Elections communales et législatives : La CENA remet les spécimens aux partis
La préparation des élections communales et législatives de 2026 au Bénin est entrée dans une phase concrète et officielle. Ce mercredi 17 décembre 2025, la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) a procédé à une étape importante en remettant les exemplaires des spécimens de bulletins uniques aux partis politiques légalement enregistrés et engagés dans la course électorale.
Cet acte, souvent méconnu du grand public, est pourtant fondamental. Il s’inscrit dans le strict respect du cadre légal et illustre la volonté de transparence affirmée par les organisateurs du scrutin. En fournissant ces modèles en amont, la CENA offre aux partis politiques le temps nécessaire pour procéder à leur multiplication et à leur diffusion en vue du début effectif de la campagne.
Le président de la CENA, Sacca Lafia, a d’ailleurs précisé le calendrier en rappelant l’échéance imminente : « La campagne électorale commencera le 26 décembre 2025 à minuit. » Cette remise anticipée des spécimens permet ainsi d’harmoniser les conditions de la compétition et de garantir que tous les acteurs partent sur une base équitable, avec une connaissance exacte du matériel de vote qui sera utilisé.
Cette démarche technique marque le vrai coup d’envoi de la séquence électorale. Elle transforme le processus abstrait de préparation en une réalité tangible pour les partis. Elle témoigne aussi du rôle actif de la CENA dans l’encadrement d’un scrutin dont les enjeux sont majeurs pour la vie démocratique locale et nationale.
Alors que le pays se prépare à ces grands rendez-vous de 2026, cette action de la CENA jette les bases pratiques du débat à venir. Elle rappelle que la crédibilité d’une élection se construit aussi sur ces gestes apparemment techniques, mais essentiels pour assurer l’équité, la confiance et la sérénité du processus démocratique. La prochaine étape, le début officiel de la campagne le 26 décembre, ouvrira quant à elle la phase publique et politique de cette mobilisation citoyenne.
Patrice ADJAHO