Drame à Ayélawadjè : Les victimes appellent le président Talon au secours

 Drame à Ayélawadjè : Les victimes appellent le président Talon au secours

Les personnes victimes de l’explosion du magasin de stockage de gaz survenu à Akpakpa le 11 janvier 2025 ne savent plus à quel se vouer. Plus d’un an après le drame, qui a officiellement occasionné des décès, des blessés graves et beaucoup de dommages matériels, les victimes se sentent abandonnés.

Aucune information sur le sort qui leur est réservé ! C’est l’inquiétude qui habite les victimes directes et collatérales de cette explosion mortelle. Ces personnes expliquent ne pas être informées de comment évolue la situation quant à leur dédommagement. A les en croire, les heures qui ont suivi le drame, ils sont instruits de quitter leurs maisons pour éviter la contamination à cause de la toxicité du produit à l’origine de l’explosion. Beaucoup d’entre eux ont dormi à la belle étoile, d’autres, chez des voisins, le temps de rétablir la situation.


Des séquelles à vie?
Tout porte à croire que des victimes de ce drame porteront des séquelles à vie. Leurs témoignages en disent long. Maman Lucie, traine une jambe en marchant « C’est à cause de ça que je marche comme ça » informe-t-elle. Les yeux rouges et mis clos, un septuagénaire, se plaint de la vision. « Je ne vois plus. Parce que mes yeux ont reçu un coup suite à l’explosion. Je sens des douleurs et ça fait très mal. » D’autres confient que des proches vont toujours au Centre Lazaret de Abokicodji pour des traitements liés aux maladies respiratoires. Comme ceux-là, ils sont nombreux à trainer les séquelles, peut-être à vie.
Parlant des effets….
Les victimes disent avoir abandonné tous leurs effets, habits, ustensiles de cuisines et tout ce jour-là : « On nous avait instruit de tout laisser dès que l’incident s’est produit. A cause de la pollution engendrée par la toxicité du produit. » confient un vieux. « Personne n’a rien prie, nous avions perdu des animaux domestiques, moi par exemple, j’avais un cheptel de plus de 200 lapins. Ils sont tous morts. Étant retraité, c’est mon gagne-pain. J’ai tout perdu » se lamente-t-il.

Pour réparation de dommages et intérêts….
Là où le bât blesse, c’est la prise en charge des victimes. « On nous a dit d’aller à l’hôpital croyant que la prise en charge serait automatique et totale. Ce qui n’a pas été le cas. On a effectué beaucoup de dépenses nous-mêmes » rapporte l’une des victimes. Depuis ce temps, la suite traîne en longueur alors que le tenancier du magasin de stockage est retrouvé. Le 4 février dernier 2026, une audience s’est tenue. C’est en cette occasion que certaines victimes disent avoir été informées qu’elles doivent fournir des preuves de ce qu’elles sont concernées d’une part et d’autres des ordonnances médicales attestant leurs situations.  » Aujourd’hui, on nous demande des preuves des dépenses effectuées. Où allons-nous trouver tout ça » se demandent-ils. « Et nos effets, les tôles changées, nos cabris? Ils ne nous avaient rien dit et on a jeté des affaires recouvertes de fumées et de poussières. Ce sont les mêmes qui nous ont dit que c’est toxique..et voilà ce qu’ils disent maintenant. » se désole un septuagénaire à la retraite.

Le Chef de l’État, comme ultime recours
En attendant la suite du dossier, le chef de l’État est appelé pour une suite favorable. « Là où nous en sommes, il n’y a qu’une seule personne qui peut nous venir en aide. C’est le Président Patrice Talon. Nous savons qu’il n’est pas informé de la suite de cette situation. Sinon, il aurait déjà instruit ces collaborateurs. Monsieur le Président, nous vous prions de dire un mot, c’est dangereux ce que nous victimes du drame de Ayélawadjè vivons, actuellement, au secours ! » a lancé ….
Il faut souligner que la nature réelle des produits à l’origine du drame du 11 janvier 2025 à Ayélawadjè n’est pas officiellement connue. Toujours est-il qu’à la suite de l’explosion, beaucoup de personnes souffrent de maux d’yeux, des problèmes respiratoires et autres problèmes de santé.

Arnaud ACAKPO (Coll)

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