Journée des Droits de l’Enfant : Le CNOS-BEN mise sur le sport pour former les citoyens de demain
Le samedi 27 décembre 2025, l’enceinte de l’Ecole Primaire Publique de Cadjèhoun à Cotonou a vibré au rythme des rires et des encouragements. À l’initiative du Comité National Olympique et Sportif Béninois (CNOS-BEN), une célébration en différé de la Journée Internationale des Droits de l’Enfant (JIDE) y était organisée, rassemblant des pensionnaires de trois centres d’accueil spécialisés : Terres Rouges, Citoyens de Rues Internationales et Maison de l’Espoir.
Pour sa quatrième édition consécutive, cet événement a une nouvelle fois rempli sa mission fondamentale : promouvoir les droits des enfants et leur bien-être par le biais du sport et des valeurs olympiques. L’inclusion des jeunes en situation de vulnérabilité reste au cœur de cette démarche, offrant à ces enfants une journée d’évasion, de partage et de découverte.
Dès le matin, les jeunes participants se sont vu proposer un panel d’activités variées et encadrées. Des ateliers sportifs étaient organisés autour de plusieurs disciplines telles que l’athlétisme, la gymnastique, le karaté, le badminton et la lutte. Ces ateliers n’avaient pas pour objectif la performance, mais bien l’initiation, le plaisir de la pratique et l’apprentissage par le jeu. Des moments d’échange privilégiés avec des athlètes olympiques ont également permis de donner un visage inspirant à ces valeurs de dépassement, de respect et d’amitié.
Le Secrétaire Général du CNOS-BEN, Fernando Hessou, a souligné la portée symbolique et sociale d’une telle initiative. Il a exprimé le souhait que cette célébration dépasse le cadre d’une simple journée annuelle pour insuffler un état d’esprit permanent. « Une telle activité doit se répéter de manière à ce que, dans tous nos foyers, nous célébrions chaque enfant de façon permanente », a-t-il déclaré. Il a également dévoilé une évolution pour les prochaines éditions, visant à renforcer l’identité et le sentiment d’appartenance des groupes. L’idée est d’abandonner les simples codes couleur pour adopter des noms d’équipes porteurs de sens, comme « les Colombes » pour la paix ou « les Écureuils » pour l’agilité et la bravoure.
Les éducateurs présents ont unanimement salué les bienfaits d’une telle journée. Adeline Touessi, éducatrice spécialisée au dortoir des filles de l’ONG Terres Rouges, a plaidé pour la multiplication de ces moments propices au divertissement sain. Hypolite Hounton Oussou, animateur pour Citoyens des Rues International, a quant à lui insisté sur le rôle structurant du jeu dans le développement de l’enfant. « Un peuple a besoin du pain, de l’éducation et du jeu. Le jeu participe à l’équilibre d’un être humain. Pour les enfants que nous gardons, à travers le jeu, ils se débarrassent de la violence et ils apprennent les règles de conduite », a-t-il expliqué, rappelant combien le sport constitue un outil éducatif puissant.
Tout au long de la journée, les enfants ont fait preuve d’une exemplaire discipline et d’un bel esprit de camaraderie, qualités qui n’ont pas échappé aux organisateurs. Fernando Hessou leur a adressé des félicitations chaleureuses, les encourageant à poursuivre sur cette voie. « Bravo les enfants. Continuez à être dociles, à travailler à la maison, à travailler à l’école, pour que vive l’avenir de l’humanité que vous êtes », a-t-il clamé.
Cette quatrième édition de la JIDE s’est ainsi achevée dans une atmosphère de joie et de satisfaction générale. Elle a confirmé la pertinence de l’engagement du CNOS-BEN à utiliser le sport comme un langage universel pour véhiculer des droits fondamentaux, construire la confiance et offrir à chaque enfant, quelle que soit son histoire, une journée pour simplement être un enfant.
Arnaud ACAKPO (COLL)