Lancement de la campagne de commercialisation de noix de cajou : Les règles du jeu fixées

 Lancement de la campagne de commercialisation de noix de cajou : Les règles du jeu fixées

C’est officiel, la saison des noix de cajou est ouverte ! Le gouvernement a donné le coup d’envoi de la campagne de commercialisation avec une ferme volonté : faire de l’or gris béninois un levier de prospérité équitable. Dans un communiqué conjoint, les ministères de l’Agriculture et du Commerce ont dévoilé les règles du jeu pour les mois à venir. Objectif affiché ? Une filière plus transparente, plus juste et tournée résolument vers la transformation locale.

Exit le prix fixe imposé d’en haut ! Pour cette campagne qui s’étend jusqu’au 30 septembre 2026, c’est le marché qui dictera le prix payé au producteur. Mais attention, pas question de laisser faire n’importe quoi. Le gouvernement parle de « libéralisation encadrée ». La mesure phare ? Obliger les usines de transformation à s’approvisionner directement auprès des planteurs. Un coup de filet contre les intermédiaires parfois trop gourmands, pour garantir que l’argent arrive bien dans les poches de ceux qui font pousser les précieuses noix. Une façon de sécuriser les revenus à la base et de limiter la spéculation.

Zéro export pour les noix brutes : la règle d’or est maintenue

Le message est clair et sans ambiguïté. Le gouvernement rappelle à tous les acteurs l’application stricte du décret interdisant l’exportation des noix de cajou brutes. La priorité absolue reste la transformation locale. Cette stratégie porte déjà ses fruits : le Bénin aurait doublé ses capacités l’an dernier, avec environ 50 000 tonnes transformées sur son sol. Une performance qui contribue au dynamisme ouest-africain, la région ayant produit un volume record estimé à 732 000 tonnes en 2025.

Une campagne sous le signe de la responsabilité partagée

Les ministres Gaston Cossi Dossouhoui et Alimatou Shadiya Assouman lancent un appel du pied ou plutôt un appel à la noix  à tous les maillons de la chaîne. Ils souhaitent une campagne « réussie » et « harmonieuse », basée sur la « responsabilité collective ». L’enjeu est de taille : protéger les producteurs, consolider les investissements dans l’industrialisation locale et faire du cajou un pilier encore plus solide de l’économie nationale. Alors, à vos noix… prêts… vendez (localement) !

Arnaud ACAKPO (Coll)

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