Jean-Eudes Bada : « Le savoir entre l’homme et Dieu »
Ce texte est une réflexion de Jean-Eudes Bada, éclairée par Sa Majesté Dadah Bokpè Houézrèhouêkê, une âme avancée dans un monde que beaucoup ne comprennent pas. L’auteur y interroge l’idée selon laquelle tout savoir est voué à évoluer. Entre ce qui change et ce qui demeure, il distingue les savoirs humains imparfaits des vérités inspirées par Dieu, avant d’inviter au partage sage de toute connaissance reçue. Lisez son développement !!!
« Un jour, en cours, un professeur défendait avec force que tout savoir est voué à évoluer. Sans partager entièrement son avis, mais sans argument pour le contredire, j’ai longuement réfléchi, puis je me suis tourné vers Sa Majesté Dadah Bokpe Houézrèhouêkê, une âme avancée dans un monde que beaucoup d’hommes ne comprennent pas. De lui, j’ai reçu une lumière dont je m’inspire pour écrire ce texte.
Quand on regarde le monde d’aujourd’hui, on constate que presque rien n’est resté comme avant. Il fut un temps où l’on communiquait avec le téléphone à touches ; aujourd’hui, c’est le téléphone à écran tactile. Hier, les voitures étaient tirées par des chevaux ; aujourd’hui, elles roulent à moteur. Autrefois, on s’éclairait à la bougie et à la lampe à huile ; aujourd’hui, c’est l’ampoule électrique. On écrivait des lettres qui mettaient des semaines à arriver ; aujourd’hui, un message part et arrive en une seconde. Et il en va ainsi des photos, de la cuisine, de l’écriture et de bien d’autres choses. En voyant tout cela, on peut dire que toute chose est destinée à évoluer.
Mais est-ce vraiment vrai ?
Pour cette question, il y a deux réponses : oui et non. Pourquoi les deux à la fois ? C’est ce que nous allons voir. Commençons par le oui.
Oui, parce que tout savoir issu de la seule réflexion de l’homme est destiné à évoluer. Ce que l’homme crée de ses propres mains finit toujours par évoluer. Pourquoi ? Notons qu’au commencement, l’homme était esprit, donc parfait, à l’image de Dieu. Il communiquait avec lui sans difficulté. Mais par cupidité et par méchanceté, il a changé : il a été réduit à ce que nous sommes aujourd’hui, un être qui n’est plus dans son état de base. Aujourd’hui, nous cherchons donc à tendre vers la perfection, c’est-à-dire à revenir vers ce que nous étions autrefois. Voilà pourquoi ce que l’homme crée par lui-même est imparfait et finit toujours par évoluer.
Pour créer, la science ne se repose que sur ce qui est tangible, ce qui est matériel. Or, l’homme ne peut pas se fier uniquement à ses facultés objectives pour appréhender ce monde. Le monde matériel dans lequel nous vivons est difficile à comprendre dans sa globalité, et nos seules facultés objectives ne peuvent pas le saisir entièrement. Pour mieux le comprendre, il faudrait ajouter la dimension mystique à certaines choses, ce que la science d’aujourd’hui refuse encore d’admettre. Si la science ne se libère pas de ses conceptions trop matérialistes, elle risque d’outrepasser ses droits et de causer la perte de l’espèce humaine.
Ainsi, la plupart des inventions d’aujourd’hui sont créées sans cette dimension, c’est-à-dire sans l’appui de Dieu lui-même. Or, seul ce qui vient de Dieu est parfait. Ce que l’homme fait seul est donc incomplet : cela tend toujours vers la perfection, et c’est pour cela que cela évolue avec le temps.
Voyons maintenant pourquoi certains savoirs n’évolueront jamais et resteront tels qu’ils sont. La raison est simple : certaines connaissances que nous utilisons dans ce monde sont issues de Dieu lui-même.
