Les Préfectures : Une rupture architecturale et symbolique

 Les Préfectures : Une rupture architecturale et symbolique

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L’image d’une nation se lit souvent dans le visage de ses institutions. Pendant des décennies, l’administration béninoise, particulièrement dans les chefs-lieux de départements, arborait un visage fatigué : bâtiments décrépits, façades ternies par le temps et les intempéries, et des espaces d’accueil qui respiraient plus la d’échéance que la joie de vivre d’être fréquenter pour les services publics. Entrer dans une préfecture était, pour de nombreux citoyens, une épreuve qui rappelait le délabrement et l’éloignement de l’État.

Aujourd’hui, cette image s’évapore peu à peu renvoyant aux Calendes Grecques le passé colonial du pays. Elle est remplacée par une réalité nouvelle, audacieuse et résolument tournée vers l’avenir. Sous l’impulsion du Président Patrice Talon, un vaste programme de construction et de réhabilitation a doté chaque chef-lieu de préfecture d’un édifice moderne, fonctionnel et symbolique. Ces nouvelles infrastructures ne sont pas de simples bâtiments ; elles sont le symbole tangible d’une administration moderne, efficace et proche du citoyen. Elles incarnent une nouvelle façon de gouverner et de servir.

En effet, le premier choc est visuel. Finis les murs de béton fissurés et les toitures de tôles ondulées datant de l’époque des indépendances. Les nouveaux bâtiments des préfectures, flambants neufs, imposent une rupture architecturale radicale. Leur design allie une esthétique contemporaine, avec des lignes épurées et des volumes géométriques, à des matériaux de qualité qui défient le temps. Les façades, souvent composées de verre et de béton teinté, reflètent la lumière du soleil et semblent irradier une nouvelle énergie.

Ces édifices ne se contentent pas d’être beaux ; ils sont porteurs d’un symbolisme fort. Ils matérialisent la présence et la force de l’État. Leur architecture soignée, qui n’a rien à envier à celle des sièges des grandes entreprises, envoie un message clair : le Bénin prend soin de ses institutions et, par là même, de ses citoyens. Le « cachet important » dont est empreint chaque projet confirme un fait : le Président Patrice Talon a du goût. Il a insufflé dans ce programme une exigence esthétique qui élève l’espace public et démontre que la fonctionnalité peut et doit aller de pair avec la beauté. Ce n’est plus une administration qui se cache, comme un bossu, mais une administration qui se montre, fière, confiante et mieux fréquentable.

Fonctionnalité et amélioration du Service public

Au-delà de la façade, la révolution est interne. Ces nouvelles préfectures ont été pensées pour l’efficacité et l’accueil. L’ère des longs couloirs sombres, des salles d’attente exiguës et des bureaux à peine plus large qu’un nid d’oiseau est révolue. L’agencement intérieur est conçu pour fluidifier le parcours de l’usager. Des espaces d’accueil vastes et climatisés, des guichets clairement identifiés, une signalétique intuitive… tout est mis en œuvre pour que la démarche administrative, souvent vécue comme une corvée, se transforme en une expérience simple et digne.

Pour les agents publics, le changement est tout aussi significatif. Ils disposent désormais d’un cadre de travail propice à la concentration et à la productivité. Des bureaux bien éclairés, des salles de réunion équipées, des espaces de détente… Ces conditions améliorent non seulement le bien-être au travail, mais aussi, in fine, la qualité du service rendu. Un agent qui travaille dans un environnement sain et respecté est naturellement plus enclin à offrir un bon accueil et un travail de qualité. C’est un cercle vertueux qui se met en place : l’État investit dans le cadre de travail, les agents se sentent valorisés, et les citoyens en récoltent les fruits.

Le symbole d’une administration de proximité et moderne

Le choix de doter chaque département de ces infrastructures n’est pas anodin. Il s’agit d’une politique délibérée de décentralisation et de rééquilibrage territorial. En modernisant les chefs-lieux, le gouvernement rappelle que le développement ne se confine pas à Cotonou ou à Porto-Novo. Il s’irradie à travers tout le pays. Chaque citoyen, où qu’il réside, a un droit d’avoir accès à une administration de qualité. Ces préfectures sont donc la matérialisation de l’engagement de l’État envers toutes ses régions, renforçant le sentiment d’appartenance à une nation commune et progressiste. Cette modernité est également technologique. Conçues pour être plus économes en énergie et souvent équipées pour intégrer le numérique, ces bâtiments sont préparés pour les défis du XXIe siècle. Ils sont l’antichambre d’une administration de plus en plus dématérialisée, tout en restant un physiquement rassurant et accessible pour tous.

Un héritage en pierre et en béton

Les nouvelles préfectures du Bénin sont bien plus que de simples bâtiments administratifs. Elles sont les nouveaux temples de la République, ouverts à tous. Elles racontent une histoire : celle d’un Bénin qui se relève, qui investit dans son avenir et qui croit en la dignité de son service public. En offrant aux citoyens un cadre accueillant et aux agents des conditions  décentes de travail, le président Talon a posé les fondations d’une relation renouvelée entre l’État et la population.

Que dire de la cité ministérielle?

Depuis la place de l’Amazone, impossible d’esquiver la splendeur architecturale qui se dresse vis-à-vis du Palais des Congrès de Cotonou. Des bâtiments en cubes faits de verres éclatants et doux bétons se mirent sur du plancher soigneusement posé, offrant une carte postale unique en son genre. Dans ce décor ultramoderne, la nature à sa place avec des fleurs et arbres méticuleusement choisis. Finit l’époque des ministères éparses, mal inspirés où la poussière embrasse à coup de volant. Place à au gain de temps et d’énergie. Bureaux, suites et même les garages conçus aux normes internationales chantent l’espoir d’un pays en plein relooking. Commerce et industrie, Petites et moyennes entreprises ou encore le numérique et de la digitalisation, en passant par le sport, les ministres sont sur la même plateforme. L’usager peut s’offrir des services  »tout en un » sans faire de longues kilomètres. Ces édifices, par leur beauté et leur fonctionnalité, ne sont pas seulement un héritage architectural ; ils sont un héritage politique et social. Ils témoignent d’une vision où la modernité n’est pas un luxe, mais une nécessité pour construire une nation plus juste, plus efficace et plus fière. Ils ont, sans conteste, donné une autre image au chef-lieu de chaque préfecture : celle d’un Bénin en marche, un Bénin qui gagne.

Damien TOLOMISSI

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