Pour une presse responsable : PaDem-Bénin arme les journalistes

 Pour une presse responsable : PaDem-Bénin arme les journalistes

Portée par l’impulsion de son président, Ilarion Kingnon, et renforcée par l’expertise du conseiller à la HAAC, Basile Tchibozo, la Plateforme des Promoteurs et Acteurs pour le Développement des Médias, (PaDem-Bénin), a animé vendredi 31 octobre 2025 la mairie de Sô-Ava en un haut lieu de réflexion et d’apprentissage. L’enjeu de cette rencontre était capital, centré sur « Le nouveau Code électoral et la nouvelle version du Code de déontologie et de l’éthique dans les médias au Bénin ». Ces deux documents majeurs se présentent comme des guides indispensables pour évoluer avec justesse dans le paysage complexe de l’actualité nationale.

Dès les premiers instants, Ilarion Kingnon a imprimé sa marque en affirmant avec conviction : « Comprendre les Codes, c’est comprendre la démocratie elle-même. Le journaliste est un citoyen éclairé dont la plume éclaire les autres. » Cette déclaration forte résume l’ambition profonde de la PaDem-Bénin : équiper les professionnels de l’information pour qu’ils contribuent activement à un débat public de qualité, fondé sur la connaissance et le respect. L’assemblée, rassemblant des personnalités d’horizons variés comme la coordonnatrice de la Cellule des Femmes de l’Union des professionnels des médias, Rafiatou Mamadou, le Premier Adjoint au Maire, Fataou Amoussa, et la Conseillère communale, Élisabeth Atindékoun, témoignait de la portée universelle du sujet abordé.

La cérémonie d’ouverture a trouvé son point d’orgue dans l’intervention du Maire de Sô-Ava, André Oussou Todjè. En donnant le coup d’envoi des travaux, il a su insuffler une dimension humaine et profonde aux textes juridiques. « Le Code électoral et le Code de déontologie ne sont pas de simples textes. Ce sont les boussoles de notre démocratie. Ils guident nos pas, rappellent nos devoirs et protègent la voix de chaque citoyen. » Il a ensuite partagé une histoire poignante, celle d’un pêcheur illettré se rendant au bureau de vote aux premières lueurs du jour : « Moi, je ne sais pas lire le Code, mais je sais que c’est lui qui me protège. » Un silence lourd d’émotion a alors envahi la salle, rappelant avec force que la loi n’est pas une abstraction, mais qu’elle touche directement la vie de millions de personnes.

Abordant la question de l’éthique journalistique, l’édile a lancé un appel saisissant à la responsabilité de chacun : « Ce que tu écris aujourd’hui peut construire ou détruire demain. La liberté d’informer n’est pas la liberté de déformer. Le journaliste doit être le gardien de la vérité, pas l’artisan de la discorde. » Ces mots, lourds de sens, ont servi de fil conducteur aux riches discussions qui ont suivi, permettant d’examiner en détail les avancées contenues dans ces deux codes.

La journée s’est articulée autour de présentations dynamiques et d’échanges nourris, permettant une plongée approfondie dans les nouvelles règles électorales et les principes renforcés de la déontologie. Ulrich Vital Ahotondji, président de l’ODEM, a décortiqué le Code de déontologie de la presse. Basile Tchobozo a, pour sa part, éclairé l’assistance sur la décision de la HAAC concernant la précampagne électorale. Et Michel Ahonon a dirigé une session consacrée aux subtilités du Code électoral. Un participant, Damien Tolomissi, a résumé l’esprit de l’événement : « Il s’agissait de bien plus qu’une formation ; c’était un laboratoire pour construire une presse plus responsable, un rempart contre la désinformation et un pilier pour la cohésion sociale. »

En clôturant journée marquante, le conseiller Basile Tchibozo a salué l’engagement remarquable des participants et a appelé à une généralisation de ce type d’initiatives à travers le pays. Une atmosphère d’optimisme et de détermination régnait. Grâce à l’action de la PaDem-Bénin, Sô-Ava a été bien plus qu’un simple lieu d’accueil ; la commune est devenue le catalyseur d’une prise de conscience essentielle : une démocratie apaisée exige des médias éclairés, et une presse intègre constitue le fondement le plus solide de la paix sociale. La remise solennelle des attestations de participation est venue clore cette formation, concrétisant l’engagement de tous en faveur d’une information plus juste et plus responsable.

Etienne YEMADJE

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