Quel est donc ce type de savoir qui n’évoluera pas ? Ce sont les savoirs inspirés à l’homme par Dieu lui-même. Prenons un exemple. Dans un triangle rectangle, le carré de l’hypoténuse est toujours égal à la somme des carrés des deux autres côtés. C’est la célèbre propriété de Pythagore. Elle ne changera jamais : elle est la même aujourd’hui, demain et après-demain. C’est une propriété universelle.
On pourrait objecter que cette propriété vient de la réflexion de Pythagore. Certes, elle porte son nom. Mais ces réflexions ont été inspirées à Pythagore par la conscience divine. C’est pour cela que cette propriété est parfaite et n’évoluera pas : elle vient de Dieu, et Dieu lui-même est un être parfait.
Pour mieux l’illustrer, prenons les propos de Pythagore lui-même, qui partageait cet avis :
« Toutes les idées grandioses que j’ai eues me sont venues comme une inspiration de Dieu. Elles lui appartiennent de plein droit, mais il a bien voulu me donner une compréhension de ses lois et de ses idées. C’est pourquoi, puisqu’elles ne m’appartiennent pas, je veux les transmettre à d’autres pour leur usage et leur profit, comme un don de Dieu. »
On conçoit ainsi pourquoi certains types de savoirs resteront tels qu’ils sont, alors que d’autres finiront toujours par évoluer. Pour tendre vers la perfection dans ce monde, l’homme doit ajouter Dieu à tout ce qu’il fait. Les scientifiques d’aujourd’hui doivent apprendre à se détacher des conceptions matérielles et à ajouter la dimension spirituelle, la dimension mystique, c’est-à-dire Dieu, à tout ce qu’ils font.
Mais pourquoi Dieu aurait-il fait don de son savoir à l’homme ? Pourquoi Dieu donne-t-il à l’homme ?
Sachez que Dieu ne nous a pas fait don que du savoir. Le monde matériel dans lequel nous vivons est lui aussi un cadeau qu’il nous a offert. C’est l’homme qui, par cupidité et par désir de dominer son prochain, a créé le concept de propriété. Si l’on y réfléchit bien, l’air que nous respirons, nous le recevons gratuitement, sans rien payer. La nature nous donne à manger. En réalité, tout ce dont l’homme a besoin est déjà disponible gratuitement sur cette terre. C’est l’homme qui a inventé des conventions pour se déclarer propriétaire de telle ou telle chose. Devant Dieu, il n’est propriétaire de rien dans ce monde.
Si l’homme devait payer à Dieu le prix de tout ce dont il bénéficie gratuitement, il en serait incapable. Mais pourquoi Dieu a-t-il été si généreux avec nous ? Pourquoi tant de gratuité de la part de l’être divin ?
La réponse est toute simple. Plus haut, j’ai souligné que l’homme, déchu de son état parfait, cherche à revenir vers la perfection. Dans cette mission, Dieu nous offre beaucoup de choses : ce monde, la connaissance et bien d’autres. Il nous les offre pour que nous les utilisions, d’abord pour notre évolution personnelle, mais aussi pour celle des autres.
Ce que nous recevons gratuitement n’est donc pas fait pour être gardé pour soi ou vendu, mais pour être partagé. C’est ce que disait Pythagore : ce qui vient de Dieu doit être transmis aux autres, pour leur usage et leur profit, comme un don de Dieu.
Mais prenons garde au partage. Malgré le fait que la générosité soit l’une des plus belles vertus, sachons donner. Car donner à quelqu’un qui n’est pas prêt à recevoir est un danger pour lui. Ce n’est pas parce que je détiens un savoir aujourd’hui que je dois le donner à n’importe qui. Nous devons avoir la lucidité de discerner celui qui est prêt, celui à qui l’on peut confier quelque chose, avant de lui donner. Dieu nous donne, et nous devons partager ; mais ce partage doit se faire avec la plus grande sagesse. »
Une réflexion de Jean-Eudes Bada



