Lutte contre le banditisme à Cotonou : 8 arrestations, un réseau éventré

 Lutte contre le banditisme à Cotonou : 8 arrestations, un réseau éventré

C’est une affaire qui aurait pu gâcher bien des fêtes. Un groupe de cambrioleurs et de voleurs de motos, basé au quartier Yagbé, avait préparé son coup dans une zone d’Akpakpa. Il comptait profiter de la fin d’année pour frapper. Mais le commissariat du 1er arrondissement de Cotonou veillait. Ses agents avaient renforcé leur dispositif de renseignement pour contrer la délinquance de saison.

L’information est remontée à temps. Les forces de l’ordre ont déjoué le projet et mis la main sur plusieurs membres du réseau. Les arrestations se sont déroulées à Agblangandan, à Ekpè, ainsi que dans les 5e et 7e arrondissements de la ville. Au bout du compte, 8 personnes ont été arrêtées. Elles répondent de plusieurs chefs d’accusation, notamment l’association de malfaiteurs, le vol qualifié, la complicité, le recel, ainsi que la détention et la consommation de chanvre indien.

Le cerveau présumé, lui, a réussi à s’échapper. Il est activement recherché. Les fouilles menées après les interpellations ont donné des résultats parlants. Les agents ont mis la main sur des biens déjà volés à des citoyens. Il y a notamment 1 téléviseur LG de 55 pouces, 1 ordinateur portable HP, 1 trottinette et des pièces détachées de motos. Ont aussi été retrouvés 2 crics de voiture. Les enquêteurs pensent que les malfrats s’en servaient pour forcer les fenêtres de leurs victimes. 4 téléphones portables ont été saisis. Ils ont livré des échanges entre les voleurs et des receleurs. Ces conversations ont permis de comprendre qu’au moins 10 motos dérobées ont été envoyées dans un pays voisin pour y être revendues.

Du côté des victimes, plusieurs se sont manifestées à la suite des arrestations. Elles sont venues déposer leurs plaintes pour cambriolage et vol de motos. Pour l’instant, 4 d’entre elles ont été formellement reconnues. Le travail des enquêteurs se poursuit. Ils cherchent à remonter toute la chaîne du réseau et à récupérer les motos parties à l’étranger. L’opération montre une chose. La police du 1er arrondissement de Cotonou a gagné la première manche. Elle a su anticiper et frapper avant que le mauvais coup ne se réalise.

Cette anticipation a probablement épargné des familles et des biens. Les honnêtes citoyens peuvent respirer. Pendant que quelques-uns préparent leurs mauvais coups dans l’ombre, d’autres montent la garde avec patience et courage. La leçon est simple. La ruse ne suffit pas face à la détermination et à la rapidité des forces de l’ordre.

F. AKODODJA

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