Dadah Bokpè Houézrèhouèkè : « L’ombre et la lumière du mensonge »
Né de la nécessité pour l’homme de comprendre la présence étrangère, le mensonge selon Dadah Bokpè Houézrèhouèkè est devenu un sport communautaire qui imprègne nos sociétés. Pourtant, il peut devenir un outil de sagesse lorsqu’il nous invite à réfléchir sur nous-mêmes. La clé réside dans l’intention : semer la paix ou la discorde, chercher la lumière divine ou servir l’obscurité. L’homme doit apprendre à manier cette force avec discernement pour retrouver sa place dans l’Ordre divin.
« Le mensonge est une force immense qui déclenche des effets considérables dans notre monde. Il se trouve dans une lumière impure, là où la clarté divine ne peut pleinement pénétrer. Le mensonge est né de la nécessité, car l’homme devait apprendre la signification de la présence étrangère. Mais l’homme a abusé de cette situation, et c’est de là que le mensonge est apparu. La lumière de la création n’a plus pu arrêter ce phénomène, compte tenu des lois immuables établies et régissant notre vaste univers. L’homme reçoit le mensonge à partir de l’incertitude sur son propre être, parce qu’il est accessible à la vibration du monde souterrain, de ce qui est inférieur. Il a refusé de se confronter à l’Ordre divin et n’était plus en accord avec Dieu dans ses actions. Pour cela, l’homme est devenu à la fois chair et esprit. Il vit maintenant dans deux mondes, visible et invisible à la fois. Il a raté son rôle de médiateur et doit maintenant apprendre encore et encore à retrouver et à occuper sa place dans le Seigneur, étape par étape.
Le divin définit le mensonge à la lumière de l’intention de l’homme. Le mensonge est la confusion et la tromperie délibérées de l’autre pour son propre avantage. Quand on met de côté ses propres intérêts, quand la neutralité est appliquée ou la lumière de la paix, alors l’amour y est attaché. La lumière est présente même si formellement c’est un mensonge, car la lumière de la liberté y demeure. Le mensonge a donc la fonction d’éclairer l’homme, s’il accepte la lumière. Il doit accepter qu’il soit sans évidence dans la chair, là où le mensonge est attaché. Il doit prendre conscience que la vie existe pour qu’il puisse se qualifier à nouveau pour Dieu. Il est dans l’esprit indélébile par la grâce de Dieu et a le privilège de recevoir et de cultiver la lumière éclatante dans la chair, où règne l’obscurité bien impure. La personne qui a l’intention de mentir est déjà une personne qui a perdu. La personne qui utilise la lumière du mensonge parce qu’elle ne sait pas faire autrement, parce qu’elle ne peut pas faire autrement, est une personne qui cherche consciemment ou inconsciemment le chemin du divin, mais qu’elle ne peut pas encore comprendre pleinement. Elle ne sait pas encore comment s’en servir avec sagesse. La question se pose de savoir si l’on peut mentir sans s’en rendre compte. Il y a des gens qui mentent tellement qu’ils ne savent plus ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Quand on ment consciemment, il faut comprendre dans ce contexte que le mensonge conscient est clairement un acte contre Dieu, et que les conséquences ne se font pas attendre. De cette manière, l’homme abuse de la création sans comprendre l’enjeu déjà établi par lui-même. Il convient ici de signaler qu’il y a des exceptions, à savoir lorsque l’on ment pour ménager les gens et pour respecter et protéger le bien commun. L’homme qui a le caractère de l’oubli en lui ne peut éviter le mensonge. La nature humaine est désormais telle dans le monde que cela est devenu un sport communautaire. Si une société est très fortement mensongère, il faut comprendre qu’une basse vibration y prédomine et que cette société ne pourra pas avancer jusqu’à ce qu’on ait appris à laisser le mensonge de côté pour une société épanouissante. Si on cultive l’authenticité en soi, on échappera à la préservation du mensonge.
