Absences aux débats radiophoniques des communales 2026 : La HAAC désigne les responsables

 Absences aux débats radiophoniques des communales 2026 : La HAAC désigne les responsables

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication a rendu public, samedi 3 janvier 2026, un communiqué faisant état du déroulement des enregistrements des débats radiodiffusés de la campagne électorale officielle pour les élections communales du 11 janvier prochain. Ce document, référencé N001 26/HAAC/SG/SGA/SCS, détaille le processus et dresse un constat marqué par l’absence de plusieurs représentants politiques, conduisant à une modification du format initialement prévu.

Conformément à la Décision numéro 25 082/HAAC du 9 décembre 2025, les opérations d’enregistrement se sont tenues dans vingt-quatre (24) stations de radiodiffusion sonore spécialement désignées. Une programmation précise avait été établie au préalable et communiquée à l’ensemble des partis politiques en lice. Ces derniers avaient, à leur tour, transmis à l’autorité de régulation les listes de leurs orateurs ainsi que leurs coordonnées, permettant ainsi aux organisateurs de les joindre dans le respect des procédures.

À l’issue de cette journée, le bilan présenté par la HAAC révèle une participation inégale. Les orateurs du parti Union Progressiste Le Renouveau se sont présentés dans la totalité des vingt-quatre (24) studios prévus. En revanche, pour les partis Bloc Républicain et Forces Cauris pour un Bénin Emergent, le compte est sensiblement différent. Chacun de ces deux partis a enregistré la présence de dix-sept (17) orateurs, face à sept (7) absences, correspondant à sept (7) stations de radio distinctes où leurs représentants n’ont pas répondu à la convocation.

Face à cette situation, la HAAC a mis en œuvre les dispositions prévues par sa propre réglementation. Dans chacune des stations concernées par l’absence d’un ou de plusieurs orateurs, les équipes journalistiques n’ont pas procédé au débat initialement planifié. À la place, conformément aux règles, un entretien a été réalisé avec l’unique parti présent, en l’occurrence l’Union Progressiste Le Renouveau. L’institution souligne ainsi que la diffusion prochaine d’entretiens plutôt que de débats dans ces créneaux horaires est une conséquence directe et logique de l’application du cadre légal, rendant impossible la tenue d’un échange contradictoire.

La HAAC tient à préciser, de manière très claire, que ce qu’elle nomme un « déséquilibre légal » dans la conduite de ces débats est « exclusivement » le fruit des absences constatées. Elle en impute par conséquent « l’entière responsabilité aux partis politiques dont les représentants ne se sont pas présentés aux lieux et heures prévus ». Cette précision vise à écarter toute interprétation erronée quant à un éventuel traitement inégalitaire orchestré par l’institution elle-même. Au contraire, elle réaffirme par ce communiqué son attachement indéfectible au respect strict des textes en vigueur, au principe d’égalité entre les formations politiques et au bon déroulement global de la campagne électorale officielle.

Cette séquence interroge sur l’engagement des partis politiques dans le cadre strict défini pour la campagne officielle. L’absence répétée, bien que non généralisée, de certains orateurs prive les électeurs de ces zones d’un débat essentiel pour éclairer leur choix. Elle confère également, de fait, une exposition médiatique différente aux formations en présence, non par la volonté de l’autorité organisatrice, mais par la négligence ou le choix stratégique des partis eux-mêmes.

Arnaud ACAKPO (Coll)

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