Relégation de l’AS Tonnerre : Le Maire Rufino d’Almeida réagit et pointe du doigt…

 Relégation de l’AS Tonnerre : Le Maire Rufino d’Almeida réagit et pointe du doigt…

Resté silencieux depuis la relégation de l’AS Tonnerre de Bohicon en Ligue 3, le maire de la ville, Rufino d’Almeida, a finalement rompu le silence ce mercredi 27 août. À l’occasion de la délocalisation des antennes de Radio Bénin Alafia, le premier magistrat de la ville carrefour a livré une analyse sans concession de la descente aux enfers du club phare de sa commune, pointant du doigt la responsabilité de la préfecture.

L’édile a utilisé une métaphore forte pour décrire la situation du club, le comparant à « un enfant qu’on a affamé ». Selon lui, la relégation est la conséquence directe d’un manque de moyens délibérément orchestré.

« L’équipe est de Bohicon. Nous avions prévu un budget de 20 millions FCFA pour l’accompagner en attendant la subvention de l’État. Mais la préfecture n’a pas validé notre proposition. C’est de la pure politique », a-t-il déclaré, sans ambages.

Pour Rufino d’Almeida, les causes de la relégation ne sont pas à chercher du côté des performances sportives sur le terrain, mais bien dans les coulisses administratives. Il estime que le club a été sciemment fragilisé. « On a laissé les enfants à jeun et on veut des résultats. Ce qu’ils veulent, ils l’ont obtenu », a-t-il asséné, suggérant que le but recherché par certains était bel et bien cette relégation.

Faisant référence à un adage, il a ajouté : « Le reste est sur la conscience de chacun. Qui sème le vent récolte la tempête », un avertissement à l’adresse de ceux qu’il tient pour responsables.

Malgré ce constat sévère, le maire de Bohicon a réaffirmé son engagement envers l’AS Tonnerre et sa volonté de continuer à « jouer sa partition ». Il a annoncé une mesure concrète pour l’avenir : une nouvelle enveloppe de 10 millions de francs CFA a déjà été inscrite dans le prochain budget municipal en faveur du club.

Un geste de soutien qui reste toutefois suspendu à l’aval de la préfecture. « Nous attendons de voir ce que décidera la préfecture », a-t-il conclu, lançant un nouveau pavé dans la mare et laissant planer le doute sur les véritables enjeux politiques qui entourent le destin du club béninois.

LA RÉDACTION

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