Affichage sauvage pendant la campagne électorale : Les partis politiques rappelés à l’ordre
La campagne électorale bat son plein depuis son lancement le vendredi 26 décembre 2025. Dans cet élan démocratique, un phénomène a rapidement suscité l’indignation des citoyens, notamment sur les réseaux sociaux numériques : la prolifération des affichages sauvages. Face à cette situation, le ministère du Cadre de Vie et des Transports est intervenu avec fermeté. Par un communiqué radio télédiffusé diffusé ce jour, il rappelle à tous les acteurs politiques les règles strictes en matière de publicité électorale. Les partis politiques, les candidats et leurs sympathisants sont invités, sous peine de sanctions, à respecter scrupuleusement le décret en vigueur. L’objectif affiché est de préserver l’esthétique des villes, la sécurité des citoyens et de garantir une compétition électorale équitable pour tous.
Le ministre du Cadre de vie et des Transports, chargé du Développement Durable, s’adresse ainsi à l’ensemble des formations politiques et des candidats engagés dans la bataille électorale. Il leur rappelle que le décret numéro 2023 453 du treize septembre 2023, portant réglementation de l’affichage publicitaire, est bel et bien en vigueur. Ce texte juridique n’est pas anodin. Il a été conçu pour défendre des principes essentiels à la vie collective. Son application vise à préserver la salubrité publique, élément fondamental de la santé de la population. Il assure également la sécurité des citoyens en maintenant une signalisation routière parfaitement visible. Enfin, il protège l’esthétique de notre cadre de vie commun et garantit l’équité entre tous les candidats et partis politiques durant cette période cruciale.
Le communiqué officiel énonce avec une parfaite clarté les interdictions et les obligations. Tout d’abord, l’affichage publicitaire est interdit sur plusieurs supports essentiels à notre environnement et à notre sécurité. Cela inclut les arbres, dont la protection est vitale, les feux tricolores et les panneaux de signalisation, dont la visibilité ne doit jamais être obstruée. Les édifices publics, les clôtures et les équipements urbains non prévus à cet effet, comme les bancs ou les abribus, sont également concernés par cette interdiction. Ensuite, la règle est simple : seuls les emplacements dédiés et expressément autorisés par les communes peuvent être utilisés pour l’affichage électoral. Ces supports légaux sont amplement suffisants pour une communication respectueuse.
Les conséquences du non-respect sont précisées sans ambiguïté. Tout affichage qualifié de sauvage ou non conforme sera immédiatement retiré. Les frais engagés pour cette opération seront intégralement supportés par le parti ou le candidat concerné. Par ailleurs, ces infractions pourront donner lieu à des sanctions administratives et financières significatives. Enfin, le ministère insiste sur la nécessité de maintenir la fluidité et la sécurité dans l’espace public. Les places, les ronds-points et les voies principales doivent absolument rester libres de toute obstruction, qu’elle soit visuelle ou physique. Cet impératif concerne la sécurité routière et le droit des citoyens à circuler librement.
Le ministre lance un appel solennel au civisme de tous les acteurs politiques. Les partis, les candidats et leurs responsables de campagne sont exhortés à faire preuve de responsabilité et à respecter scrupuleusement cette réglementation. Ce comportement citoyen est la condition sine qua non pour garantir le bon déroulement d’élections apaisées, transparentes et respectueuses de notre environnement commun. Pour s’assurer du respect de ces consignes, la surveillance sur le terrain sera renforcée dans les prochains jours par les services municipaux et préfectoraux. Le message final est un appel à l’union pour une cause commune : ensemble, préservons la beauté et l’ordre dans nos villes, surtout en cette période de forte effervescence démocratique.
Patrice ADJAHO