Rentrée économique : Le secteur privé s’unit pour l’essor du Bénin
Une onde d’optimisme et de détermination a parcouru Cotonou ce vendredi 6 février 2026. Les acteurs majeurs de l’économie béninoise, réunis pour la Rentrée économique du secteur privé, ont lancé un message sans équivoque : l’heure est à l’unité et à l’audace collective pour accélérer la transformation industrielle du pays. Cet événement solennel, bien plus qu’une cérémonie protocolaire, a marqué le début d’une nouvelle ère de collaboration structurée entre l’État et les forces vives de la nation.
Le ton fut donné d’entrée par la Ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman. Dans un discours inspirant, elle a salué la vitalité des entrepreneurs, ces hommes et femmes qui « font battre le cœur de la nation ». Mais au-delà des louanges, son message était un appel à l’action. Elle a rappelé les réformes ambitieuses du gouvernement pour assainir le climat des affaires et créer des zones industrielles modernes. Cependant, elle a insisté avec force : « Le secteur privé n’est pas un spectateur de notre croissance, il en est la force motrice. » Les réformes publiques, aussi importantes soient elles, ont besoin d’un partenaire privé fort, organisé et audacieux pour porter leurs fruits. Le secteur privé est ainsi érigé en pilier stratégique, en pivot incontournable de toute ambition de développement durable pour le Bénin.
L’un des signes les plus encourageants de cette journée fut la démonstration tangible d’unité. La Ministre a salué la convergence historique entre les Chambres consulaires et les principales organisations patronales. Cette union sacrée, cette volonté de parler d’une seule voix, envoie un signal puissant aux investisseurs locaux et internationaux. Dans un environnement économique régional de plus en plus compétitif, cette cohésion n’est pas un simple vœu pieux, mais une urgence nationale. Un secteur privé structuré et uni est la clé pour porter les ambitions industrielles du pays et négocier collectivement. Cette union apparaît comme le socle indispensable pour construire une économie résiliente.
La vision du Président de la République, « Alafia 2060, un monde de splendeurs », a servi de boussole à l’ensemble des débats. La Ministre l’a présentée comme un « contrat moral avec les générations futures », un appel à transformer le « Made in Benin » en un label d’excellence reconnu sur la scène mondiale. Pour y parvenir, le gouvernement s’est engagé à lever les dernières contraintes pesant sur les entreprises, à faciliter l’accès au financement et à soutenir la montée en gamme des industries locales. En contrepartie, il attend du secteur privé un investissement massif dans le capital humain, dans l’innovation et dans la création de valeur ajoutée localement. Il s’agit d’un pacte de responsabilité partagée pour construire la prospérité.
La richesse de cette Rentrée économique s’est également incarnée dans la qualité des échanges. L’analyse de l’économiste Professeur Albert Honlonkou a planté le décor des défis globaux, appelant à un sursaut collectif. Un panel de haut niveau a ensuite réuni les présidents des chambres consulaires et des organisations patronales pour discuter de l’urgence d’un secteur privé uni. Le moment fut historique lorsque Madjidi Zin, Directeur exécutif de la CONEB, a lu puis fait signer par tous les présidents une Déclaration commune d’engagement collectif. Ce document scelle une alliance stratégique et une feuille de route partagée.

Les travaux se sont poursuivis de manière concrète avec une table ronde sur la structuration de l’écosystème, réunissant des institutions clés comme l’APIEX, l’ADPME et la CCI Bénin. Une communication sur l’accompagnement du secteur privé en 2026 a précisé les outils et les mécanismes disponibles. La cérémonie s’est achevée sur le mot de clôture du Président du Conseil National du Patronat, Eustache Kotingan, qui a réaffirmé au nom de l’ensemble du secteur privé sa détermination à être le fer de lance de cette transformation économique.
Cette Rentrée économique 2026 restera dans les annales comme le moment où le secteur privé béninois, conscient de sa force et de ses responsabilités, a choisi de marcher uni, structuré et audacieux vers l’avenir. L’alliance scellée entre l’État et les entreprises trace la voie d’un Bénin prospère, industriel et maître de son destin économique. Le cap est donné, l’élan est lancé.
Pierre MATCHOUDO