Dadah Bokpè Houézrèhouèkè : « Comprendre la nécessité pour s’élever »
Selon la parole éclairée de Dadah Bokpè Houézrèhouèkè, la nécessité n’est pas une simple obligation du quotidien, mais une énergie divine qui guide l’âme vers son origine perdue. Comprendre cette lumière, c’est accepter de placer l’esprit au-dessus de la matière et de marcher vers l’unité. Cette sagesse invite chaque homme à reconnaître en lui la mesure du ciel, pour devenir libre et retrouver la fraternité universelle. Une première marche essentielle sur le chemin de la vraie vie.
« La nécessité est une notion que l’on rencontre sur tous les sentiers de la vie, mais bien peu savent la saisir dans sa profondeur véritable. Oh, enfants de la sagesse, vous qui cherchez à comprendre ce qui vous entoure et ce qui vous habite, sachez que la nécessité n’est pas une simple contrainte ni une obligation pesante. Elle est bien davantage. Elle est une énergie, une lumière que le Seigneur a déposée dans le monde pour guider vos pas vers la réintégration de votre patrie perdue. Pour vivre pleinement, pour respirer l’air du divin, il vous faut apprendre à reconnaître cette force qui traverse toutes choses.
Il est nécessaire de respirer, il est nécessaire de boire, il est nécessaire de manger, il est nécessaire de vivre. Ces évidences frappent chaque esprit, mais elles ne sont que la surface d’un océan bien plus vaste. La maîtrise de l’existence réclame une compréhension plus haute de ce qui est indispensable. Si l’homme aspire à atteindre le sublime, il doit emprunter le chemin spirituel, celui qui le conduit à placer l’esprit au-dessus de la matière. Il doit apprendre à former cette matière, à l’orienter, sans jamais oublier que tout est esprit devant le Dieu Tout-Puissant. Ce Dieu, nous ne pourrons jamais le décrire. Il reste indescriptible pour nous, mortels, et nous ne pouvons que le ressentir. Ce ressenti est unique pour chaque personne, tant que le souffle de vie l’habite.
Les hommes voient la matière, ils la touchent, ils la possèdent, mais ils peinent à croire en la lumière de l’esprit parce qu’elle est abstraite, invisible. Pourtant, l’air non plus ne se voit pas, et il est là, indispensable à chaque instant. La lumière de l’esprit est semblable à cet air que l’on ne distingue pas, mais qui soutient toute existence. La paix et la joie naissent lorsque l’homme s’intègre dans le grand événement cosmique, lorsqu’il se fond dans l’harmonie universelle. C’est alors qu’apparaît la lumière de la nécessité dans le sable, une clarté discrète mais puissante qui guide les cœurs purs.
Les hommes d’autrefois connaissaient mieux cette lumière, mais leur vision restait troublée par les apparences. Ils voyaient sans vraiment percevoir. Aujourd’hui encore, l’humanité cherche sans toujours trouver. Mais un jour, le haut et le bas seront liés, et la lumière de la pureté sera consacrée. L’apparence et l’être seront réunis, et l’homme retrouvera son unité perdue.
Pourquoi cette nécessité est-elle si importante ?
Parce qu’elle est le premier pas vers la liberté véritable. L’homme doit considérer la nécessité dans son existence, dans sa protection, dans son rapport au divin. Qu’est-ce que la lumière de l’être ? Que cherche l’homme au fond de lui-même ? Où se trouve la force qui le soutient, et quelle est la lumière du royaume des cieux ? L’énergie du divin est une avec l’être supérieur. La lumière que l’homme recherche là-bas doit s’intégrer dans ce champ énergétique, s’y fondre comme une rivière rejoint l’océan.
La nécessité est un dispositif que le Seigneur a créé pour que l’homme puisse comprendre et suivre sa route vers la réintégration. Mais cette compréhension ne naît pas uniquement de la connaissance intellectuelle. Elle demande une application consciente, une expérience vécue. Le chemin de l’expérience doit être parcouru pas à pas, car c’est en marchant que l’on apprend à se connaître soi-même et, en même temps, à connaître Dieu. Si l’homme comprend la nécessité et l’accepte avec humilité, alors il peut voir soudainement, même s’il n’a jamais vu la lumière auparavant. Tout devient clair et net devant lui. Une fois que l’on a capté la vibration du Seigneur, on comprend la nécessité, cette énergie qui nous traverse quand nous lui faisons de la place. Considérons maintenant les peuples et les communautés sous cet angle. Le royaume des cieux se reflète dans ce monde comme une image dans le sable. Quand l’homme s’élève spirituellement, cette lumière devient plus pure. Quand il s’abaisse, elle s’assombrit. La lumière consacrée aux ténèbres ne peut pas se fondre dans la lumière supérieure. La création du Seigneur est universellement présente ici-bas. Aucun pays, aucun peuple n’a revendiqué cette lumière pour lui seul, car elle appartient à tous. Tout le monde est un, et chacun y a sa part. Il n’existe pas de peuple élu dans cette vibration de la nécessité, ni de nation installée dans un privilège divin. Cette idée est une illusion, un rêve des humains qui veulent se croire spéciaux. Le Seigneur aime tous les hommes de la même manière, sans distinction.
De l’Être supérieur, la vie est née par nécessité, afin de former la lumière de l’infini. Que cette lumière transmette la vérité pour que les humains reconnaissent l’Être supérieur en eux-mêmes et développent la clarté en leur cœur. Pour ressentir des aperçus profonds et acquérir l’expérience personnelle, il est donné de remplacer la nécessité par les lumières de la conscience, par la mesure unifiée de ce qui est élevé. La vision intérieure est toujours possible lorsque l’homme cherche la pureté dans l’être. S’il porte la pureté en lui, il recevra Dieu d’une manière individuelle et appropriée. Le Seigneur ne se montre que lorsque l’on a atteint un certain degré de pureté.
L’homme qui cherche la lumière du développement supérieur doit relier le haut au bas, unir la mesure de l’infini. Pour former la véritable lumière à l’horizon, la lumière de l’unité doit trouver sa révélation. La nécessité est une énergie qui porte en elle la fraternité du Seigneur. Elle est comme un fil d’or tissé dans la trame de l’existence. L’homme peut la comprendre en observant les circonstances de sa propre vie, en mesurant ce qu’il doit accomplir dans l’espace et le temps. Il y a toujours la nécessité de regarder autour de soi, d’être attentif aux signes, et l’homme doit apprendre à demeurer dans cet état d’éveil.
Ce n’est qu’en reconnaissant l’étalon de mesure qu’il peut saisir pleinement la nécessité. Celle-ci signifie la lumière de la liberté, mais aussi la lumière qui est involontaire, celle que l’on ne choisit pas mais que l’on accueille. Il doit comprendre que la lumière de la nécessité existe pour qu’il puisse en faire l’expérience lui-même, pour qu’il utilise ce que le Seigneur lui a créé. L’énergie du Divin est là pour être employée, pour nourrir l’âme et guider les pas. Alors seulement, par la mesure du Divin, l’homme pourra devenir libre devant Dieu. La nécessité est à cet égard une première étape sur le chemin de l’esprit supérieur, une porte ouverte vers la réception de la lumière de l’unité et vers l’accomplissement de la vraie lumière du Seigneur. Que cette sagesse éclaire vos journées et vous aide à marcher avec confiance sur le chemin tracé par l’amour infini. »
UNE REFLEXION DE DADAH BOKPE HOUEZREHOUEKE