On peut donc se demander s’il serait possible d’abolir le mensonge. Le mensonge est un trait de caractère de la nature sur Terre. Tant que le monde existera, le mensonge existera aussi, car c’est à la fois l’outil de la paix et de la discorde. C’est l’outil du fondateur de la paix, du Divin, et de la discorde, du Magnifique parmi nous dans le monde. Tout ce qui englobe ce monde, tout ce qui englobe l’humain, reflète la lumière de l’amour. Qu’accomplit en réalité une personne qui ment pour tromper consciemment une société ou la communauté ? Si c’est pour en tirer profit ou créer un avantage pour soi uniquement, alors c’est la lumière de l’enfer qui agit là-dedans. L’énergie de l’enfer utilise les gens pour atteindre ses propres objectifs. Il s’agit de déséquilibrer les autres et de les guider vers une lumière bonne ou mauvaise. Que doit enseigner le sage aux gens sur le thème du mensonge ? La lumière du mensonge est une lumière qui peut faire avancer les gens, à condition qu’ils oublient leur propre moi, mais sans s’abandonner eux-mêmes. Car c’est du mensonge que l’homme apprend le plus. Le mensonge nous donne toujours l’opportunité et la possibilité d’analyser notre propre lumière et de nous réfléchir nous-mêmes. Pourquoi l’autre a-t-il jugé nécessaire de me mentir, ou pourquoi pense-t-il que je ne pourrais reconnaître ce mensonge ? Que cela signifie-t-il pour moi ? Où se trouve mon pouvoir et quelle est ma tâche pour neutraliser cette lumière ? Les heureux, les paisibles, les riches, tout cela fait partie du mensonge. Si l’on veut semer la lumière de l’agitation, on utilise d’abord la lumière du mensonge. Si l’on veut établir la paix, on utilise aussi d’abord le mensonge.
Quelle est alors la vraie différence ?
La différence réside dans la lumière de l’intention, dans ce que l’homme veut créer avec cela. Comment pouvons-nous apprendre à nous libérer du mensonge, du fait qu’il est devenu un sport communautaire parce que nous y sommes nés ici-bas ? C’est une lumière qui a été créée au début des temps immémoriaux et qui disparaîtra à la fin, mais cela prendra encore un certain temps. L’homme doit toujours se rapprocher du Seigneur dans son origine. Cela crée la lumière de l’aspiration vers le haut et non plus vers le bas. L’homme oublie souvent ce qui a été créé pour lui dès le départ, où l’on a commencé, comment le chemin a été créé et ce qu’on a oublié. Ce n’est qu’à travers la lumière d’en haut, par la liberté, par l’amour, que l’homme peut se libérer lui-même de sa chaîne invisible. Quelle relation et quel état existent chez l’homme par rapport à la santé et à la durée de vie ? L’homme qui cherche la liberté reçoit la lumière de l’être. Et ce qui est supérieur naîtra en harmonie. La santé et la durée de vie sont également directement liées au mensonge, car le mensonge a des racines. Quand le mensonge devient de plus en plus fort, l’homme en sera affecté en conséquence. Ses cellules ne fonctionnent plus comme elles le devraient.
Que faire maintenant, si nous sommes accablés par les mensonges de l’autre ?
Le mensonge est, dans cette configuration, une lumière dont on peut se libérer en se taisant. Si l’autre ment, on peut l’éviter en se taisant et en ne parlant pas de ce sujet. Si l’on provoque ici en répondant, l’autre ne fera que mentir davantage. Cela ne servira à rien et ne sera d’aucune utilité pour soi-même. Si l’on cherche à clarifier les choses, on peut les dévoiler, mais il faut être conscient que l’autre ne cessera pas nécessairement de mentir. Les autres ne sont pas modelables par le fait de révéler le mensonge lui-même. Seule la lumière de son propre être est malléable et l’homme doit décider quel chemin il emprunte. Il faut garder à l’esprit que l’on ne peut pas changer les autres, mais on peut se changer soi-même. C’est de la nécessité que naît l’être, la lumière de la vie et de l’amour. Que la lumière de la liberté, qui unit le haut et le bas, puisse vous permettre de faire l’expérience de la lumière pure. Que vous maniiez le mensonge avec sagesse, afin que le Seigneur trouve de la joie en vous pour le bien de l’humanité. »
UNE REFLEXION DE DADAH BOKPE HOUEZREHOUEKE


