Romuald Wadagni selon Zossou : Accélération, Renforcement, Adaptation
L’arène politique béninoise vibre d’une nouvelle alliance. Gaston Zossou, figure de la mouvance présidentielle chevronnée, a officialisé son soutien sans faille à Romuald Wadagni, ministre de l’Économie et des Finances, pour la présidentielle de 2026. Lors d’une conférence de presse tenue récemment, il a détaillé les raisons d’un engagement qu’il présente comme existentiel pour l’avenir du pays.
Loin des simples professions de foi, le discours de Zossou s’est construit sur une rhétorique de la conviction. Exprimant une anxiété initiale sur « le devenir de mon pays », il a basculé dans une certitude absolue : celle de la victoire. Sa foi repose tout entière sur la personne de Wadagni, présenté non comme un choix par défaut, mais comme l’unique issue pour « maintenir le mouvement d’ascension impétueuse » du Bénin.
Refusant les étiquettes convenues, Zossou a pris soin de distinguer le projet Wadagni d’une simple « continuité » ou d’une « rupture ». Il juge la première suspecte, car elle suggérerait un accomplissement déjà parfait, un « paradis terrestre » en contradiction avec « l’immensité de la tâche qui reste à faire ». La seconde équivaudrait à une régression. Il lui substitue un triptyque ambitieux : Accélération, Renforcement, Adaptation. Une vision qui se veut pragmatique et tournée vers les défis à venir.
Le portrait qu’il dresse de son poulain est celui d’un technocrate hors pair, un « bourreau de travail » et une « bombe de travail » dont l’exigence radicale est parfois perçue, à tort selon Zossou, comme source de conflits. Il crédite Wadagni d’être l’architecte principal de la santé économique actuelle du Bénin, soulignant son accès inédit aux marchés financiers internationaux. « Personne n’était parvenu auparavant à nous porter où nous sommes », assène-t-il, en faisant de cette réussite professionnelle notamment son passé chez Deloitte un gage de compétence.
Enfin, Zossou adresse un avertissement à ceux qui douteraient de l’acuité politique du ministre de l’Économie : ils seront, promet-il, surpris. Son discours s’achève sur une promesse militante et presque mystique : « Si Dieu me donne la force et le souffle, nous ferons ce combat. Nous allons mettre monsieur Romuald Wadagni en orbite. » Une métaphore spatiale qui scelle une campagne qui s’annonce, sous l’égide de Zossou, intensive et tous azimuts.
Arnaud ACAKPO (Coll)