Clôture de la 2e session ordinaire au titre de l’année 2025 du CES : Les conseillers s’approprient l’état de l’élevage au Bénin

 Clôture de la 2e session ordinaire au titre de l’année 2025 du CES : Les conseillers s’approprient l’état de l’élevage au Bénin

En clôture de sa deuxième session ordinaire au titre de l’année 2025, le Conseil Économique et Social du Bénin a saisi l’occasion pour connaître de la situation du sous-secteur de l’élevage au Bénin. C’est le ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui qui a répondu présent à l’appel des Conseillers en apportant des clarifications avant de dévoiler les stratégies et mécanismes pour une meilleure gestion de l’élevage au Bénin. Il n’a pas manqué de rappeler les difficultés rencontrées par les acteurs à divers niveaux de la chaîne.

Le problème le plus récurent en matière de l’élevage au Bénin tourne autour de la transhumance. Les quiproquos entre éleveurs et agriculteurs ont amené le Gouvernement du Président Patrice Talon à prendre des mesures importantes pour une meilleure gestion de la situation. Mais quel est l’état des lieux dans l’exécution des mesures prises? Cette préoccupation inscrite dans l’agenda de cette 2e session ordinaire du Conseiller a reçu des réponses significatives du Ministre de l’Agriculture de l’élevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui. Lors de son intervention, l’autorité gouvernementale a parcouru les différentes pistes notamment: les statistiques actuelles en ce qui concerne les conflits agro-pastoraux, les programmes d’aménagement des espaces fourragers, la gestion du fonds d’appui au pastoralisme, puis la faisabilité du patrimoine génétique. En matière du contexte, les différentes causes de la transhumance ont été rappelées, surtout le mode d’élevage actuel qui consiste à un parcours naturel exploité, qui amène les animaux à rechercher l’eau et le fourrage. Les amplitudes, pendant la saison sèche sont plus importantes en raison de la rareté des aires de pâturage. En dehors de ces aspects, certaines raisons cultuelles, culturelles, sociales voire commerciales, expliquent également les déplacements cycliques des troupeaux tout simplement parce que lors des déplacements il y a des de stockages avec des banques tout le long du circuit de déplacement sans oublier la production végétale avec des superficies de plus en plus emblavés. Rappelant les conséquences de la transhumance, il faut retenir qu’elles sont énormes avec des pertes en vies humaines, les abattages d’animaux et des dégâts sur les cultures. Toute chose qui engendre des pertes économiques.

Au nombre des mesures prises depuis 2019, c’est l’interdiction de la transhumance transfrontalière qui reste une mesure important car, elle a été prise bien qu’il y a une disposition communautaire qui demande que les animaux des pays sahéliens descendent dans les pays côtiers, il y a ensuite la réorganisation de l’élevage du bovin sur tout le territoire national à travers la limitation de la mobilité, puis la promotion d’un nouveau type d’élevage. D’où la sédentarisation. « Concernant les nouvelles dispositions, des agents sont régulièrement envoyés sur le terrain pour faire les constats. Si son rapport est faux, l’agent est sanctionné. S’il biaise, il est sanctionné. S’il sous-évalue ou sous-estime, il est sanctionné…Force doit rester à la loi », a martelé le ministre Gaston Dossouhoui. Ces détails n’ont pas manqué de soulever d’autres inquiétudes et préoccupations auprès des Conseillers. Mais le patron de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche a rassuré quant à la poursuite des efforts du Gouvernement pour mieux encadrer ces secteurs.

Au terme des échanges riches et constructifs, le président Conrad Gbaguidi a, au nom du Conseil Économique et Social du Bénin exprimer toute sa gratitude au ministre de l’agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui pour sa disponibilité, la qualité de sa communication et la clarté des réponses apportées aux Conseillers du C.E.S. « Les informations et analyses que nous avons partagées avec vous ont enrichi notre compréhension du sujet et constituent sans aucun doute, une contribution majeure à notre réflexion d’auto-saisine », a-t-il fait constater. Le président Conrad Gbaguidi a aussi salué l’engagement des Conseillers qui, par la pertinence de leurs interventions ont enrichi le débat et démontré une fois encore le rôle essentiel du Conseil Économique et Social comme cadre de concertation, d’écoute et de proposition au service de la nation. Il a rassurée le ministre Gaston Dossouhoui de ce que le Conseil Économique et Social tiendra compte de son éclairage dans la finalisation du rapport d’étude et la formalisation des recommandations à l’endroit du Gouvernement et de l’Assemblée Nationale.

Etienne YEMADJE

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