Fouzi Lekjaa : La confiance et la couronne arabe
Le 15 septembre 2025 restera gravé dans les annales du football arabe. Ce jour-là, à Riyad, Fouzi Lekjaa, président de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), a été réélu par acclamation au Conseil exécutif de l’Union arabe de football (UAFA). Une consécration, un signal fort. À quelques semaines de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, le Maroc envoie un message clair : il n’est pas seulement un hôte, mais bien un pilier central de l’échiquier footballistique continental et arabe.
Cette réélection, aux côtés de figures influentes comme Hani Abou Rida (Égypte), Ahmed Yahya (Mauritanie) ou encore le Dr Moatasem Jaafar (Soudan), n’est pas qu’une formalité. C’est le symbole d’une influence grandissante, d’une vision qui dépasse les frontières et s’impose dans les cercles décisionnels. Elle s’accompagne d’une autre annonce de taille : le Maroc organisera la Coupe arabe de football féminin en 2027. Preuve que la nation mise sur l’avenir, tous azimuts.
Mais le véritable événement, celui qui fait déjà vibrer les cœurs et scintiller les projecteurs, c’est la CAN 2025. Dans moins de 100 jours, le Maroc ouvrira ses portes à l’Afrique entière. Du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, le pays vivra au rythme des dribbles, des buts et des ovations. Fouzi Lekjaa ne s’en cache pas : son ambition est « d’organiser la meilleure CAN de tous les temps ». Une déclaration choc, assumée, portée par une conviction inébranlable.
Derrière ces mots, il y a plus de vingt ans de travail opiniâtre, mené sous l’égide bienveillante et exigeante du roi Mohammed VI. Un chantier permanent : modernisation des stades, professionnalisation des structures, formation des talents, innovation logistique. Rabat, Marrakech, Tanger, Fès, Agadir… Autant de villes emblématiques où l’héritage sportif se mêle désormais à la modernité. Chaque enceinte rénovée est un chapitre d’une success story en cours d’écriture.
Mais la CAN 2025 ne sera pas qu’une affaire de béton et de pelouse. Elle se veut humaine, fraternelle, mémorable. « Nous accueillons tous nos frères africains », rappelle Lekjaa, insistant sur la dimension symbolique de l’événement. Il ne s’agit pas seulement de gagner, mais de recevoir. De montrer le visage accueillant, généreux et organisé d’un Maroc sûr de lui et de ses valeurs.

La FRMF travaille sans relâche pour que chaque détail soit une promesse tenue : sécurité, transport, hébergement, ambiance… Rien n’est laissé au hasard. L’objectif est clair : éblouir, surprendre, élever le standard des compétitions africaines. Faire de cette CAN un modèle, un héritage tangible pour les générations futures.
Et au-delà du spectacle, c’est toute une diplomatie sportive qui s’exprime. Le Maroc ne veut pas seulement briller ; il veut inspirer. Être un pont entre le monde arabe et l’Afrique, un laboratoire d’idées, un terreau de champions et d’événements majeurs. La réélection de Lekjaa à l’UAFA s’inscrit dans cette dynamique : celle d’un leadership reconnu, d’une voix qui compte et qui porte.
Alors, à l’aube de cet événement tant attendu, le royaume se tient prêt. Entre passion populaire, volonté politique et excellence opérationnelle, tous les ingrédients sont réunis pour réussir l’impossible : une CAN historique, qui marquera les esprits et consacrera le Maroc comme une véritable nation footballistique.
Le compte à rebours est lancé. Les projecteurs se braquent. Le monde regarde. Et le Maroc, porté par ses ambitions et couronné de confiance, s’apprête à offrir à l’Afrique un festival du football sans précédent.
Damien TOLOMISSI