Jean Louis Gnidokponou : « Le tambourin franchit une étape historique à Kara »

 Jean Louis Gnidokponou : « Le tambourin franchit une étape historique à Kara »

L’effervescence était palpable dans l’enceinte de l’Université de Kara les 14 et 15 juillet 2026. Une délégation de haut niveau du Comité de la région Afrique du jeu de balle au tambourin, conduite par son président Jean Louis Gnidokponou, a posé ses valises dans cette ville du nord Togo pour y insuffler une nouvelle dynamique. L’objectif affiché était de structurer la pratique de cette discipline encore confidentielle dans la région et jeter les bases d’un développement durable et d’une bonne vulgarisation. Cette mission s’est traduite par une série d’activités alliant formation théorique, démonstration pratique et match d’exhibition, le tout sous le regard attentif et enthousiaste des étudiants et de la population locale.

Le mardi 14 juillet, les choses sérieuses ont débuté par une séance de formation théorique destinée aux futurs athlètes et encadrants locaux. Réunis dans un amphithéâtre de l’université, les participants ont pu découvrir les règles fondamentales, les techniques de base et l’esprit qui anime le jeu de balle au tambourin. L’assistance, composée d’étudiants et de sportifs, a fait preuve d’une attention soutenue, témoignant d’un intérêt sincère pour cette discipline venue d’ailleurs. Dans l’après-midi, la théorie a laissé place à la pratique avec une démonstration dynamique qui a permis de visualiser découvrir concrètement les enseignements du matin. Les gestes s’enchaînaient, la balle rebondissait sur les tambourins et l’apprentissage prenait vie sous les yeux émerveillés des novices.

Jean Louis Gnidokponou, président du Comité de la Région Afrique, supervisait personnellement ces premiers pas. Il était entouré des membres du bureau  qu’il préside: Thomas Tossou-Dan, secrétaire général de la région Afrique et président de la Fédération Béninoise, Mathieu Adinsi, secrétaire général de la fédération béninoise, et Marcel Agbomassi, trésorier général du comité continental. Leur présence conjointe soulignait l’importance stratégique de cette activité au nord du Togo. À l’issue de cette journée intense, Jean  Louis Gnidokponou a livré ses premières impressions.

« Le lancement officiel du processus de création de l’Association Tambourin Club de Kara n’est pas une simple formalité administrative. C’est un acte de foi. C’est l’affirmation que ce sport, encore méconnu dans cette partie du Togo, peut y trouver une terre d’accueil fertile. J’ai vu dans les regards de ces jeunes une soif d’apprendre qui ne trompe pas. J’ai senti chez eux cette flamme qui anime tous ceux qui découvrent pour la première fois les joies du jeu de balle au tambourin. »

Un match pour fédérer et révéler

Le mercredi 15 juillet, la ferveur est montée d’un cran avec l’organisation du match amical dénommé Ripopo. Cette rencontre a opposé une équipe mixte du Bénin, composée de joueurs expérimentés, aux athlètes togolais fraîchement formés, renforcés par les anciens de Lomé venus prêter main forte. Dès les premières minutes, le spectacle fut au rendez-vous. Les passes vives, les frappes précises et la complicité entre les joueurs ont captivé un public venu nombreux. Les gradins de l’Université de Kara vibraient au rythme des échanges, mêlant les cris d’encouragement et les applaudissements nourris. Ce match d’exhibition avait un double objectif : offrir un aperçu concret de la beauté du jeu et donner aux jeunes recrues une expérience précieuse de compétition.

À la fin de la rencontre, le président Gnidokponou a  exprimé sa fierté et  a réaffirmé sa vision pour l’avenir du sport Tambourin  en Afrique. Il n’a pas caché son émotion face à l’accueil réservé par la population de Kara. Ses propos reflètent l’ambition collective qui anime désormais toute la sous-région.

« Ce match n’est pas une simple rencontre, c’est un pont jeté entre le sud et le nord du Togo et par ricochet  entre nos peuples et entre nos générations. Cette expédition à Kara n’est que le prélude d’une symphonie plus vaste. Notre ambition est de faire de l’Association Tambourin Club de Kara le pilier d’un développement régional durable. Nous voulons organiser régulièrement des stages, des tournois et des rencontres internationales. Nous souhaitons tisser un maillage solide entre les fédérations nationales pour que le tambourin devienne un véritable circuit africain, une discipline qui relie nos pays et nos cultures.  Et qui fait bouger les jeunes.»

Avant de regagner Cotonou, il a tenu à adresser un message personnel aux jeunes de Kara, ceux qui ont fait de cette mission une réussite. Son regard était tourné vers l’avenir, confiant dans la capacité de cette nouvelle génération à porter haut les couleurs du tambourin. Il a conclu avec une note d’espoir et de gratitude. « Le sourire  et la détermination  des enfants de Kara sont  les plus belles récompenses qui soient. Nous repartons avec la certitude que le tambourin a trouvé là une nouvelle terre d’élection. L’aventure ne fait que commencer, et je suis impatient de voir les prochains chapitres s’écrire sous le ciel généreux du nord togolais. »

Damien TOLOMISSI

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