion ou à ces tensions au sein des communautés qui nous obligent à grandir. Chaque situation est différente et nécessite des expériences variées. Il n’y a pas de chemin unique, mais une multitude de sentiers qui mènent tous à la même vérité.

En ce moment même, en différents endroits du monde, des menaces de guerre sont proférées et de violents conflits meurtriers occupent des territoires. Des vies sont brisées, des valeurs sont piétinées. Comment créer la liberté et la paix quand la guerre menace ? Il faut chercher à tout prix la voie diplomatique, la négociation, et mettre en lumière les efforts faits pour la paix. La diplomatie doit être soutenue par un accompagnement spirituel digne, car trop souvent nous oublions d’évoquer Dieu dans nos activités et nos efforts échouent par manque de cette élévation. Si la guerre a déjà commencé, il faut faire une pause, réfléchir et se demander comment instaurer la paix. La paix et la liberté ne fonctionnent que si l’on porte la paix en soi. On ne peut pas créer la paix à l’extérieur sans la désirer intérieurement. La lumière de la joie et de la paix est une seule chose. Si nous parvenons à développer l’amitié entre nous, entre nos communautés et entre nos peuples, la paix naît naturellement et la liberté suit. Prenons l’exemple de deux villages voisins qui se disputent l’accès à l’eau. S’ils choisissent le dialogue et le partage, ils découvrent que la liberté de chacun est préservée et que la paix s’installe durablement.

Une question m’a été posée concernant les personnes décédées. La mort les rend-elle libres ? Les personnes qui ont quitté la Terre sont-elles vraiment libérées des vices de ce monde ? Je réponds que cela dépend du niveau où se trouve la personne décédée. Il y a des zones dans l’au-delà qui sont en dehors de l’espace et du temps, mais qui ne sont pas encore dans l’unité divine. C’est seulement dans l’unité divine qu’il y a l’infini et la liberté totale dans le fait d’être. Ainsi, même dans l’au-delà, il peut y avoir une absence de liberté pour certaines âmes qui n’ont pas encore trouvé la lumière.

On m’a aussi demandé comment l’argent et la liberté sont liés. L’argent est un moyen pour atteindre une fin. Si la puissance de l’argent est utilisée pour réaliser la liberté, alors cette énergie est cohérente. Mais si l’homme abandonne la paix en lui-même pour rechercher uniquement la lumière de l’argent, il se trompe de chemin. S’il souhaite la lumière de la matière, il sera lié par cette matière. S’il souhaite la lumière du divin, il sera libre. Un commerçant honnête qui utilise ses gains pour aider sa communauté et subvenir aux besoins de sa famille sans avarice connaîtra une liberté intérieure que l’avare ne connaîtra jamais.

Il faut toujours se rappeler que la lumière du moi supérieur réside en chacun de nous. Si l’homme cherche la paix, la lumière de la liberté en lui, il trouvera le bonheur souhaité. Lui-même est la lumière de ce qui est nécessaire pour atteindre cette attitude. Depuis ce centre intérieur, il détermine la posture des autres par son propre comportement. Cette compréhension que je vous offre aujourd’hui touchera beaucoup de gens et les incitera à réfléchir. La liberté va croître dans les cœurs et la contenance des gens entraînera moins de conflits. Le moi supérieur et le moi inférieur ne font qu’un quand on a développé l’harmonie en soi. La paix est la clé et la lumière de la paix commence par soi-même.  Que la paix royale vous accompagne, chers enfants de la vérité, et que Dieu vous bénisse en liberté. »

UNE REFLEXION DADAH BOKPE HOUEZREHOUEKE

Articles similaires

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *